[CRITIQUE] Jungle Cruise, de Jaume Collet-Serra

Le pitch : Chercheuse intrépide, la doctoresse Lily Houghton quitte Londres pour explorer la jungle amazonienne à la recherche d’un remède miraculeux. Pour descendre le fleuve, elle engage Frank Wolff, un capitaine roublard aussi douteux que son vieux rafiot délabré. Bien décidée à découvrir l’arbre séculaire dont les extraordinaires pouvoirs de guérison pourraient changer l’avenir de la médecine, Lily se lance dans une quête épique. L’improbable duo va dès lors affronter d’innombrables dangers – sans parler de forces surnaturelles – dissimulés sous la splendeur luxuriante de la forêt tropicale. Alors que les secrets de l’arbre perdu se révèlent peu à peu, les enjeux s’avèrent encore plus grands pour Lily et Frank. Ce n’est pas seulement leur destin qui est en jeu, mais celui de l’humanité tout entière…

Tomorrowland – À la poursuite de demain, Le Manoir hanté et les 999 Fantômes ou encore la saga Pirates des Caraïbes, les Studios Disney s’inspirent d’une autre célèbre attraction de leurs Parcs pour livrer un nouveau film familial avec Jungle Cruise. Inédite en France, cette aventure propose une petite croisière mouvementée au milieu de la jungle et de sa faune, sous la supervision d’un guide/narrateur. Pour son adaptation sur grand écran, Jaume Collet-Serra (Instinct de Survie, Esther…) fait une petite infidélité à Liam Neeson (The Passenger, Night Run, Non-Stop…) pour réaliser cette grande fresque d’aventures, écrite par Michael Green (Blade Runner 2049, Alien: Covenant, Logan…) qui ravira aussi bien les petits que les grands, porté par un duo pour le moins atypique incarné par le booster de franchises musclées aka Dwayne Johnson et la talentueuse Emily Blunt.

À la recherche d’une plante aux pouvoirs curateurs presque magiques, les deux aventuriers (et demi) se lancent dans une expédition de tous les dangers où animaux, autochtones et créatures fantastiques se dresseront sur leurs chemins. Huilé comme une attraction efficace, Jungle Cruise multiplie les rebondissements avec beaucoup d’humour et une tonalité joviale, réussissant à conjuguer les enjeux du films avec une dynamique suffisamment tendue pour maintenir en haleine. Tel un rollercoaster, le film que Jaume Collet-Serra file presque sans fausse note, cochant tous les codes attendus du genre et animent des personnages attachants.
Le héros à gros bras, l’héroïne intrépide qui n’a pas peur de se salir, le side-kick maladroit mais courageux, l’animal de compagnie original… tout y est pour faire de Jungle Cruise une recette efficace, parce que familière et approuvée. D’ailleurs, ce n’est pas l’apparence des vilains du film qui me feront dire le contraire, tant les appels du pied aux Pirates des Caraïbes sont évidents.

Là où on pourrait pointer du doigt une légère paresse créative des studios Disney, je trouve néanmoins que Jungle Cruise permet de passer un bon moment sans forcément faire de la redite. Un peu comme le résumerait la catchphrase thaïlandaise « Same same, but different », le film de Jaume Collet-Serra montre de grandes similitudes avec d’autres productions Disney mais propose tout de même une aventure originale et enthousiasmante, qui donnerait presque envie d’embarquer sur les fleuves amazoniens pour voir de plus près cette jungle incroyable. Les décors et la photographie chaleureuse de Jungle Cruise permettent de s’immerger totalement dans l’ambiance du film, largement animée par les frictions et le choc des cultures entre les personnages, et aussi par la présence en arrière-plan d’une reprise entêtante de la chanson Nothing Else Matters du groupe Metallica.

Au casting justement, nous retrouvons donc Dwayne Johnson, à qui la jungle colle à la peau après les films Bienvenue dans la Jungle, Voyage au Centre de la Terre 2 ou encore les récents Jumanji: Bienvenue dans la Jungle et Next Level. Pour son énième itération de l’aventurier, l’ex-catcheur joue son charisme pour briller, osant même, chose rare, franchir le pas de la romance presque explicite à l’écran, au coté d’une Emily Blunt (Sans Un Bruit 2, Le Retour de Mary Poppins, La Fille du Train…) superbement attachante et pétillante dans son rôle, qui évite les clichés féminins (ou masculinistes, selon le POV) pour porter un rôle plus solide, accessible et cohérent.
Autour d’eux, Jack Whitehall (Good Omens, Royal Corgi…) joue les side-kicks et participe à la bonne aventure du film – notons son personnage ouvertement LGBT+, on aime ! – tandis que Jesse Plemons (Je Veux Juste en Finir, Game Night…) joue les sempiternelles trouble-fêtes germaniques et qu’Édgar Ramirez (The Undoing, Cuban Network…) se fait trop rare. En second couteau, on retrouve aussi Paul Giamatti (NWA: Straight Outta Compton, Bloody Milkshake…) pour le quota de personnages capitalistes comme on les aime.

En conclusion, j’ai passé un excellent moment devant Jungle Cruise. Jaume Collet-Serra livre une aventure bien ficelée, rythmée et truffés de rebondissements, si bien que j’avais quasiment oublié le véritable but des personnages tellement l’ensemble m’a amusé ! C’est exactement ce qu’un bon blockbuster familial et estival doit être. À voir.

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