[SÉRIE TV] Les 7 Vies de Léa : 3 raisons de découvrir cette série française

Le pitch : Léa déteste sa vie… Elle va en vivre 7. Quand elle tombe sur le corps d’Ismaël, un adolescent disparu trente ans plus tôt, Léa retourne en 1991 et se réveille chaque matin dans le corps d’une personne différente. Pourra-t-elle le sauver ?
Adaptation du roman « Les 7 Vies de Léo Belami de Nataël Trapp ».

Créée par Charlotte Sanson
Avec Raïka Hazanavicius, Khalil Ben Gharbia, Théo Fernandez, Mélanie Doutey, Samuel Benchetrit, Marguerite Thiam
Disponible sur Netflix 

1/ C’est une série française, oui, mais une bonne série française (soyons chauvins !)

Après avoir vu la série Les 7 Vies de Léa, j’en ai beaucoup parlé autour de moi et j’ai souvent entendu « ha mais c’est série française, ça m’a freiné ». Ce à quoi je répond « C’est bien dommage » ! Comme si on avait pas quelques bonnes séries françaises – et pas que sur Canal+ – (Dix Pour Cent, Le Bureau des Légendes, Un Village Français, Ainsi Soient-Ils…) et surtout comme si les séries américaines n’étaient que des succès (nope). 

Oui, Les 7 Vies de Léa est une série française, mais c’est aussi une très bonne série portée par une intrigue accrocheuse, et des personnages qui séduiront aussi bien la Gen Z que les Millennials nostalgiques des années 90. Sur fond de cadavre découvert et voyage dans le temps, la série Charlotte Sanson observe un âge charnière autour de la fin du lycée, ce moment où le futur semble aussi possible qu’incertain. Entre une Léa désabusée et ses alter egos du passé qui cherchent à conjuguer avenir et passion musicale, les effluves estivales des 7 Vies de Léa sont imprégnés de doutes, d’amitiés et de passage à l’âge adulte. 
De plus j’ai aimé le fait que la série se passe dans une petite ville, ce qui permet d’échapper à un discours exclusif et romancée. Charlotte Sanson propose un univers accessible et relativement terre-à-terre (si on occulte le voyage dans le temps et un mini-anachronisme qui fait référence au film Forrest Gump sorti en 1994). 

2/ C’est une série française… qui ne se prend pas pour une série américaine

Enfin, le vrai point fort de la série c’est qu’elle propose une histoire prenante et accessible. Mystères, secrets révélés et culpabilité, Les 7 Vies de Léa est différente des séries post-ados qu’on peut voir. Ici, personne n’a de vie glamour ni romanesques avec mille secrets improbables, des scénarii torves de chantages, mensonges, de meurtres ou de drogues en tout genre. De Pretty Little Liars à Yellowjackets, en passant par Gossip Girl, 13 Reasons Why ou encore Riverdale, les séries américaines (et d’autres pays voulant surfer sur la même vibe comme Elite, par exemple) mettant en scène des jeunes en fin de lycée deviennent populaire en apportant une surdose de drama à leurs personnages qui sont censés avoir l’âge de leur cible ou, a minima, un univers accessible. 

Avec son ambiance village de vacances au cœur de la région PACA, campings et vendanges, Les 7 Vies de Léa surprend et conquiert avec sa tonalité à la fois simple mais crédible. Du coup, la série garde le cadre estival voulu, l’aspect fantastique qui va être au centre de l’histoire mais sans cherche à en faire tout un délire surnaturel… pour mieux se concentrer sur les personnages et leurs histoires entremêlées. 

3/ C’est une série française… et un peu spirituelle

De plus, la série propose un point de vue intéressant et holistique sur l’héritage émotionnel, celui qu’on porte issue des choix de vie de nos parents, ce qui donne une dimension encore plus importante au parcours de Léa. Au fur et à mesure que les épisodes avancent et que les réponses émergent, l’histoire cherche également à illustrer l’impact des choix que chaque individu fait dans ou de sa vie, des conséquences et surtout leurs matérialisations physiques ou émotionnelles. Malgré son ton léger, Les 7 Vies de Léa porte également un fardeau émotionnel lourd qui plane sur ses personnages, alors que les vies passées et présentes se répondent à travers les explorations de Léa. Au-delà du simple effet papillon où des actions en 1991 auront des répercussions dans le présent de Léa, la série raconte les créations et les conséquences de traumas si profondément gravés dans l’être, qu’ils s’héritent ou se transmettent au passage d’une vie suivante, en l’occurence, celle de Léa – et potentiellement, celle de sa meilleure amie Romane.

Petite explication en spoilers ci-dessous :
[SPOILER] En effet, le fait que Léa soit aussi démotivée et désintéressée par son avenir, au début de la série, vient finalement du fait qu’elle n’aurait pas dû naître. Ses parents se sont mis ensemble pour protéger leur secret, qui s’avère finalement être une culpabilité mal placée puisqu’ils se pensaient responsables de la mort d’Ismaël. Du coup, la mère n’ira jamais étudier la musique, son père ne fera jamais son coming-out : ils se mettront ensemble pour sauver les apparences et la naissance de Léa pourrait bien être la représentation même de leurs tristesses et de leurs regrets communs. Porteuse de leurs culpabilités et de leurs douleurs sans le savoir, Léa n’arrive pas à se projeter vers l’avenir et quand elle découvrira la vérité, à savoir la source de son mal de vivre, elle laissera volontiers sa place à Ismaël pour lui donner une chance, mais aussi pour mettre à ses parents de vivre la vie qu’ils auraient dû avoir. [/SPOILER] 

Si ce n’est pas déjà fait, ajoutez Les 7 Vies de Léa dans vos listes Netflix. La série a un excellent potentiel, porté par un casting plutot sympathique, bien que parfois maladroit, et surtout – Netflix étant Netflix – une porte ouverte vers une suite (ce qui, je pense, serait dommage). À voir. 

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