Top 2020 : Le meilleur de l’année

Je dis souvent que les années passent et ne se ressemblent pas. Cela aura rarement été aussi vrai que pour 2020. Il y a eu quasiment 6 mois de fermeture des salles et de nombreux films attendus cette année ont été reportés à des dates indéterminées. Du coup, il n’y a pas eu grand chose à se mettre sous la dent, et je ne parle pas uniquement des blockbusters. Mais malgré tout, sur la petite cinquantaine de films que j’ai réussi à voir cette année, il y a eu de bonnes surprises.

[CRITIQUE] Soul, Pete Docter et Kemp Powers (podcast)

Passionné de jazz et professeur de musique dans un collège, Joe Gardner a enfin l’opportunité de réaliser son rêve : jouer dans le meilleur club de jazz de New York. Mais un malencontreux faux pas le précipite dans le « Grand Avant » – un endroit fantastique où les nouvelles âmes acquièrent leur personnalité, leur caractère et leur spécificité avant d’être envoyées sur Terre. Bien décidé à retrouver sa vie, Joe fait équipe avec 22, une âme espiègle et pleine d’esprit, qui n’a jamais saisi l’intérêt de vivre une vie humaine. En essayant désespérément de montrer à 22 à quel point l’existence est formidable, Joe pourrait bien découvrir les réponses aux questions les plus importantes sur le sens de la vie.
Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020.

Réalisé par Pete Docter et Kemp Powers
Disponible sur Disney+ depuis le 25 décembre 2020
Avec les voix originales de Jamie Foxx, Tina Fey, Daveed Diggs…

[CRITIQUE] Drunk, de Thomas Vinterberg

Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.

Réalisé par Thomas Vinterberg
En salles le 14 octobre 2020
Avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe…

[COUP DE CŒUR] Queen & Slim, de Melina Matsoukas

En Ohio à la suite d’un rendez-vous amoureux, deux jeunes afro-américains qui se rencontrent pour la première fois, sont arrêtés pour une infraction mineure au Code de la route. La situation dégénère, de manière aussi soudaine que tragiquement banale, quand le jeune homme abat en position de légitime défense le policier blanc qui les a arrêtés. Sur la route, ces deux fugitifs malgré eux vont apprendre à se découvrir l’un l’autre dans des circonstances si extrêmes et désespérées que va naître un amour sincère et puissant révélant le coeur de l’humanité qu’ils partagent et qui va changer le reste de leurs vies.

[CRITIQUE] Portrait de la Jeune Fille en Feu, de Céline Sciamma (Sortie DVD)

1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde.

Réalisé par Céline Sciamma
Disponible en Blu-ray et DVD le 18 février
Avec Noémie Merlant, Adèle Haenel, Luàna Bajrami…
Bonus : Commentaire audio par Céline Sciamma, avec la participation d’Adèle Haenel, Noémie Merlant et Claire Mathon (image) (120min) • Rencontre avec la peintre Hélène Delmaire (12min) • Séquences de peinture filmées (33min)

[CRITIQUE] Jojo Rabbit, de Taika Waititi

Jeu de satire mignon et savoureux, Jojo Rabbit est porté par une douce irrévérence tragi-comique qui anime un récit chargé par une mémoire historique bien réelle. Taika Waititi revisite la jeunesse nazie à travers une fable haute en couleurs, suivant les déboires d’un jeune garçon à l’aube de ses premiers émois. Si le film fait sourire autant qu’il bouleverse, j’attendais néanmoins un objet bien plus piquant et anti-conformiste. Jojo Rabbit se planque un dans un enrobage un poil trop sage, comme si Taika Waititi avait muselé son film pour en faire une œuvre passe-partout, comme un petit bonbon tendre appréciable unanimement. Ceci étant dit, le casting et surtout Roman Griffin Davis, est absolument génial.

[CRITIQUE] Last Christmas, de Paul Feig

Sortez vos bouillottes et autres chocolats ou vins chauds : la saison des films de Noël est arrivée au cinéma. Last Christmas est une romance mignonne et chaleureuse, dans laquelle une rencontre va permettre à des personnages en suspens de retrouver un sens à leur existence. Entre meet cute et bons sentiments, le film de Paul Feig se pelotonne dans la guimauve sucrée et faussement british, quitte à décevoir ceux qui – comme moi – espéraient retrouver l’humour auquel le réalisateur nous avait habitué.