Love Actually, de Richard Curtis : LE film de Noël

Le pitch : Le destin de plusieurs personnes : une rock-star has-been sur le retour et son manager ; un couple récemment marié et leur ami qui ne semble pas beaucoup apprécier la mariée ; un écrivain qui vient d’être trompé par sa petite amie et qui fait la rencontre de son employée de maison portugaise ; un autre couple et la secrétaire du mari ; le Premier ministre et sa jeune collaboratrice ; un enfant, amoureux d’une jeune fille de son école et son beau-père, veuf, qui lui donne des conseils ; une employée tiraillée entre son frère autiste et l’amour qu’elle ressent pour un collègue ; un jeune à la conquête de l’Amérique pour trouver des filles et des comédiens sur fond de Noël : c’est une histoire d’amour, de sentiments et d’humour.

Chez moi, les films de Noël n’ont jamais été une tradition et la filmographie de Macaulay Culkin, par la même occasion, sont un mystère complet pour moi.
Coté romance, il a fallu me faire chanter pour regarder une fois Titanic, tandis que je ne me suis jamais approchée de films tels que The Notebook ou PS I Love You… Les love story au trop-plein de guimauve ont tendance à me laisser de marbre.
Il n’y a qu’un exception à tout cela : Love Actually.

Peut-être parce que le film de Richard Curtis (Good Morning England, Il Était Temps…) parle d’amour sous toutes ces formes et pour tous les âges, peut-être parce que c’est grâce à l’humour so british… Love Actually a la capacité de me faire rire et de m’émouvoir du début à la fin, malgré l’avalanche de guimauve qui suinte par tous les cotés. Du couple plan-plan avec le mari sur le point de faire une bêtise aux prémices d’un conte de fées entre le Premier Ministre et une Cendrillon des temps modernes, en passant par les premiers émois de préados, les affres de la friendzone, une rock-star égoïste, les rencontres du hasard dans un décor de films érotiques ou le cœur brisé d’un homme solitaire… Richard Curtis cumule une dizaine de storylines efficaces, dans un film aux destins croisés et magnifié par la période de Noël. Quoi de plus fédérateur que la famille, l’amour, l’amitié et surtout l’espoir, autant de thèmes qui vont de pair avec une période connue pour sa magie, entre le charme d’une Londres décorée et autres romances tourmentées.

La force de Love Actually c’est de livrer des histoires hyper accessibles : certaines vont simplement embellir le quotidien, d’autres vont flirter avec le conte de fées, mais dans tous les cas, Richard Curtis fait mouche et touche en plein cœur, à travers un scénario pétillant, plein d’humour british et de justesse. Malgré ses intrigues multiples, chaque fil est exploré habilement, notamment parce que les personnages sont finalement tous reliés entre eux, mais aussi parce que le film reste suffisamment en surface pour ne faire ressortir que le bon coté de ses histoires. Entre magie, espoirs et romances, Love Actually fait du bien et synthétise tout ce que peut représenter cette période qui, avouons-le, qu’on célèbre Noël ou pas, a cette capacité à arrêter le temps juste pour quelques instants et d’ouvrir une brèche infime où tous les rêves possibles, que l’on soit seul ou entouré. Richard Curtis parle à l’enfant naïf qui sommeille en nous pour titiller le cœur tendre de son public, même si ce dernier a pourtant passé l’âge de croire au Père Noël, pour la simple et bonne raison que malgré nos différences et le fait que nous soyons sept milliards sur Terre… tous avons tous le même et unique rêve.

De toutes façons, comment résister ? Si la danse de David (Hugh Grant) ne vous fait pas rire, si la détresse de Karen (Emma Thompson) ou les sacrifices de Sarah (Laura Linney) ne vous ébranlent pas, si vous n’êtes pas emballé par le show final de Sam (Thomas Sangster) sur la chanson culte « All I Want For Christmas Is You », si la déclaration d’amour en silence de Mark (Andrew Lincoln) ne vous touche pas, si la curiosité de la rencontre de Jack (Martin Freeman) et Judy (Joanna Page) ne vous fait pas sourire… alors le final tout en émotions sur fond de retrouvailles doit vous faire un petit effet.
Ou alors c’est que vous êtes mort à l’intérieur, voilà.

Un autre atout indéniable de Love Actually, qui d’ailleurs ne fait qu’accroître avec le temps, c’est son casting : acteurs déjà connus et/ou qui ont pris de la notoriété depuis la sortie du film il y a bientôt quinze ans, c’est toujours étonnant et touchant de les revoir… surtout quand certains ont disparu depuis, comme le regretté et talentueux Alan Rickamn (Harry Potter…), ou quand d’autres ont bien grandi comme le jeune Thomas Sangster (Le Labyrinthe 1, sa suite La Terre Brûlée, et évidemment Game Of Thrones…). C’est aussi drôle de redécouvrir Andrew Lincoln dans un de ses premiers grands rôles bien loin de son alter ego américain Rick de The Walking Dead, ou encore Keira Knightley avant qu’elle devienne une Pirate des Caraïbes, ou un Chiwetel Ejiofor à des années lumières de Doctor Strange. D’autres passaient presque inaperçus au cinéma à l’époque comme January Jones (X-Men First Class…) ou encore Martin Freeman (Le Hobbit…), tandis que le film s’offrait des guests stars de choix avec notamment Rowan Atkinson (Mr Bean…), Billy Bob Thornton ou encore Denise Richards et Claudia Schiffer…

Mais Love Actually c’est surtout ses énormes têtes d’affiche : Hugh Grant (Agents Très Spéciaux, Cloud Atlas…), Colin Firth (Kingman : Services Secrets et Le Cercle d’Or…), Emma Thompson (La Belle et la Bête, Bridget Jones Baby…) et Bill Nighy (Pride, Indian Palace – Suite Royale…), pour commencer (et évidement Alan Rickman mais j’en ai parlé plus haut), formaient déjà un ensemble alléchant pour ce film, auquel s’ajoute Laura Linney (Nocturnal Animals…) avant The Big C et Liam Neeson (Quelques Minutes Après Minuit…), avant qu’il ne soit trop « pris » (ou « Taken » en anglais… mouahahaha !).

En conclusion, Love Actually semble avoir tout de la recette facile pour comédie romantique de Noël et pourtant, le film de Richard Curtis a ce petit quelque chose en plus que beaucoup ont tenté de copier dans d’autres films choraux autour de Noël, de la Saint-Sylvestre ou encore autour de la Saint-Valentin, mais sans succès. Love Actually reste le feel good movie idéal pour s’émouvoir, rire et rêvasser pendant les fêtes… ou n’importe quand d’ailleurs !

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