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Les films cultes expliqués à la Gen Z – Part 2

Temps de lecture : 22 mn

(ou comment certains films ont littéralement changé les règles du jeu)

Dans la première partie, on parlait de films qui ont posé les bases. Mais il y a aussi ceux qui ont fait encore pire (ou mieux, selon votre point de vue / humeur) : ils ont cassé les codes en plein milieu du match.
Car oui, petit rappel : pourquoi ces films peuvent sembler « moins impressionnants » aujourd’hui. Voici trois raisons principales expliquent le décalage générationnel :

  1. Le public est désensibilisé : Les spectateurs actuels ont vu des décennies de films plus violents, plus rapides et plus explicites.
  2. Les effets spéciaux ont évolué : Les animatroniques ou maquillages des années 70-80 peuvent paraître artisanaux face aux CGI actuels.
  3. Le cinéma moderne recycle ces idées : Les concepts introduits par ces films sont devenus des codes standard du genre.

Autrement dit : ce qui semblait révolutionnaire pour nos (grands) parents paraît aujourd’hui presque banal… parce que tout le monde l’a repris depuis. Plot twist, structure, narration, mise en scène, conscience méta : certains films n’ont pas juste marqué leur époque, ils ont forcé le cinéma à évoluer. Petit tour de piste avec quelques exemples choisis :

Psychose (1960) : Tuer son héroïne en plein film, l’art du twist qui change tout

Aujourd’hui, la scène de la douche est connue de tout le monde, qu’on ait vu le film ou non. Parodiée, copiée, remixée, saluée… l’image est entrée dans la pop culture aujourd’hui.
Mais en 1960 ? Psychose est un choc monumental car Alfred Hitchcock fait un truc impensable : d’abord, il filme une scène intime, le nu n’est pas montré mais il est suggéré… c’est déjà un énorme tabou. Ensuite, pire, il tue son personnage principal en plein film, de manière brutale, inattendue et sans préparation. Cette jeune femme qu’on pensait suivre tout au long du film disparait de l’histoire et l’intrigue s’articule autour d’un personnage trouble.

Résultat : le spectateur perd tous ses repères. Si elle meurt… alors plus personne n’est en sécurité, pas même celui qui semble être le héros du film.

C’est la naissance d’un nouveau rapport au suspense biiiiieeeen avant Game of Thrones : le film peut te trahir à tout moment !

L’héritage moderne de Psychose : le twist qui retourne le cerveau, le tueur humain banal et dérangeant, le spectateur se fait manipuler et la structure narrative peut changer en cours de route :

  • Le Sixième Sens : le film nous fait croire à une réalité puis arrache le tapis sous nos pieds : la révélation finale rend la deuxième lecture du film complètement différente
  • Fight Club : double identité, personnage instable, complot ou paranoïa… comme chez Norman Bates, le danger vient de l’intérieur et la révélation finale laisse sur le cul
  • Shutter Island : perception altérée, réalité incertaine, plot twist incroyable et une fin qui fait toujours débat (plus que la toupie dans Inception)
  • Gone Girl : le culte des apparences et l’image du couple tranquille et tout vole en éclat au beau milieu du film
  • Barbarian : de son choix de casting à sa narration non linéaire, Barbarian met le spectateur dans l’incertitude des les premières minutes, avant de s’enfoncer dans les méandres de la noirceur humaine où chaque détour cache un nouveau twist. Peut-être trop ?

En bref, si aujourd’hui tu attends un twist dans un film, c’est parce que Psychose a appris au cinéma à mentir à son public.

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L’Exorciste (1973) : Quand la religion devient le danger

Encore aujourd’hui, L’Exorciste fait débat parmi les aficionados de frissons : d’un côté ceux qui le considèrent comme un monument de l’horreur, de l’autre ceux qui le trouvent trop lent et plus vraiment effrayant. Encore une fois, il faut replacer le film dans le contexte de son époque.
À sa sortie, des spectateurs s’évanouissaient dans les salles. Du presque jamais vu. Aujourd’hui encore, certains films provoquent ce genre de réactions, mais il faut aller beaucoup plus loin dans l’horreur graphique, comme avec Irréversible de Gaspar Noé ou encore Grave de Julia Ducournau. En 1973, le public était bien plus fragile prude et beaucoup moins habitué aux images choquantes.

William Friedkin aborde en plus des sujets ultra tabous comme la religion et la possession avec un réalisme glaçant. Une enfant possédée qui tient des propos vulgaires et sexuels, des scènes graphiques pour l’époque, et surtout un profond sentiment d’injustice : contrairement aux victimes des films d’horreur classiques, Regan n’a rien fait pour « mériter » ce qui lui arrive.

Le film ne cherche pas à divertir. Il rend l’horreur intime, réaliste et inévitable.
C’est ça qui a traumatisé toute une génération.

L’héritage moderne de L’Exorciste : au-dela du film d’horreur religieux, on est sur une ambiance crédible et réaliste où le mal s’invite dans une famille normale (et pas dans un chateau en ruine au milieu de la pampa) et met l’accent sur la possession. Le vrai tournant : les scènes d’exorcisme, évidement !

  • Conjuring : on se base sur des faits réels (a priori), l’inexpliqué et le paranormal dans une famille toute mignonne
  • Hérédité : malaise profond qui augmente tout au long du film, tandis que la frontière entre les victimes et les coupables se floute
  • L’Exorcisme d’Emily Rose : digne descendant de Friedkin, ici on oppose la science vs la religion avant de livrer une scène d’exorcisme powerful
  • Saint Maud : là encore la religion mène à une autre forme de possession. Entre obsession et fragilité mentale, on est dans le malaise permanent, jusqu’à une image subliminale qui change tout

En bref, si aujourd’hui les films de possession cherchent encore à te convaincre que « c’est peut-être réel », c’est parce que L’Exorciste a été le premier à te faire douter.

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La Nuit des Morts-Vivants (1968) : Le zombie moderne est né

Avant ce film, les zombies n’avaient rien à voir avec ce qu’on connaît aujourd’hui. En fait, le terme zombie était plutôt méconnu et appartenait essentiellement au folklore haïtien et vaudou. Le concept est très différent : ce ne sont pas vraiment des morts-vivants cannibales, mais plutôt des humains privés de leur volonté, contrôlés par un maître.
Débarque George A. Romero qui change tout avec un film : La Nuit des Morts-Vivants. Des morts qui marchent, qui mangent les vivants, la contagion qui se répand et toute une société qui s’effondre dans l’obscurité, la peur et le chaos.
Et surtout : une critique sociale en arrière-plan. Le sachiez-tu ? Romero aurait imaginé le film en voyant les gens s’abrutir devant leurs télés à l’époque (la télé étant une véritable révolution à l’époque). Des gens décérébrés, hypnotisé par la lumière, dénué de toutes volontés sauf pur répondre à des besoins primaires dont celui de se nourrir.
Hier, le zombie était un esclave, aujourd’hui c’est une menace collective.

Les zombies ne sont pas seulement des monstres. Ils sont le symptôme d’un monde qui s’effondre.

L’héritage de La Nuit des Morts-Vivants : au-delà des zombies, c’est surtout les sociétés qui s’effondrent, la survie dans un monde post-apocalyptique, le retour à l’état sauvage et la critique sociale en toile de fond (société de consommation, politique, etc…). La survie est collective mais la menace aussi, le superficiel n’est plus et on se demande presque si les zombies sont le véritable problème —> c’est une métaphore (un symbole… *wink wink hors sujet*) :

  • 28 Jours Plus Tard : Danny Boyle en a marre de voir les zombies trainer la patte, donc il les fait courir, dans une mise en scène qui fait écho au chaos ambiant
  • World War Z : là aussi ça va vite, le film laisse à peine le temps de souffler que ça s’agit partout, le chaos est à l’échelle mondiale
  • Dernier Train Pour Busan : l’effet huis clos rend claustro et parano, mais le film s’élève en proposant des personnages attachants qui se dévoilent entre deux attaques
  • The Last Girl – Celle qui a tous les dons : Les maladies évoluent, pourquoi pas les zombies ? Ici l’infection est contrôlée, c’est peut-être même le point de départ d’une nouvelle ère
  • The Walking Dead : bon ok c’est de la télé et le point de départ rappelle 28 jours plus tard, mais les 3 premières saisons étaient incroyables et la suite montre bien que l’humain reste la véritable menace pour lui-même

En bref, si aujourd’hui les zombies sont partout, c’est parce que La Nuit des Morts-Vivants n’a pas inventé un monstre… mais une manière de parler du monde.

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Alien (1979) : Le danger est dedans mais dehors c’est pire

Évidemment, mon film favori de tous les temps fait partie des films précurseurs qui inspirent encore le cinéma d’aujourd’hui. Sur le papier, c’est de la science-fiction. En réalité ? C’est un pur film d’horreur.
Avec Alien, Ridley Scott prend les codes du slasher et de l’horreur et transpose le tout dans l’espace, les isolant du monde réel pour mieux amplifier l’angoisse. Dans un huis-clos où la fuite est impossible, l’équipage du Nostromo se retrouve coincé avec une créature inconnue et hostile, tandis que la traque ne cesse de changer de camp tout au long du film.

Mais ce qui marque surtout, c’est sa mise en scène lente, oppressante et organique. La menace est implacable et inéluctable, en même temps fascinante car elle ne ressemble à rien d’autre.

Et surtout, ça donne naissance à une figure mythique : Ripley, une des premières vraies « final girl » badass du cinéma.

L’héritage moderne d’Alien : le suspens avec cette menace presque invisible, inconnue et incompréhensible, la tension qui se mesure à l’attente, le huis clos étouffant et les personnages qui tombent comme des dominos, le piège en plein milieu du vide (pas d’issue) :

  • Sunshine : un groupe isolée dans l’espace, une mission détournée et une ambiance de fin du monde qui flirte avec l’horreur… ce qui est paradoxal avec l’origine de leurs missions d’ailleurs (sauver le soleil, sauver la terre)
  • Life – Origine Inconnue : une équipe scientifique dans l’espace, une créature inconnue, l’escalade et le carnage… Oui, c’est tout comme Alien, en mode 2.0 (sauf que la créature est moins belle)
  • Underwater : une équipe scientifique au fin fond de l’océan, une créature inconnue, l’escalade et le carnage… Oui, c’est tout comme Alien, en mode aquatique
  • Annihilation : ici, c’est plus conceptuel, certes mais on garde le phénomène inexpliqué, le danger et la peur de ce qu’on ne connait pas
  • The Thing : Bon ok c’est sorti 3 ans après, mais l’équipe scientifique isolée dans la pampa glacière, une créature indicible et le combo paranoïa/survie… on est pas loin quand même. Et les huskys.

En bref, si aujourd’hui un monstre dans un vaisseau (et/ou autre lieu improbable et reculé de toute trace de (sur)vie humaine possible) te semble classique, c’est parce que Alien a transformé la science-fiction en terrain de chasse.

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Le Projet Blair Witch (1999) : Le jour où le cinéma est devenu « réel »

Il fut une époque où les films en found footage pullulaient en masse sur le grand écran.
Mais en 1999 ? C’était presque inédit. Un des rares souvenirs mémorables avant Le Projet Blair Witch devait être Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato (1981). De la même manière, les réalisateurs Eduardo Sanchez et Daniel Myrick vendent le film comme réel, comme si on avait retrouvé de véritables enregistrements de personnes disparues. À l’image, on y croit : pas d’effets spéciaux visibles, pas de mise en scène classique… Juste 3 pelos qui chassent de la sorcière en forêt, avec pour seules armes des sac à dos, des loupiotes et une caméra. Le génie du film, c’est qu’on ne voit quasiment rien. D’ailleurs, la première fois que j’ai vu le film, je n’ai pas compris l’intérêt… Aujourd’hui, je considère Le Projet Blair Witch comme un des meilleurs films d’horreur de sa génération tant l’intrigue parvient à mettre en place une véritable angoisse psychologique en suivant ses personnages s’enliser dans la paranoïa et la psychose. D’ailleurs, pour la petite histoire, les acteurs étaient véritablement livrés à eux-même et les réalisateurs les tourmentaient la nuit à leur insu. La mascarade a si bien marché que les parents des acteurs recevaient des messages de condoléances.

C’est la preuve ultime que l’imagination fait toujours plus peur que l’image.

L’héritage moderne du Projet Blair Witch : le cinéma cheap et sa suite 😂 Plus sérieusement, on casse les codes. Fini la mise en scène bien cadré et compréhensible, place à l’illusion de l’amateurisme pour donner d’images retrouvées donc réelles. Le spectateur est au premier plan, immersion totale même si c’est mal filmé, que la source de peur est hors-champs ou flou : l’imaginaire et les cris font le reste. C’est facile à faire, pas cher et ça peut payer !

  • Paranormal Activity, duh : au lieu du chaos, ici la caméra surveille et reste fixe, souvent il se passe rien, parfois un rideau bouge et la femme a des insomnies violents. Effets minimes, suggestions maximales. L’anticipation fait tout le travail.
  • REC : les espagnols ne plaisantent pas avec les films d’horreur, l’immersion avec le caméra épaule, la sensation de l’action qui se déroule en direct alors qu’on suit une journaliste, le chaos ambiant, les hurlements et les accents gore… REC prend par le col et ne relâche jamais la pression
  • Cloverfield : caméra amateur mais effet blockbuster (merci JJ Abrams), on retrouve la sensation d’assister au truc en direct, même si les personnages ne font que prendre des décisions stupides. On voit quasiment rien, mais ça a marché
  • Host : sorti en catimini pendant le Covid, ici le found footage devient 2.0 car tout se passe lors d’un appel video, via écran d’ordinateur interposé. le huis clos circa quarantaine accentue le réalisme, on a l’impression de participer à l’appel aussi et quelques effets prennent par surprise (notamment le coup du filtre !)

En bref, si aujourd’hui une caméra tremblante te semble banale, c’est parce que Le Projet Blair Witch a prouvé qu’on pouvait faire peur avec presque rien (bon malheureusement pour quelques bons films en found footage, on a le triple de navets).

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Scream (1996) : Le slasher devient meta et se réinvente à travers les clichés

À la fin des années 90, le slasher est mort. Le cinéma d’horreur tourne en rond, recycle les mêmes tropes usés et les mêmes tueurs masqués prévisibles. Puis Wes Craven revient, accompagné du scénariste Kevin Williamson, et décide de tout chambouler.
En bon maître de l’horreur, Wes Craven s’amuse avec les codes du genre en remettant le whodunnit au goût du jour à travers une bande d’adolescents (sur le papier, hin 😌) et un tueur masqué à l’ancienne. Inspiré en partie du massacre de Gainesville, Scream se nourrit aussi des accusations de l’époque affirmant que le cinéma d’horreur rend les gens violents.
Le génie du film, c’est qu’il est totalement ancré dans son époque : les personnages connaissent les règles des films d’horreur et les commentent, là où les slashers précédents semblaient évoluer dans un univers où le cinéma de genre n’existait pas. Et pourtant, malgré des personnages plus lucides et aguerris, ils tombent comme des mouches.
Jusqu’à un dernier acte devenu culte, qui joue la carte du plot twist en révélant que la menace évoluait au milieu des victimes depuis le début. Et quand on revoit le film aujourd’hui, on réalise que c’était aussi discret qu’un nez au milieu de la figure. C’est méta, drôle, flippant et surtout très malin.

Scream ne réinvente pas le slasher : il le démonte pour mieux le reconstruire.

À l’approche des années 2000, le public ne veut plus seulement avoir peur : il veut voir ce qui se passe. Il n’est plus question de suggérer, mais d’en montrer toujours plus. Et si le genre ne fait plus totalement peur… alors autant commencer à jouer avec lui : « What’s your favorite scary movie? »

L’héritage moderne de Scream : plus de surprise, plus d’excuse (ou presque) pour être surpris par la tournure des événements, le slasher meta connait ses codes… et s’en amuse avec le spectateur. L’humour noir devient un ingrédient clé, prenant le pas sur le frisson, même si le sanglant reste aux premières loges (la tension, un peu moins) :

  • La Cabane Dans les Bois : le slasher passe au microscope, il devient organisé, assumés et contrôlé, en s’amusant des clichés et des références
  • Happy Birthdead : la boucle temporelle assoit le caractère méta, le caractère prévisible devient source d’humour noir mais on ne perd jamais les codes du slasher (avec un tueur masqué en prime)
  • Freaky : tel un Buffy à l’envers, le film inverse les rôles. Le tueur et la victime échangent leurs corps, on joue cette fois avec les apparences. C’est drôle, c’est sanglant et, au passage, ça souligne le fait que l’habit ne fait toujours pas le moine
  • Bodies Bodies Bodies : virage GenZ à travers des personnages ultra connectés, ultra conscients des codes… mais sont eux-mêmes des clichés générationnels qui se font avoir à leur propre piège !
  • Scary Movie : l’horreur est mort, vive l’horreur ! Les frères Wayans s’engouffrent dans le virage meta et utilise les codes de l’horreur au service de la comédie en mettant en évidence tous les tropes les plus éculés du genre. Le sachiez-tu ? Scary Movie était censé être le titre original de Scream ^^

En bref, si aujourd’hui les films d’horreur te parlent de leurs propres règles, c’est parce que Scream a appris au genre à se regarder dans le miroir.

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Aujourd’hui, on regarde Psychose, Alien ou Scream après des décennies de films inspirés par eux. Forcément, l’effet de surprise n’est plus le même. Mais si leurs idées paraissent désormais « classiques », c’est justement parce qu’ils ont tellement marqué le cinéma qu’elles sont devenues la norme.

Et dans quelques décennies, ce sera sûrement la même chose avec les films d’aujourd’hui. Les générations futures regarderont peut-être Sinners, The Substance ou encore Wedding Nightmare en soufflant du nez : « Pfff… on a déjà vu ça mille fois. »

Sans réaliser que si ça leur semble si familier… c’est précisément parce que ces films ont changé les règles du jeu. À bon entendeur…

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