
Parfois, le problème ne vient pas du film, mais de ce qu’Hollywood imagine avant même qu’il ne sorte. Têtes d’affiche cinq étoiles, six films déjà annoncés, spin-offs, crossovers… Certains studios très sûrs d’eux ont vendu leur franchise avant même de savoir si le premier volet méritait une suite. Et quand le public n’a pas suivi, tous ces beaux plans se sont écroulés comme un château de cartes. Voici quelques exemples de démarrage de franchises qui ont eu les yeux plus gros que le ventre…
Les studios qui ont vu beaucoup trop grand
Le Dark Universe d’Universal Pictures (2017 – 2017)
Annoncé en grande pompe, le Dark Universe se présentait comme un projet de franchise fantastique, qui devait mettre en scène les personnages de la célèbre série de films d’horreurs du studio, Universal Monsters (1923 – 1960). Les studios sortent l’artillerie lourde : parmi les réalisateurs, on nous annonce Christopher McQuarrie, Bill Condon ou encore Alex Kurtzman avec des projets de films déjà définis, Danny Elfman en compositeur officiel, tandis qu’au casting (pré #metoo) : Javier Bardem (Frankenstein), Tom Cruise (La Momie) et Johnny Depp (L’Homme Invisible) sont réunis autour de Russell Crowe (Dr Jekyll) et Sofia Boutella (re La Momie) – et on parle même de faire rentrer Dracula Untold comme point de départ officiel si tout va bien. On salive tous, l’idée du Prodigium est alléchante et ça change des super-héros toutes cette noirceur. Dans la foulée, le film La Momie d’Alex Kurtzmann débarque en salle et… hm… voilà. Il faut dire que proposer une nouvelle version de La Momie, c’est passé après les films avec Brendan Fraser et Rachel Weisz (d’ailleurs, la récente adaptation, Le Réveil de la Momie, prouve à nouveau la difficulté de cet exercice), mais le film étant trop centré sur Tom Cruise en action man et trop éloigné du matériaux d’origine, La Momie fait un flop. Rapidement, Universal déprogramme des fims de son planning ou en sort quelques-uns sans les rattacher au projet initial (comme Wolf Man) et puis… plus rien.
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Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, de Guy Ritchie (2017)
Le sachiez-tu ? Ce film était initialement pensé comme le premier volet d’une saga de six film ! Et oui, rien que ça ! Et pourtant, quand le british Guy Ritchie revisite la légende mythique avec Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, entre mythologie, fantasy et gros bras, le public n’est pas du tout au rendez-vous. Et pour ma part, j’ai trouvé ça bien dommage, car j’aime beaucoup le style original du réalisateur de Snatch, RocknRolla ou encore Arnaques, Crimes et Botaniques. Mais depuis qu’il s’est fait un nom sur le sol américain, notamment avec Sherlock Holmes, je trouve ses films trop sages et conventionnels. Avec Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, j’ai retrouvé la gouaille, l’esbroufe et le coté irrévérencieux du réalisateur, avec ses scènes découpées mêlées à une ambition blockbusterienne à l’américaine, ainsi qu’une bande-originale plutôt cool et une direction artistique puisant vers la dark fantasy. Mais voilà, la sauce n’a pas pris : écrabouillage aux box-office, incompréhension critique… et le projet est tombé aux oubliettes ! Depuis Guy Ritchie est retourné à des projets plus sages comme Aladdin, Un Homme en Colère ou le passé inaperçu Ministère de la Sale Guerre.
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Power Rangers, de Dean Israelite (2017)
Ah, les Power Rangers… Si les plus anciens se souviennent des Biomans (Biomen ?), toute une génération de Millennials, moi comprise, a grandi devant les aventures de Jason, Kimberly, Billy et compagnie, leurs monstres en costumes ridicules, leurs combats acrobatiques et leurs Megazords faits avec des effets spéciaux… hmmm… de l’époque. Alors forcément, quand Lionsgate annonce un reboot plus mature, pensé comme le premier volet d’une saga de six films et d’un univers partagé façon MCU, la curiosité est au rendez-vous. En réalité, Power Rangers est loin d’être le désastre souvent décrit. Le film a de l’ambition, de l’humour et prend le temps de développer des personnages qu’on ne résume plus à la couleur de leur costume. Son approche plus « young adult » modernise intelligemment la licence. Le problème, c’est qu’à vouloir rendre l’adaptation plus sérieuse, le film reste coincé entre deux publics : trop sage pour séduire les amateurs de blockbusters de super-héros, pas assez fidèle au kitsch assumé qui faisait le charme de la série. Malgré une scène post-générique annonçant l’arrivée de Tommy Oliver, les recettes n’ont jamais permis de concrétiser les cinq suites prévues.
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D’après vous, lequel de ces films auraient mérité une suite ?

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