Comédie, Drame

[COUP DE CŒUR] Nous Trois ou Rien, de Kheiron

À la sortie du film (et après une belle standing ovation pour Kheiron et Leila Bekhti), on m'a demandé de décrire ce film en trois adjectifs. Encore à chaud et sous l'émotion, j'en ai donné plein. Aujourd'hui, pour décrire le film Nous Trois ou Rien de Kheiron, je dirais juste un mot : formidable. Ce film est formidable et les raisons sont multiples. Drôle, touchant et vrai, Nous Trois Ou Rien est un bel hommage qu'offre Kheiron à ses parents et un véritable cadeau pour son public et le cinéma français. Pour un premier film, c'est tout simplement formidable. Oui, comme la chanson de Stromae, et vous l'avez dans la tête maintenant.

Drame

[CRITIQUE] Much Loved, de Nabil Ayouch

Insolent et percutant, Much Loved est de ces films trop rares sur grands écrans qui osent jouer la carte de la franchise, avec un sujet aussi dérangeant que fascinant. Nabil Ayouch dresse le portrait de quatre femmes enragées, tranchées, sensibles, réalistes, belles... et prostituées dans un pays religieux. Much Loved a fait couler beaucoup d'encre et est interdit dans son pays d'origine, mais choisit d'illustrer un sujet tabou, avec une brutalité fracassante. Dommage qu'à travers cette rencontre surprenante, Nabil Ayouch n'emmène pas ses personnages plus loin, du coup, même si j'applaudis l'audace de ce film, il faut avouer qu'on s'ennuie un peu.

Drame

[CRITIQUE] Mustang, de Deniz Gamze Ergüven

Éprouvant, sensible et d'une beauté douloureuse, Mustang est un drame solaire, nécessaire et superbe à la fois. Ce « Virgin Suicides Turc » n'a presque rien à envier au film de Sofia Coppola puisqu'il remplace la tension palpable du premier film par le poids de traditions révoltantes et une soif de liberté plus lourde de sens. Deniz Gamze Ergüven ne propose peut- être pas un sujet neuf, mais la forme est extraordinaire, aussi bien dans l'interprétation que dans les émotions qui traversent le film du début à la fin.