[CRITIQUE] The Vigil, de Keith Thomas

Lent et angoissant, The Vigil entretient le frisson dans une ambiance nocturne avec une intrigue à la fois simple mais efficace, oscillant entre des jumpscares scolaires et des scènes lancinantes qui nourrissent agréablement la tension flippante. Keith Thomas s’approprie le genre horrifique pour creuser son lien avec la spiritualité, entre deuil et remords, proposant ainsi une dimension…

[VIDÉO] Thelma, de Joachim Trier (Sortie DVD, BR et VOD)

Thelma, une jeune et timide étudiante, vient de quitter la maison de ses très dévots parents, située sur la côte ouest de Norvège, pour aller étudier dans une université d’Oslo. Là, elle se sent irrésistiblement et secrètement attirée par la très belle Anja. Tout semble se passer plutôt bien mais elle fait un jour à la bibliothèque une crise d’épilepsie d’une violence inouïe. Peu à peu, Thelma se sent submergée par l’intensité de ses sentiments pour Anja, qu’elle n’ose avouer – pas même à elle-même, et devient la proie de crises de plus en plus fréquentes et paroxystiques. Il devient bientôt évident que ces attaques sont en réalité le symptôme de facultés surnaturelles et dangereuses. Thelma se retrouve alors confrontée à son passé, lourd des tragiques implications de ces pouvoirs…

Réalisé par Joachim Trier
Avec Eili Harboe, Kaya Wilkins, Henrik Rafaelsen…
Sortie en DVD, BLU-RAY et en VOD dès le 4 avril

[CRITIQUE] Thelma, de Joachim Trier

Thelma, une jeune et timide étudiante, vient de quitter la maison de ses très dévots parents, située sur la côte ouest de Norvège, pour aller étudier dans une université d’Oslo. Là, elle se sent irrésistiblement et secrètement attirée par la très belle Anja. Tout semble se passer plutôt bien mais elle fait un jour à la bibliothèque une crise d’épilepsie d’une violence inouïe. Peu à peu, Thelma se sent submergée par l’intensité de ses sentiments pour Anja, qu’elle n’ose avouer – pas même à elle-même, et devient la proie de crises de plus en plus fréquentes et paroxystiques. Il devient bientôt évident que ces attaques sont en réalité le symptôme de facultés surnaturelles et dangereuses. Thelma se retrouve alors confrontée à son passé, lourd des tragiques implications de ces pouvoirs…

[CRITIQUE] The Witch, de Robert Eggers

Après quasiment un an à saliver d’impatience devant la bande-annonce, j’ai enfin eu l’occasion de découvrir le mystérieux The Witch, le premier film de Robert Eggers, qui annonçait un vent de renouveau dans un genre horrifique de plus en plus formaté. À l’arrivée, The Witch tient partiellement ses promesses en entretenant une atmosphère lugubre autour d’une famille ultra pieuse ébranlée dans sa foi, entre ésotérisme et horreur glacée. L’image est soignée, la musique prend sournoisement aux tripes et les personnages sont convaincants. Malheureusement, si The Witch parvient à captiver grâce à son étrangeté, coté narration le film traîne en longueur et met bien trop de temps à tisser une intrigue de plus en plus lassante où l’angoisse penche trop souvent vers l’ennui. Dommage, c’était vraiment bien parti.

[CRITIQUE] Much Loved, de Nabil Ayouch

Insolent et percutant, Much Loved est de ces films trop rares sur grands écrans qui osent jouer la carte de la franchise, avec un sujet aussi dérangeant que fascinant. Nabil Ayouch dresse le portrait de quatre femmes enragées, tranchées, sensibles, réalistes, belles… et prostituées dans un pays religieux. Much Loved a fait couler beaucoup d’encre et est interdit dans son pays d’origine, mais choisit d’illustrer un sujet tabou, avec une brutalité fracassante. Dommage qu’à travers cette rencontre surprenante, Nabil Ayouch n’emmène pas ses personnages plus loin, du coup, même si j’applaudis l’audace de ce film, il faut avouer qu’on s’ennuie un peu.

[SUMMER TV] Quelques séries à (re)découvrir cet été

Pour ceux qui ne le savent pas, je boulotte aussi des séries TV (c’est juste que je manque de temps pour blablater dessus). Mais comme l’année dernière, je m’en vais vous faire un petit tour d’horizon des séries que je compte bien regarder et/ou binge-watcher cet été. À vos marques, prêt… glandouillez !

Rattrapage 2014 : Timbuktu, d’Abderrahmane Sissako

Éparpillé mais bouleversant, le nouveau film d’Abderrahmane Sissako dénonce l’emprise djihadiste à travers une galerie de personnages émoussés, coincés dans une vie offrant peu de moments d’allégresse et pleine de contraintes. Timbuktu n’a rien d’un conte de fées mais propose l’histoire bien sombred’hommes et de femmes qui vivent sous le joug de lois intransigeantes et parfois meurtrières, dans un film poignant et inoubliable.

Exodus – Gods And Kings : Un mythe dépoussiéré et convaincant

Après un Cartel décevant, Ridley Scott renoue avec le cinéma épique en proposant un péplum captivant, qui défroisse la légende de Moïse. Exodus – Gods And Kings ose s’éloigner de la dimension religieuse de son histoire pour explorer le conflit entre deux « frères », l’un dominé par sa soif de pouvoir et l’autre, devenant la voix du peuple et renouant avec ses racines. Malgré une introduction survolée à la va-vite et une fin expédiée, Ridley Scott dépoussière la légende à travers un film d’action rythmé et prenant, doté d’une bande originale superbe, bien que parfois envahissante, tout en imposant une approche plus réaliste. Exodus – Gods And Kings est bien plus actuel et divertissant, du coup on pardonne aisément les quelques couacs pour profiter du spectacle.

The Giver : Une intrigue trop survolée et mollassonne

Lisse et un peu ennuyeux, The Giver est la nouvelle adaptation d’une saga littéraire, proposant une société organisée et aseptisée dans un futur proche et un nouvel héros amené à défier les lois en place. Si le concept est déjà vu, The Giver cherche une approche différente à travers la suppression des émotions des personnages. Malheureusement, le film de Phillip Noyce ne fait que stagner en surface, s’attardant sur des passages peu intéressants avant de se boucler trop hâtivement. Passant à coté du potentiel narratif de l’histoire, The Giver est une aventure adolescente pré-mâchée et plate, dans laquelle ennui et incohérence gâchent considérablement l’intérêt du film. Seul le maigre travail sur les couleurs et la photographie du film sauve The Giver du ratage total.

[COUP DE CŒUR] Horns : Imparfait mais assumé et captivant

À mi-chemin entre le conte gothique et le fantastique, Horns est le dernier petit bijou offert par Alexandre Aja. Derrière une critique piquante du genre humain se cache un récit captivant où l’humour noir côtoie les sentiments les plus purs dans un mélange de genres certes non maîtrisé, mais toujours assumé. Malgré ses quelques imperfections et une intrigue principale prévisible, Horns séduit grâce à son ton décalé où l’absurde flirte avec une poésie enivrante et une noirceur fascinante. Un cocktail efficace et inattendu qui ne laissera personne indifférent.

Noé, de Darren Aronofsky

Quelque part entre la fascination et la surprise se trouve Noé, le dernier film de Darren Aronofsky. Très captivant et intense, Noé se démarque beaucoup de l’histoire initiale pour créer sa propre aventure extraordinaire et y insuffler une énergie puissante. Darren Aronofsky propose une réflexion très personnelle sur la religion, le libre arbitre et la place de l’homme dans un film inégal mais incroyablement déroutant.