Drame

[CRITIQUE] Vendeur, de Sylvain Desclous

Le pitch : Serge est l’un des meilleurs vendeurs de France. Depuis 30 ans, il écume les zones commerciales et les grands magasins, garantissant à ses employeurs un retour sur investissement immédiat et spectaculaire. Il a tout sacrifié à sa carrière. Ses amis, ses femmes et son fils, Gérald, qu’il ne voit jamais. Et sa santé. Quand Gérald vient lui demander un travail pour financer les travaux de son futur restaurant, Serge hésite puis accepte finalement de le faire embaucher comme vendeur. Contre toute attente, Gérald se découvre un don.

Drame

[CRITIQUE] Much Loved, de Nabil Ayouch

Insolent et percutant, Much Loved est de ces films trop rares sur grands écrans qui osent jouer la carte de la franchise, avec un sujet aussi dérangeant que fascinant. Nabil Ayouch dresse le portrait de quatre femmes enragées, tranchées, sensibles, réalistes, belles... et prostituées dans un pays religieux. Much Loved a fait couler beaucoup d'encre et est interdit dans son pays d'origine, mais choisit d'illustrer un sujet tabou, avec une brutalité fracassante. Dommage qu'à travers cette rencontre surprenante, Nabil Ayouch n'emmène pas ses personnages plus loin, du coup, même si j'applaudis l'audace de ce film, il faut avouer qu'on s'ennuie un peu.

Drame

Men, Women & Children : Une fable moralisatrice et déconnectée

Pour son nouveau film, Jason Reitman explore les relations humaines à travers la communication 2.0. En cherchant à illustrer la façon dont les êtres humains s'éloignent en étant trop connectés, Men, Women & Children botte en touche avec un film à la fois moralisateur et bourré de clichés adolescents. Déprimant, longuet et plutôt caricatural, le film s'étire péniblement entre bavardages inconsistants et fausse introspection, transformant Men, Women & Children en portrait superficiel de parents obsédés par leurs gamins et/ou leurs propres vies sexuelles. Non merci.