[CRITIQUE] Hellboy, de Neil Marshall

Hellboy ou la promesse ratée d’une série Z qui s’annonçait comme fun. Malgré une volonté de s’éloigner de la version de Guillermo Del Toro en proposant un divertissement plus outrancier et gore à souhait, le film de Neil Marshall se perd et pêche par un scénario d’une maladresse consternante qui rend l’expérience ô combien pénible et frustrante. Des enjeux confus, des personnages survolés et trop nombreux, aucun sens du rythme, structure narrative ratée… On enchaîne les événements en attendant que ça se termine enfin. Pas de vrais morceaux de bravoure, malgré des tentatives de plans séquences d’action qui nous permettent d’apprécier les limites budgétaires du film. Rien à sauver.

[COUP DE CŒUR] Love, Simon de Greg Berlanti

Chaleureux et attendrissant, Love, Simon prône la tolérance et l’acceptation dans une comédie romantique à la facture hyper classique et sucrée, mais qui touche en plein cœur grâce à sa bienveillance et ses personnages attachants. Usant à bon escient des clichés romcoms, Love, Simon offre un accès « mainstream » et grand public aux histoires d’amour homosexuelles, sans verser dans la revendication ni le drame pesant…

[CRITIQUE] Eva, de Benoît Jacquot

Tout commence par une tempête de neige. Eva, troublante et mystérieuse, fait irruption dans la vie de Bertrand, écrivain prometteur. Cette rencontre va bouleverser Bertrand jusqu’à l’obsession et le fera glisser jusqu’à sa perte.

[CRITIQUE] Annabelle 2 : La Création du Mal, de David F. Sandberg

Moins précipité que le premier opus, Annabelle 2 : La Création du Mal vient relever le niveau avec une intrigue construite et de bonnes surprises au compteur. Un peu (souvent) maladroit au début, mais dopé par quelques scènes de flippe bien fichues, Si David F. Sandberg exploite une recette plutôt classique entre jumpscare et terreurs enfantines, l’ensemble s’avère plutôt efficace.

[CRITIQUE] Corniche Kennedy, de Dominique Cabrera

Maladroit mais sympathique, le nouveau film de Dominique Cabrera surfe sur les clichés pour illustrer le quotidien désœuvré d’une bande de jeunes Marseillais, oscillant entre la quête du frisson pour exister et l’absence de repère. Entre rêve de liberté et illégalité, Corniche Kennedy livre une histoire assez convenue, mais facile à suivre, à la réalisation assez abrupte et linéaire, proche du téléfilm. Toujours juste rattrapé par une ambition solaire, le film essuie de nombreux défauts qui gâchent son potentiel.

[CRITIQUE] Vendeur, de Sylvain Desclous

Le pitch : Serge est l’un des meilleurs vendeurs de France. Depuis 30 ans, il écume les zones commerciales et les grands magasins, garantissant à ses employeurs un retour sur investissement immédiat et spectaculaire. Il a tout sacrifié à sa carrière. Ses amis, ses femmes et son fils, Gérald, qu’il ne voit jamais. Et sa santé. Quand Gérald vient lui demander un travail pour financer les travaux de son futur restaurant, Serge hésite puis accepte finalement de le faire embaucher comme vendeur. Contre toute attente, Gérald se découvre un don.

[CRITIQUE] La Face Cachée de Margo, de Jack Shreier

Porté par le succès de Nos Étoiles Contraires sorti un an plus tôt, un autre livre de John Green se retrouve propulsé sur grand écran. La Face Cachée de Margo a beau conserver une identité adolescente, à travers une quête mystérieuse et teintée d’humour. Malheureusement, le film de Jack Shreier dépeint des personnages naïfs et transparents, mus par des micro-drames superficiels singeant le passage à l’âge adulte. Maladroit, La Face Cachée de Margo plaira sans doute aux plus jeunes mais laissera de marbre ceux qui, à l’an passé, avaient été convaincus par la fraîcheur et la subtilité de Nos Étoiles Contraires.