[CRITIQUE] Action ou Vérité, de Jeff Wadlow

Dans la lignée de Happy Birthdead, le nouveau film estampillé Blumhouse Productions continue de chercher l’originalité pour bousculer les codes classiques des teen horror movies. Si c’est loin d’être effrayant et que l’abus de jumpscares est présent, le film de Jeff Wadlow reste une découverte sympathique et efficace, puisque chaque nouvelle partie d’Action ou Vérité apporte son petit frisson et une pointe de sadisme jubilatoire et bienvenue. Fun et dynamique, Action ou Vérité assume son idée de départ et propose un divertissement très honnête.

Le pitch : Un simple jeu innocent d’Action ou Vérité entre amis se transforme en cauchemar sanglant quand quelqu’un – ou quelque chose – commence à punir ceux qui mentent – ou refusent de jouer.

Après cinq ans d’absence, Jeff Wadlow (Kick-Ass 2, Never Back Down…) est de retour au cinéma et change de registre. Loin des films d’action et de castagne, Action ou Vérité est le nouveau né des productions BlumHouse qui nous ont donné Split, Get Out et Happy Birthdead l’année dernière… mais aussi Amityville : The Awakening, le passé inaperçu Totem et le plus récent Insidious : La Dernière Clé. Alors de quel coté penche le nouveau film de Jeff Wadlow ? La bonne surprise ou le cliché mollasson ?

Calqué sur un modèle qui a fait ses preuves récemments, Action ou Vérité penche plus vers la comédie horrifique très light en terme de frissons et le divertissement noir qui se regarde agréablement un soir entre copains (bon après, vous le regardez avec qui vous voulez, je ne vous oblige à rien). Dans les traces d’Happy Birthdead, le film de Jeff Waldow conserve les codes classiques en installant son histoire à travers un groupe d’étudiants sur un campus américain. Entre jolis minois et drama amoureux, le film installe rapidement sa règle du jeu pour donner du rythme à une intrigue peu convaincante mais sympathique. Et pour cause, Action ou Vérité tente à peine de nous faire frissonner : au-delà des incontournables jumpscares et une ambiance nocturne pour titiller les plus sensibles, le reste du film repose sur le potentiel sadique et jouissif du jeu qui mettra à mal un groupe d’amis en révélant tous leurs secrets.
Pas vraiment un film d’horreur, donc, mais un concept certes un peu facile mais efficace, dynamisé par les conflits qui vont se révéler à chaque nouvelle question. Si au début le visage déformé des personnages désarçonnent, l’effet s’adopte rapidement et devient même l’essence du film, à l’affût du moindre sourire étrange. C’est véritablement l’intérêt principal, car le film tricote en parallèle une intrigue qui a tout de même le mérite de tenir debout et de se conclure avec un sacré twist. Action ou Vérité donne presque l’impression d’être un bon pilote pour une nouvelle série qui passerait crème sur une chaîne telle que CW, tant le film oscille aisément entre le bonbon sucré à l’américaine et les codes horrifiques dignes d’une soirée Halloween entre copains.

Alors évidemment, on est loin d’avoir affaire au film d’horreur de l’année et les puristes du genre devraient mieux passer leurs chemin. L’avantage avec les films de la maison BlumHouse, c’est qu’ils n’essaient plus de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas et assument entièrement leur concept, entre budget mini et scénario abouti. Sous cet angle, Action ou Vérité tient ses promesses en se révélant aussi divertissant que novateur, et surtout « cauchemar-free ».
Vivement le prochain film qui détournera le jeu de la bouteille ou « Je n’ai jamais (Never Have I Ever) », histoire de faire perdurer un sous-texte qui accable de plus en plus l’insouciance de la jeunesse américaine. Car en y regardant bien, après Happy Birthdead, Action ou Vérité vient à son tour s’acharner sur ces étudiants fêtards et cocoonné dans un campus universitaire. Y aurait-il un message caché ? Affaire à suivre…

Au casting, ils sont beaux, ils sont frais et prêts à mourir dans des circonstances douteuses, tous ou presque issus du petit écran : en tête d’affiche, Lucy Hale (Pretty Little Liars, Life Sentence…) est la voix de la raison, aux cotés de Tyler Posey (Teen Wolf, Jane The Virgin…), au centre d’un triangle amoureux avec Violett Beane (The Flash, Legends of Tomorrow…). On retrouve également Hayden Szeto (The Good Place…), Nolan Gerard Funk (Awkward, Riddick…), Sophia Taylor Ali (Faking It…) ou encore Landon Liboiron (Degrassi…).

En conclusion, assumé et un poil original, Action ou Vérité parvient à divertir avec un concept novateur et facile d’accès. Jeff Wadlow livre un film amusant et honnête, les jumpscares feront frémir les plus sensibles mais l’épouvante n’est pas au rendez-vous. À voir, en étant averti.

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