Avec le temps, M. Night Shyamalan est devenu une référence... en matière de déception. Oubliées, la période d'or où son nom était sur toutes les lèvres après Sixième Sens en 1998 et Incassable en 2000. Le vent a tourné et nous avons eu le droit à des œuvres plus discutables (Signes en 2002, puis Le Village en 2004), puis d'autres vraiment mauvaises (Phénomènes en 2008). Malgré tout, Shyamalan ne renonce pas, après avoir produit le navrant Devil (2010) et réalisé Le Dernier maître de l'air la même année, il enfonce le clou et s'associe au clan Smith (sic) pour nous servir le dernier né : After Earth. Prévisible, geignard et inintéressant au possible, After Earth ne fait même pas l'effort d'essayer de surprendre et s'empêtre dans du déjà-vu mollasson. Noyé sous un flot de dialogues interchangeables et balisés, After Earth se plante en beauté avec ce duo père-fils fadasse et moralisateur qui fatigue bien plus qu'il ne captive...
Catégorie : Action
Lone Ranger : Une infographie pour découvrir l’univers du film
Découvrez l'infographie du film Lone Ranger, de Gore Verbinski. Avec Johnny Depp, Armie Hammer et Helena Bonham-Carter. Sortie le 7 août 2013.
Die Hard 5 – Belle journée pour mourir : Un nanar sans âme
En 2007, Len Wiseman (l'homme au nom le plus trompeur du monde, n'est-ce pas) s'était attiré les foudres des fans de la saga Die Hard en réalisant un 4e opus à la fois inutile et aberrant, dont le moment le plus "what the fuck" était celui où McClane balançait une voiture dans un hélicoptère. Il semblerait que Len Wiseman ait trouvé son maître quand il s'agit de dénaturer et de piétiner une glorieuse saga, en la personne de John Moore, le réalisateur déjà tristement connu de La Malédiction (2006) ou encore de Max Payne (2008). Die Hard 5 : Belle journée pour mourir n'est pas vraiment ce que l'on peut appeler une catastrophe, non... C'est tout simplement du grand n'importe quoi, un épisode extra-terrestre et consternant de la saga Die Hard sans âme, sans saveur, sans but si ce n'est celui d'amasser quelques billets verts. Festivals d'explosions toutes les deux minutes, courses poursuites illisibles et inesthétiques au possible, scénario inexistant et des échanges ridicules, John Moore s'en donne à cœur joie et a vraiment bossé dur pour réussir à massacrer la franchise avec un tel manque de respect pour le cinéma en général et pour les fans de Die Hard en particulier.
Django Unchained : Un régal Tarantinesque !
Quand Quentin Tarantino sort un nouveau film, c’est toujours un jour de fête (en tout cas pour moi). Attendu comme un cadeau de Noël commandé depuis des mois, Django Unchained débarque enfin sur nos écrans et nous délivre enfin d’une attente qui commençait à nous ronger depuis mi-2011. Tarantino, c’est un peu l’enfant instable et insatiable d’Hollywood qui apparaît toujours là où on ne l’attend pas et qui ne peut se contenter d’une seule histoire, tant il déborde d’idées et de références. Ses films sont un peu comme des matriochki : d’abord il y a l’intrigue que tout le monde connait, mais une fois que le film commence, d’autres histoires se révèlent, toujours liées à la première, mais qui se développent parfois dans le désordre (Pulp Fiction, Kill Bill), d’autres fois en parallèle (Inglourious Basterds). Si Django Unchained fait partie de la deuxième catégorie, la patte Tarantinesque est toujours aussi vive, théâtrale et fracassante. Une fois le film lancé, Django Unchained ne s’arrête plus, allant toujours plus haut, ne cessant jamais d’étonner ni d’amuser son spectateur. Déjanté, drôle, hallucinant, surprenant, violent, sanglant… Autant d’adjectifs qui siéent à Django Unchained, le western-spaghetti remis au goût du jour par un Tarantino qui, une fois de plus, nous émerveille…
Skyfall – La renaissance de Bond, James Bond !
Quatre ans après le discutable Quantum of Solace, 007 est enfin de retour sur nos écrans, sous la direction de Sam Mendes (American Beauty, Jarhead…). Si la sortie de ce film s’est faite attendre, ce n’était pas forcément volontaire car, victime de la crise financière, MGM avait du stopper le tournage pendant quelques temps. Tout cela est maintenant du passé, cette année James Bond fête son 50ème anniversaire et ce 23ème opus est en passe d’être l’un des plus mémorables de toute la saga.
Looper : Une série B comme « Bientôt culte » !
Looper était un film que j’attendais avec impatience et… waouh !! Quelle claque ! Il semblerait que les films attendus de cet automne tiennent leurs promesses et Looper en fait partie : c’est une oeuvre de science-fiction géniale, fichtrement (oui, fichtrement) bien écrite, habile et dynamique. Vous serez séduits par son scénario original, truffé de scènes incroyables qui marqueront les esprits (certaines deviendront sûrement cultes) et, bien sûr, interprétés par un casting brillant. Looper c’est aussi la technique et la réalisation exceptionnelle de Rian Johnson (Brick) qui, quelque soit votre niveau de cinéphilie, vous émerveillera et vous fera voyager dans un univers captivant, parfois hallucinant. J’ai envie de dire que Looper est une lueur d’espoir même : la créativité n’est pas morte. Au milieu de tous les reboots, remake et autres pre/sequels proposés par l’industrie du cinéma américaine quand il s’agit de science-fiction, il y a des pépites comme Looper.
Savages : Du cliché fantasmé relevé par un casting latino excellent
Oliver Stone et moi ne nous étions pas revus depuis la fois où j’ai du vomir mes Tripes (de dégoût) à la sortie de World Trade Center en 2005. Il semblerait qu’à travers Savages, Stone ait enfin repris ses esprits ! Dans son dernier film, Stone nous entraîne dans le monde de la drogue, des cartels mexicains et des trafics en tout genre, le tout sous le soleil de Californie. Une aventure haute en couleurs, animée et rythmée avec passion et des shoots de violences plutôt extrêmes. Si certains passages peuvent s’avérer chaotiques ou douteux à certains moments, au final l’ensemble séduit par sa nonchalance et par une distribution déjantée. Si Savages est un très bon divertissement, ce n’est pas non plus un film inoubliable.
Jason Bourne : L’Héritage – The boring legacy
Dans la vague actuelle et tendance des remakes, reboots, prequels, sequels et autres “redo” en tout genre, rares sont les films qui font mieux que la trame originale, Jason Bourne L’héritage n’échappe malheureusement pas à la règle. Profitant du nom d’une trilogie à succès et de la renommée récente de Jeremy Renner (qui était pourtant dans le coin depuis un moment, quand même, mais largement mis en avant grâce au film Avengers), on nous annonçait ce film comme étant un des meilleurs de la saga, si tant est que l’on puisse l’inclure dans la saga (les rappels sont nombreux, impossible de passer à coté du nom de Jason Bourne, tant et si bien qu’on a finalement du mal à retenir le nom du nouvel héro)
Expendables 2 – Deuxième essai validé
Il y a des films que l’on va voir parce qu’on aime le réal, parce qu’on aime un acteur, parce qu’on aime le genre… Et puis il y a les films comme Expendables. Le film qui réunit la dream team des films d’actions des années 80-90 + ceux qu’on appelle “la relève”, tout cela sous le joug de Sylvester Stallone qui, là, il faut l’avouer, a quand même eu une très bonne idée.
Total Recall – le remake sans intérêt
Bon clairement, je me suis fait chier (j’ai dormi un peu, mauvais signe pour un film ayant de l’action). Wiseman ne connait que deux couleurs (le bleu et le gris), filme sa femme (Beckinsale) sous toutes les coutures.
