Après l'excellent Vice Versa, il était difficile d'attendre le deuxième film de Pixar avec la même excitation. Et pourtant, si le film de Pete Docter avait une ambition aussi ludique qu'éducative, Le Voyage d'Arlo joue sur un tout autre terrain en proposant un pur divertissement familial, réunissant le charme fédérateur des histoires Disney et la beauté des animations Pixar. Drôle, vivant et porteur d'un message aussi accessible pour les petits que pour les grands, Peter Sohn imprime son film d'une bonne humeur contagieuse à travers une aventure haute en couleurs et en émotions. Si dans l'ensemble le film a tendance à se reposer sur ses acquis en réinterprétant des succès passés, Le Voyage d'Arlo se découvre avec grand plaisir et apporte beaucoup de soleil à l'aube de l'hiver.
Étiquette : deuil
[CRITIQUE] Nos Futurs, de Rémi Bezançon
Sympathique mais maladroit, Nos Futurs est une comédie pétrie de bonnes intentions avec un twist final bien trouvé. Cependant, les retrouvailles et le road trip festif entre potes ne parviennent pas à camoufler l'impression de déjà-vu qui flotte autour du film de Rémi Bezançon, ni à faire oublier le manque de fluidité du scénario et de ses dialogues. Si l'envie de prendre la route avec Pio Marmai et Pierre Rochefort est présente, le manque de complicité et de naturel du duo nuit à sa crédibilité, faisant de Nos Futurs un film plutôt long au rythme trop plat.
[CRITIQUE] Maggie, de Henry Hobson
Après avoir repris des rôles de gros bras et en attendant (ou pas) Terminator: Genisys, Arnold Schwarzenegger est de retour dans un de ses meilleurs personnages : celui du super papa. Dans un drame "zombiesque", un père tente de protéger sa fille infectée envers et contre tout. Annoncé comme un huis-clos émotionnel teinté de frissons, Maggie se révèle être un film peu assumé, manquant à la fois d'hémoglobine et d'intérêt, dévoilant alors un concept bien tenté mais relativement mou du genou et ennuyeux, tiraillée entre une ado geignarde et un Schwarzy qu'on a connu plus expressif (si, si). Dommage.
[COUP DE CŒUR] Une Nouvelle Amie : Magnétique, sensuel et troublant
Troublant, brûlant de sensualité et étonnamment drôle, Une Nouvelle Amie se joue de la confusion des genres avec espièglerie et délectation pour notre plus grand bonheur. Pour son dernier film, François Ozon ose frôler la perfection en livrant une oeuvre exceptionnelle et enthousiasmante à tout point de vue, offrant à Romain Duris un des meilleurs rôles de sa carrière. Brillant, tout simplement brillant !
