[SPOILERS] Avengers – Endgame : Retour sur le film

ATTENTION, CE QUI VA SUIVRE N’EST RÉSERVÉ QU’À CEUX QUI ONT VU LE FILM.
Abandonnez la lecture de cet article tant qu’il en est encore temps. Surtout si vous êtes fan de… Non !
Vous en avez trop lu, partez.
Pour ma critique sans spoiler du film, c’est par ici. Pour ceux qui ont déjà vu le film… Cliquez !

[COUP DE CŒUR] La Favorite, de Yórgos Lánthimos

Excentrique et subversif, Yórgos Lánthimos s’engage dans la course à l’Oscar avec un face-à-face féroce entre Rachel Weisz et Emma Stone qui s’affrontent pour les faveurs d’une Olivia Colman épatante en reine caractérielle. La Favorite est une fresque historique affûtée, originale et délicieusement tragi-comique, portée par une attention sublime à l’ensemble, à travers des décors et costumes d’une beauté époustouflante. Un peu fou et insolent, Yórgos Lánthimos nous immerge dans un nid de vipères bousculé par les convenances et les manigances en tout genre. Festif et jubilatoire !

[COUP DE CŒUR] Green Book : Sur Les Routes du Sud, de Peter Farrelly

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

[CRITIQUE] Roma, de Alfonso Cuarón

Contemplatif et poétique, le nouveau film d’Alfonso Cuarón vient sublimer le quotidien d’une cellule familiale dans un format très simple et tout en subtilité. Entre amours naissantes, déçues ou déchirée, Roma propose une ronde de personnages accessibles, à travers laquelle la narration linéaire devient captivante grâce à la superbe réalisation d’Alfonso Cuarón qui profite de ce projet pour oser…

[CRITIQUE] Climax, de Gaspar Noé

Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif. En 1996, à l’appel d’une chorégraphe de renom, un groupe de danseurs urbains se retrouvent dans un local de répétition isolé en bordure d’une forêt, par un temps enneigé. Dans un monde sans téléphone portable ni Internet, ils répètent une dernière fois avant de s’envoler pour les États-Unis. À l’issue de la répétition, les danseurs se lancent dans une fête pour décompresser. Mais très vite, il apparaît que quelqu’un a versé une substance illicite dans la sangria qu’ils buvaient. Quand certains s’entraînent dans une transe dansante sans fin, d’autres plongent dans la démence et l’horreur.

[COUP DE CŒUR] Katie Says Goodbye, de Wayne Roberts

Tranche de vie solaire et poignante, Katie Says Goodbye est d’une beauté bouleversante, entre naïveté et espoirs mis à mal, à travers le parcours d’une jeune femme à l’optimisme aveugle qui se confronte brutalement à une réalité brutale et injuste. Le film de Wayne Roberts touche en plein cœur, par sa sincérité qui évite brillamment le pathos pour offrir de belles émotions, et par son ambiance ensoleillée qui dessine une Amérique loin des cartes postales et douloureusement humaine. La révélation du film c’est surtout Olivia Cooke, qui livre une performance superbe, donnant à son personnage une douceur inattendue et incroyablement attachante.

[CRITIQUE] Un Raccourci Dans Le Temps, d’Ava DuVernay

Les films Disney sont généralement synonymes d’émerveillement, de magie, de messages fédérateurs et bienveillants, portés par des personnages jeunes et adultes pour offrir un moment d’évasion. Le film d’Ava DuVernay tente de cocher les cases avec application mais malheureusement, Un Raccourci Dans Le Temps rate le coche et offre un condensé mal équilibré entre un visuel joli bien que trop fantaisiste et une poignée de personnages peu attachants. Derrière une intrigue bricolée à la hâte…

[COUP DE CŒUR] La Forme de l’Eau (The Shape of Water), de Guillermo Del Toro

Conte noir, poétique et bouleversant, La Forme de l’Eau (The Shape of Water) cristallise les amours interdites d’une Belle et de sa Bête à travers une histoire chargée en émotions et lumineuse. Éternelle cerise sur le gâteau, Guillermo Del Toro soigne la réalisation et nous transporte dans son univers sans effort, mêlant tableaux oniriques au classicisme intemporel des années 60, et une bande-originale enivrante et superbe. Ce film n’est pas simplement beau : il est magique.

[CRITIQUE] Le Musée des Merveilles, de Todd Haynes

Original et agréablement rétro, Le Musée des Merveilles propose un exercice de style délicat inspiré par les films muets et musicaux à travers le temps. Todd Haynes se balade entre les époques, avec une naïveté douceâtre mais finalement peu vivace, tandis que la bande-originale pèse sur un ensemble engourdi au lieu de l’élever. Malgré une prise de risque intéressante, Le Musée des Merveilles endort avec son trop-plein de tendresse qui finit par se tiédir au fur et à mesure que le film s’étire vers l’ennui. Dommage.

[CRITIQUE] Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve

35 ans après le film original de Ridley Scott, Denis Villeneuve ressuscite l’œuvre incontournable de science-fiction Blade Runner pour une suite aux enjeux colossaux. Si l’esthétique impeccable, à la fois sublime et léchée, place Blade Runner 2049 dans la cour des grands, ce nouvel opus ne fait que reprendre le concept narratif du premier film, entre contemplation et bande-originale hypnotisante. Entre lenteur datée et épaississement des théories déjà en place, Blade Runner 2049 ravira probablement les fans de l’ambiance lunaire du premier film mais laisse un sentiment assez mitigé entre la beauté des images, le respect de l’oeuvre originale et le manque de prise de risque et/ou de personnalité.

[COUP DE CŒUR] Mademoiselle, de Park Chan-Wook

Entre manigances et explorations du plaisir sous toutes ses formes, le nouveau film de Park Chan-Wook est une œuvre à la fois poétique que fascinante, cristallisant le pouvoir patriarcal asiatique issu des traditions, dans un jeu de dupes aussi diabolique que sensuel. Visuellement, Mademoiselle est d’une beauté époustouflante où la direction artistique et le sens esthétique aigu du réalisateur font toujours mouche, sublimant un casting impérial et une intrigue aussi captivante que perverse. Evidemment, j’ai adoré.

[CRITIQUE] The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn

3 ans après l’époustouflant Only God Forgives, Nicolas Winding Refn est de retour avec un thriller dérangeant à l’esthétique léchée, présenté il y a quelques semaines au Festival de Cannes. The Neon Demon explore le culte de la beauté dans sa dimension la plus superficielle où l’envie et la jalousie cultive des ambitions obscènes, explosant les pires travers humains. Si le résultat reste captivant, Nicolas Winding Refn se prend à son propre piège : The Neon Demon s’évapore de minute en minute, cédant à une narration creuse qui repose uniquement sur l’aspect visuel du film, certes incroyablement beau et réussi, mais insuffisant. Déçue, je suis.