[CRITIQUE] Blue, de Keith Scholey et Alastair Fothergill

Embarquez pour une plongée sous-marine pleine d’émerveillements et de découvertes avec Blue, le nouveau film de Disneynature. De l’évolution d’un bébé dauphin aux cotés de sa mère jusqu’aux profondeurs multicolores de l’océan, le film de Keith Scholey et Alastair Fothergill propose une aventure à la fois ludique et fantastique, à la rencontre d’une nature majestueuse, bien faite et aussi pleine de dangers… et de surprises. Un moment agréable à découvrir, en famille oui, mais Blue est ouvert à tous les aventuriers assoiffés de magie et d’évasion.

Le pitch : Blue, le nouveau film Disneynature, est une plongée au cœur de l’Océan pour découvrir, comprendre, aimer un monde encore mystérieux et surprenant. Un monde où la nature invente des couleurs, des formes et des sons merveilleux. L’Océan est unique, seuls les hommes le mettent au pluriel. Il est partout, recouvre plus de 70% de la Terre et donne à notre maison sa couleur et son nom: la planète bleue. Dans cet environnement somptueux et fragile, les dauphins seront nos guides pour partager cette grande histoire de l’Océan qui est celle de nos origines et notre avenir. Une histoire universelle qui résonne en chacun de nous.

Presque dix ans après Océans réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud en 2009, Disneynature nous propose une nouvelle virée sous l’océan avec Blue. Après avoir réalisé l’excellent Félins (2011), puis Grizzly (2014) ou encore Au Royaume des Singes (2015), Keith Scholey et Alastair Fothergill propose une aventure familiale aux cotés d’un bébé dauphin qui doit apprendre à survivre au coté de sa mère, dans l’immensité d’un océan plein de dangers et de mystère, où pourtant chaque chose à sa place. À partir de l’existence essentielle du corail, Blue amorce un récit fascinant et éducatif autour de ses créatures marines – poissons, crustacés ou mammifères – tentant de nous expliquer leurs ballets gracieux entre apprentissage et survie.

Ce que j’aime dans les films Disneynature et que j’ai évidemment retrouvé dans Blue, c’est la façon dont ils parviennent à allier le principe du documentaire animalier à une histoire certes pédagogique mais toujours axée sur l’émerveillement. Blue réunit parfaitement ces deux aspects, en nous attachant à ce dauphin qui grandit aux cotés de sa mère, puis aux baleines confrontées aux attaques des orques, tout en rappelant que la nature est bien faite, aussi magique qu’implacablement synchronisée où chaque élément, même la plus étrange des crevettes clowns (la squille) a sa place et sa fonction. Mais derrière cette aventure aquatique, il y a aussi une mise en garde : en effet, le film de Keith Scholey et Alastair Fothergill alerte sur ce monde à l’équilibre en danger, notamment à cause de l’homme, de ses déchets à son exploitation abusive. Devant tant de beautés, Blue permet de prendre conscience du fait que l’océan reste encore une vaste inconnue habitée par des créatures étranges et d’autres probablement encore non découvertes, qui a pourtant besoin qu’on s’y attarde un moment car son indépendance subit les méfaits de l’Homme qui, paradoxalement, a besoin de lui pour vivre. J’ai découvert que sans corail, par exemple, l’existence de la planète entière était en danger… Derrière le divertissement, Blue pousse à la réflexion pour la sauvegarde de ce monde magnifique qu’il faudrait vraiment pouvoir préserver (je devrais vraiment plus faire attention au tri de mes déchets, par exemple).

Qu’on se rassure, Blue n’est pas du tout un assommant discours moralisateur, bien au contraire. Le film s’attache à cultiver la beauté des images et aux émotions, dans une approche rafraîchissante, légère et souvent fun, qui parvient toujours à trouver des détails curieux et amusant pour animer la narration. Certes, l’ensemble est édulcoré pour correspondre à la dimension familiale des films Disneynature, mais Blue conserve des moments de tension et garde une place importante pour les nombreux prédateurs qui rôdent autour (orques, requins… et même les dauphins, finalement). Pour ma part, j’ai préféré la partie avec les baleines, tellement majestueuses (je rêve d’en voir, même si maintenant je connais la signification de la danse des baleines en surface – chuuut… je n’en dis pas plus !).

Si Blue parvient à émerveiller, c’est surtout parce que le visuel est tout simplement époustouflant. Grâce aux avancées technologiques et des techniques de plongées novatrices, Keith Scholey et Alastair Fothergill, ainsi que leurs équipes de plongeurs (composés de frenchys, pour info), parviennent à nous offrir une immersion incroyable sous l’océan : la netteté de l’image, la vibrance des couleurs, la proximité avec les animaux et la découverte d’espèces méconnues… Blue se regarde avec des yeux grands ouverts pour admirer la beauté de ces décors uniques auxquels le film rend superbement hommage. Visuellement, le film est spectaculaire et magnifique. Blue offre une découverte originale, touchante et divertissante, dans un format idéal : ni trop court, ni trop long, le film de Keith Scholey et Alastair Fothergill, narré en français par la voix douce de Cécile de France, se regarde sans effort et avec grand plaisir. À voir, évidemment.

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