[CRITIQUE] Brutus vs César, de Kheiron

Face à la tyrannie de César qui agit en maître absolu sur Rome, les sénateurs Rufus et Cassius fomentent un complot pour l’assassiner. Pour avoir le soutien du peuple, ils proposent à Brutus, le fils renié de César, d’être celui qui lui portera le coup de grâce. Seul problème : Brutus est un marginal qui n’a pas du tout les épaules taillées pour le costume…

Réaliser par Kheiron
Disponible sur Amazon Prime Video depuis le 17 septembre
Avec Kheiron, Thierry Lhermitte, Gérard Darmon, Lina El Arabi, Reem Kherici, Ramzy Bedia, Pierre Richard…

[CRITIQUE] La Reine des Neiges 2, de Jennifer Lee et Chris Buck

6 ans après le premier opus, le duo Jennifer Lee et Chris Buck revient avec La Reine des Neiges 2, une suite presque indépendante qui propose une aventure aux origines des pouvoirs d’Elsa. Toujours porté par une certaine féerie enchanteresse et enchantée, le film parvient à livrer une histoire entraînante, aussi accessible à un public qui le découvre qu’aux adeptes du premier chapitre. Cependant, en voulant réitérer le succès de La Reine des Neiges, l’ensemble parait bien plus long que nécessaire cherchant trop souvent à répéter une recette gagnante aux décors parfois trop simples et à la redite évidente d’un « Let It Go (Libérée, Délivrée) » à chaque nouvelle chanson. Globalement, La Reine des Neiges 2 offre une suite dynamique et séduisante qui entame la période de Noël comme un terrain conquis.
À raison ?

[CRITIQUE] Doctor Sleep, de Mike Flanagan

Stephen King peut enfin être tranquille : la suite de Shining est adaptée, et même sans avoir lu le livre, le découpage narratif de Doctor Sleep a tous les atouts mais aussi les défauts de l’adaptation académique. Globalement prenant du début à la fin, le film nous replonge dans l’univers du Shining avec un Danny Torrance adulte et à la recherche de sa place dans le monde. Entre magie et créatures voraces…

[CRITIQUE] Gemini Man, d’Ang Lee

7 ans après la formidable Odyssée de Pi, Ang Lee livre un film ambitieux en utilisant le format 120 FPS (120 images par seconde) pour sublimer l’image et rendre la 3D plus fluide. Avec Gemini Man, le réalisateur taïwanais joue avec la technologie mais livre une œuvre en demi-teinte, bien en deçà des récits auxquels il nous avait habitué. Entre manque de rythme et une intrigue prévisible, Gemini Man ne parvient pas à donner le change malgré des effets de rajeunissements bluffants et une réflexion sur l’humanité balbutiante mais intéressante. Petite déception.

[CRITIQUE] Late Night, de Nisha Ganatra

Une célèbre présentatrice de « late show » sur le déclin est contrainte d’embaucher une femme d’origine indienne, Molly, au sein de son équipe d’auteurs. Ces deux femmes que tout oppose, leur culture et leur génération, vont faire des étincelles et revitaliser l’émission.

[CRITIQUE] Le Roi Lion, de Jon Favreau

La Terre des Lions prend vie avec l’adaptation du dessin animé culte Le Roi Lion en prises de vues réelles. Jon Favreau livre un film aussi fidèle à l’histoire que bluffant de réalisme, au point que les animaux – tous numériques – ont l’air plus vrai que nature. Ceci tant dit, autant de réalisme retire une grande partie du charme du dessin animé qui filtrait à travers les émotions des personnages et leurs expressions très humanisées. Si Le Roi Lion est visuellement époustouflant et qu’on retrouve la même histoire ainsi que les mêmes chansons (ou presque), on est loin du bijou intemporel que reste la version animée des Studios Disney.

[CRITIQUE] Toy Story 4, de Josh Cooley

Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…

[CRITIQUE] Aladdin, de Guy Ritchie

Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois vœux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…

[CRITIQUE] Dumbo, de Tim Burton

Quelques années après Alice Au Pays des Merveilles, Tim Burton s’approprie un autre classique Disney qu’il réinvente avec aisance, puisque Dumbo évoque des sujets qui lui sont familiers. Entre différence, rejet et magie, le réalisateur retrouve ses marques et propose une adaptation libre du dessin animé, tout en s’amusant à noircir l’image d’un certain parc à thèmes. En surface, Dumbo reste attachant, bien fichu et facile à suivre, cependant je trouve que l’ensemble manque sacrément de magie. Pour un film avec un éléphant qui vole, pour ma part, je n’ai pas décollé.

[CRITIQUE] Marie Stuart, Reine d’Écosse, de Josie Rourke

L’Histoire romanesque du Royaume-Uni et du face-à-face entre Elisabeth 1er et Marie Stuart restent toujours une source d’inspiration inépuisable, quelque soit le point de vue choisi. Dernier exemple en date, ce petit bijou classique réalisé par Josie Rourke et porté par la merveilleuse Saoirse Ronan qui narre le destin à la fois tragique et formidable d’une Reine bafouée et trahie par les siens. Superbe et dramatique, Marie Stuart, Reine d’Écosse livre un récit tragique, cocoonné dans des décors et des costumes picturaux qui embellissent un tableau superbe et soigneusement réalisé.