Tendu, sombre et haletant, Paradise Lost nous plonge dans l'univers haletant de Pablo Escobar. Pour son premier film, Andrea Di Stefano choisit de s'inspirer du plus légendaires des trafiquants de drogue pour dessiner un drame palpitant, mêlant une romance maudite et une confrontation de tous les instants entre le bien et le mal. Si Paradise Lost parvient à aller jusqu'au bout de ses idées et s'offre une performance superbe de Benicio Del Toro, la mise en scène maladroite et peu maîtrisée d'Andrea Di Stefano rend l'entrée en matière difficile tandis que le montage abrupt du film dérange. Une réussite mitigée, donc...
Étiquette : piège
[À VOIR ABSOLUMENT] Gone Girl : Un piège diabolique et brillant !
Incroyablement retors, pervers et brillant, Gone Girl est le nouveau piège diabolique et jouissif de David Fincher. Dire que ce film est plein de surprises est un véritable euphémisme tant Gone Girl scotche sur place et laisse pantois face à tant de génie. Une réalisation impeccable, un duo d'acteurs fantastique et une histoire excellente, David Fincher nous offre indéniablement un des meilleurs films de l'année (et de sa carrière), entre jeux de pouvoirs et manipulation. Amen.
Avant d’aller dormir : Soporifique
Amorphe et bien trop long, Avant D'Aller Dormir est un thriller ronflant qui ne fait qu'étirer une intrigue inutilement au lieu d'y répondre. Rowan Joffe a bien du mal à adapter ce roman à l'histoire originale, tant le film manque cruellement de rythme et ne fait que contempler une Nicole Kidman, certes convaincante, en avançant à pas de mouche. Malgré un twist final revigorant, Avant D'Aller Dormir est marqué par un dernier tiers inutilement violent, sans jamais parvenir à réveiller un ensemble endormi. Dommage.
Enemy : Trop lent et laborieux, malgré une intrigue brillante (+ explication du film)
Lent et contemplatif, le dernier film de Denis Villeneuve est laborieux. À trop vouloir jouer la carte du mystère, Enemy surfe finalement sur énormément de vide à travers la quête d'un homme face à son sosie et la personnification de ses craintes. Malgré une ambiance feutrée et intrigante, Enemy ne parvient jamais à installer le malaise et la curiosité escompté, entre une histoire prévisible et un traitement éteint, où l'étrange laisse rapidement place à l'ennui. Après le très haletant Prisoners, j'espérai bien mieux.
