[CRITIQUE] Arctic, de Joe Penna

Entre courage et désespoir, Arctic retrace le parcours haletant d’un survival glacé, habité par un Mads Mikkelsen isolé et bouleversant. Joe Penna signe un récit solide, rude et étonnamment engageant, alors qu’il ne repose sur aucune backstory particulière. Remarquable.

[CRITIQUE] Les Frères Sisters, de Jacques Audiard

Le cinéma de Jacques Audiard mêle souvent la violence la plus brute avec des portraits d’une humanité à la fois poignante mais aussi singulière par sa normalité. À travers un western éprouvant, porté par un fratrie de tueurs à gages et une Amérique en pleine ruée vers l’or, Les Frères Sisters impose un récit aussi implacable que magnétique, aussi poussiéreux que lumineux. Dans ce casting étoilé, John C. Reilly se démarque dans ce film de bonhommes, entre introspection et mouvement à suivre pour survivre, tandis que la mise en scène de Jacques Audiard souligne une épopée picturale et audacieuse. Un western classique et brutal, mais surtout un drame profond, étonnant mais aussi très lourd.

[CRITIQUE] Daphné, de Peter Mackie Burns

Tranche de vie moderne et citadine, Daphné plonge dans un quotidien à la routine bien huilée, entre mal-être et indifférence. Le film de Peter Mackie Burns explore le cheminement vers la prise de conscience d’une jeune femme à la dérive, dans un portrait incisif et sans fioriture. Cependant, malgré un récit abouti, j’ai eu du mal à s’attacher à cette Daphné impassible et souvent froide, à la sensibilité un peu trop engourdie pour être attachante.

[CRITIQUE] Le Bonhomme de Neige, de Tomas Alfredson

Adapté du roman de Jo Nesbø, Le Bonhomme de Neige est un thriller policier tortueux explorant la dimension familiale à travers la traque d’un tueur insaisissable. Tomas Alfredson signe un film au début prenant, aussi bien grâce à son intrigue qu’une atmosphère glacée savamment entretenue, mais rapidement l’ensemble se laisse posséder par une léthargie latente. Manquant de dynamisme et de maîtrise, Le Bonhomme de Neige saborde son dernier tiers à travers une conclusion tronquée et un poil creuse. Dommage.

[CRITIQUE] La Montagne Entre Nous, d’Hany Abu-Assad

Le pitch : Livrés à eux-mêmes après le crash de leur avion en pleine montagne, deux étrangers doivent compter l’un sur l’autre pour faire face aux conditions extrêmes. Réalisant qu’ils n’ont aucun espoir d’être secourus, ils tentent leur chance à travers des centaines de kilomètres de nature hostile, acceptant que ce n’est qu’ensemble qu’ils pourront trouver le courage de tenter de survivre.

[CRITIQUE] Atomic Blonde, de David Leitch

Action survitaminée et ambiance après-guerre, Atomic Blonde a les atours du film testostéroné classique dont la principale originalité est d’avoir une femme dans le rôle du héros. Dans l’ensemble, le film de David Leitch est plutôt bien fichu car ambitieux et marqué par une réalisation maîtrisée. Mais en y regardant de plus près, Atomic Blonde est surtout desservi par un scénario trop complexe et peu engageant, ce qui rend le film aussi froid que lassant, malgré une surdose d’action explosive et une volonté bien présente de livrer un film cool et une héroïne badass…

[CRITIQUE] Brimstone, de Martin Koolhoven

Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle. Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille. Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite. Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…