[CRITIQUE] The Place, de Paolo Genovese

Fascinant, joueur et cruel, le nouveau film choral de Paolo Genovese continue d’explorer avec une justesse un poil vicieuse mais efficace les limites morales de ses personnages, ballottés entre le libre arbitre et leurs actions karmiques. The Place campe entre le bien et le mal, tissant une intrigue psychologique retors sous forme d’un huis-clos oral et original Intéressant, prenant et hautement musical en VO.

[SÉRIE TV] You : L’obsession 2.0

Joe, le gérant d’une librairie new-yorkaise, devient obsédé par Beck, une jeune aspirante écrivaine qui partage sa passion pour les livres et pour la poésie. Persuadé qu’ils sont faits l’un pour l’autre, il va alors se servir des réseaux sociaux pour nourrir son obsession, savoir en permanence où elle se trouve et ce qu’elle fait, et tenter de faire tomber tous les obstacles qui pourraient…

[COUP DE CŒUR] Love Hunters, de Ben Young

Australie, été 1987. Un soir, alors que la jeune Vicki Maloney se rend à une soirée, elle est abordée dans la rue par Evelyn et John White, deux trentenaires qui l’invitent chez eux. Sur place, elle comprend qu’elle est tombée dans un piège. Séquestrée, sa seule chance de survie sera d’exploiter les failles du couple…

[CRITIQUE] Brimstone, de Martin Koolhoven

Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle. Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille. Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite. Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…

[COUP DE CŒUR] Mademoiselle, de Park Chan-Wook

Entre manigances et explorations du plaisir sous toutes ses formes, le nouveau film de Park Chan-Wook est une œuvre à la fois poétique que fascinante, cristallisant le pouvoir patriarcal asiatique issu des traditions, dans un jeu de dupes aussi diabolique que sensuel. Visuellement, Mademoiselle est d’une beauté époustouflante où la direction artistique et le sens esthétique aigu du réalisateur font toujours mouche, sublimant un casting impérial et une intrigue aussi captivante que perverse. Evidemment, j’ai adoré.

[CRITIQUE] La Fille du Train, de Tate Taylor

Troublant et haletant, La Fille du Train scrute les faux-semblants et les secrets de ses personnages dans un thriller plutôt bien ficelé. Emily Blunt est parfaite dans un rôle à fleur de peau, agissant comme le reflet vivant de nos propres angoisses, tandis que Tate Taylor nous mène par le bout du nez, jouant avec les apparences et l’accessibilité palpable de ses personnages. La Fille du Train intrigue et fascine parfois, tant la fiction est renforcée par une réalité dérangeante, traversé par des sujets tabous (l’alcoolisme, la violence conjugale…).

[CRITIQUE] Arrêtez-Moi Là, de Gilles Bannier

Prenant et parfois révoltant, le premier film de Gilles Bannier s’émancipe de la piste facile de l’erreur judiciaire pour s’attacher à la chute d’un homme innocent jeté en prison. Entre faits divers et thriller, Arrêtez-Moi Là prend aux tripes en mettant instantanément le spectateur aux cotés de son personnage principal, tandis qu’il endure son calvaire, incarné par un Reda Kateb remarquable et touchant.