[CRITIQUE] Us, de Jordan Peele

Jordan Peele est de retour avec un nouveau thriller aux pendants horrifiques. Visant une Amérique à double visage à travers une métaphore à peine voilée, Us démarre avec de bons arguments pour mettre en appétit dès les premières minutes : une réalisation soignée et une Lupita Nyong’o glaçante dans son deuxième rôle. Seulement, à l’arrivée, entre trop plein d’expositions et des longueurs contemplatives, il manque l’essentiel : une intrigue solide. Mal exploité et franchement long, Us est une déception cinglante après le succès euphorisant qu’avait été Get Out.

[CRITIQUE] La Grande Aventure Lego 2 de Mike Mitchell

Bruyant et reposant constamment sur ses lauriers, La Grande Aventure Lego 2 n’est pas vraiment super-génial. Là où l’originalité et l’imagination fleurissante était au centre d’une aventure réjouissante dans le premier opus, cette suite signée Mike Mitchell capitalise sur une bande-originale insistante, un scénario surchargé et criblé de références, tandis que le rappel à la réalité persistant finit de ruiner le charme inventif créé par le film original de Phil Lord et Chris Miller. Tout est super décevaaaaaannnnt !

[CRITIQUE] Le Retour de Mary Poppins, de Rob Marshall

20 ans après le premier film, Rob Marshall propose les retrouvailles avec la plus célèbre gouvernante anglaise du monde dans Le Retour de Mary Poppins. L’ensemble résiste à l’appel des sirènes des comédies musicales pop et modernes pour conserver le charme british de l’époque, à travers une réalisation à l’ambiance chaleureuse et aux couleurs acidulées. Entre nostalgie et hommage, Le Retour de Mary Poppins prolonge cette aventure familiale, peut-être un poil trop chargée en chansons interchangeables, mais tout de même portée par Emily Blunt, merveilleuse comme toujours.

[CRITIQUE] Les Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald, de David Yates

1927. Quelques mois après sa capture, le célèbre sorcier Gellert Grindelwald s’évade comme il l’avait promis et de façon spectaculaire. Réunissant de plus en plus de partisans, il est à l’origine d’attaque d’humains normaux par des sorciers et seul celui qu’il considérait autrefois comme un ami, Albus Dumbledore, semble capable de l’arrêter. Mais Dumbledore va devoir faire appel au seul sorcier ayant déjoué les plans de Grindelwald auparavant : son ancien élève Norbert Dragonneau. L’aventure qui les attend réunit Norbert avec Tina, Queenie et Jacob, mais cette mission va également tester la loyauté de chacun face aux nouveaux dangers qui se dressent sur leur chemin, dans un monde magique plus dangereux et divisé que jamais.

[CRITIQUE] La Nonne, de Corin Hardy

Dernier né de la saga Conjuring, La Nonne revient sur cette bonne sœur maléfique qui hantait déjà le couple Warren dans Conjuring 2 – Le Cas Enfield. Corin Hardy prend la relève et tricote un film bancal, qui siphonne le potentiel de la saga à travers une intrigue mal fagotée. Monté à la truelle, piqué par des jumpscares bien trop sonores et hanté par des personnages écrits les yeux fermés, La Nonne ne fait que surfer sur la vague et a bien du mal à faire frissonner avec un préquel mal raccordé et sans véritable intérêt. Quel gâchis.