La saga Insidious s'offre un nouveau chapitre, un nouveau réalisateur et quitte la famille Lambert pour un opus plus léger, plus jeune et moins efficace. Si Insidious : Chapitre 3 doit beaucoup au succès des deux précédents films, Leigh Whannell parvient à développer une histoire indépendante, un chouilla prévisible mais rehaussée par de jolis moments d'angoisse, souvent trop courts. Cependant, l'abus de jumpscares, un montage abrupt et le repos évident sur des pistes déjà lancées par James Wan rendent Insidious : Chapitre 3 un peu plus faible, malgré une intrigue de fond sympathique.
Étiquette : démoniaque
[VIDÉO] Paranormal Activity 5 – The Ghost Dimension : Découvrez la bande-annonce
La famille Fleeges emménage dans une nouvelle maison et découvre dans le garage des cassettes vidéos et une caméra leur permettant de voir ce qui se déroule véritablement autour d'eux... En salles le 21 octobre 2015 Réalisé par Gregory Plotkin Avec Chris J. Murray, Brittany Shaw, Ivy George…
Annabelle : Trop facile, malgré une ambiance soignée
Pour un film réalisé à la hâte après le succès de Conjuring - Les Dossiers Warren l'année dernière, Annabelle réussit à trouver un chemin presque satisfaisant, bien que trop hésitant. Doté d'une mise en scène maladroite largement influencée par le film Rosemary's Baby, le film de John R. Leonetti repose sur une intriguée basique et des jumpscares trop prévisibles. Cependant, quelques passages s'avèrent plutôt efficaces et Annabelle parvient à maintenir une ambiance intéressante qui saura faire son petit effet chez les plus jeunes sensibles. Seule l'utilisation de la poupée Annabelle me laisse réellement perplexe, car l'objet est précédé par sa réputation mais s'avère finalement secondaire dans son propre film. Étrange.
Délivre-nous du mal : Et de l’ennui ?
Ambiance nocturne, bruits inquiétants et comportements étranges... Scott Derrickson semble avoir méthodiquement consulté l'Abécédaire de l'horreur tandis qu'il concoctait son dernier film. Gonflé par un casting solide, Délivre-Nous Du Mal propose une histoire alléchante où le frisson n'est jamais loin. Et pourtant, à cause d'un certain manque d'enjeu dramatique et d'ambition autour des personnages, le film surfe sur du vide, ne parvenant jamais à franchir la frontière de l'épouvante. Entre mysticisme et pragmatisme, Scott Derrickson tente de maintenir une tension oppressante tout au long du film en confrontant le normal au paranormal, avant de tout simplement pomper un de ces précédents films, L'Exorcisme d'Emily Rose, allant jusqu'à calquer la fameuse scène d'exorcisme, avec beaucoup moins de panache. Bref, malgré beaucoup d'efforts, le trouillomètre reste à plat.
[VIDÉO] Délivre-nous du mal : Affiche, bande-annonce et un extrait
La violence et la noirceur, le sergent Ralph Sarchie connaît bien. Flic dans le Bronx, il est chaque jour témoin du pire de la nature humaine. Ce qu’il endure a même fini par affecter sa relation avec sa femme, Jen, et leur petite fille, Christina. Pourtant, rien ne l’avait préparé à l’affaire que lui et son partenaire Butler vont découvrir. Dépassé, Sarchie va devoir s’allier à un prêtre renégat dont la foi a souvent vacillé, qui tente de le convaincre que les horribles événements qui se multiplient sont liés à des possessions démoniaques… Ensemble, le policier et le prêtre accumulent les preuves que le Mal est à l’œuvre, et Sarchie est forcé de remettre en cause tout ce en quoi il a toujours cru pour combattre les puissances occultes qui menacent la ville et sa famille… En salles le 3 septembre 2014 Réalisé par Scott Derrickson Avec Eric Bana, Edgar Ramírez, Olivia Munn...
The Baby : De bonnes idées mais zéro ambition
Si le parallèle entre la grossesse et la possession démoniaque était osé, il devient assez percutant dans The Baby. À mi-chemin entre le found-footage et le docu-fiction, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett réalisent un film assez scolaire et mollasson, malgré un scénario simple et tangible. Malheureusement, The Baby a beau rassembler tous les codes du film d'épouvante, le film est totalement desservi par un montage final aux coupes agressives et des stratagèmes (jumpscares) beaucoup trop prévisibles. Le trouillomètre ne décolle jamais devant l'absence d'ambition du film, malgré une ambiance initialement prometteuse. Dommage...
C’est la fin : Exclusif, potache et un tantinet lourdingue
Annoncé comme la comédie de l'année (rivalisant donc avec Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde, d'Edgar Wright), C'est La Fin est effectivement un gros délire entre potes, mené par Seth Rogen et co-réalisé par Evan Goldberg. Surfant à fond sur l'auto-dérision et la parodie, C'est La Fin revisite la fin du monde à gros coups de références rimant avec "private joke" pour les amateurs de diarrhées verbales orientées sous la ceinture. Malgré quelques moments d'humour collégien et efficace, C'est La Fin piétine dangereusement la fine limite entre la prétention et le second degré, ce sera finalement au public de trancher. Attention, c'est potache et ça tâche.
Conjuring – Les dossiers Warren : Captivant, stressant et recherché
Étoffé, captivant et riche en événements effrayants, Conjuring - Les dossiers Warren fait partie des exceptions réjouissantes et prometteuses qui relèvent le niveau de cette nouvelle vague de films d'horreur 2.0 qui a tant de mal à convaincre. James Wan nous propose un film véritablement prenant et crédible, à l'atmosphère angoissante, adapté d'une histoire (il parait) vraie. Un scénario crédible, enrichi par un véritable effort de mise en scène et d'imagination, Conjuring propose un film alléchant et construit, avec une simplicité étonnante et souvent efficace qui ne manquera pas de faire réagir un public sensible. Cependant, l'ensemble reste assez soft car trop appliqué et attendu, du coup les aficionados de films d'épouvante risquent de rester sur leurs faims car Conjuring a tendance à manquer de subtilité et les ficelles sont aussi grosses que des poutres apparentes. Un résultat plutôt mitigé mais qui penche vers du positif, car je suis prête à parier que Conjuring - Les dossiers Warren sera responsable de nombreuses nuits blanches et autres sommeils agités...
Evil Dead : Gore et efficace
32 ans après la sortie du culte Evil Dead de Sam Raimi, ce dernier a décidé qu'il serait temps de lui donner un petit coup de jeune. Pari risqué pour Raimi, surtout quand on voit ce qu'a donné le dernier né de Ghost House Pictures (je parle du ridicule film Possédée, bien sûr), mais Evil Dead est finalement une très bonne surprise. La cuvée 2013 tient ses promesses, aussi gore que flippant tout en restant fun et fidèle à l'empreinte du film original. Plutôt que de nous embrouiller avec des stratagèmes essoufflés Fede Alvarez, le réalisateur, a bien compris qu'on en voulait pour notre argent et nous voilà généreusement servi. Pour Evil Dead, qu'on se le dise, on évite de prendre du pop-corn. Giclée de sang, cris hystériques, angoisse permanente, le cinéma d'horreur est de retour. Et même s'il s'agit d'un remake, cette nouvelle version d'Evil Dead est plus qu'honorable.
