Comédie

[CRITIQUE] Lolo, de Julie Delpy

Sympathique et très piquant, Lolo est peut-être moins affûté que les films précédents de la curieuse Julie Delpy, mais reste une comédie agréable où la légèreté apparente dévoile un sujet plus profond que la réalisatrice explore avec humour. À travers un film coloré qui égratigne mine de rien un Paris bobo cristallisé dans un univers arty et arrogant, Julie Delpy illustre une relation mère-fils œdipienne avec une perspicacité vive et jubilatoire qui empêche Lolo de sombrer dans la morale accusatrice qui irait pourtant bien avec son sujet. Résultat, Lolo est un régal à la fois drôle et vache...ment cash !

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Jamais Entre Amis, de Leslye Headland

Avec un titre et un pitch aussi entendu, Jamais Entre Amis avait l'obligation de surprendre pour sortir du lot. C'est chose faite ! Grâce à un duo aussi drôle qu'attachant, le film de Leslye Headland joue la carte de l'anti-glamour et apparaît comme le cousin moderne de la comédie culte de Rob Reiner, Quand Harry Rencontre Sally, osant mêler raisons et sentiment avec le grain de folie nécessaire pour ne pas sombrer dans l'ennui. Résultat on s'amuse, peut-être même que certains s'informeront 😉 et on craque littéralement pour ce couple un peu givré mais adorable !

Romance

[CRITIQUE] Cendrillon, de Kenneth Branagh

La Princesse (avec un grand P) s'offre une nouvelle adaptation au cinéma en prise de vues réelles. Après Blanche-Neige et Maléfique, les studios Disney offre un nouveau souffle à Cendrillon, à travers un film attendrissant qui recapture la féerie et la magie du plus célèbre des contes de fées grâce à des effets spéciaux ravissants et une photographie superbe. Cependant, j'aurai pu tout à fait retomber en enfance si le ton du film n'était pas aussi enfantin. Cendrillon est un dessin animé que je revois aujourd'hui avec grand plaisir, en excusant volontiers son pendant hyper archaïque car cela reste une histoire qui me fait rêver ; mais avec le film, l'histoire en fait beaucoup trop et cumule les scènes contemplatives. Du coup, si Cendrillon sera un véritable succès auprès des enfants, chez les adultes, la trame un poil trop naïve aura tendance à atténuer la magie.

Comédie, Drame

Papa Was Not A Rolling Stone : Horripilant

Grossier, laid et irritant, Papa Was Not A Rolling Stone se rêvait portrait nature et optimiste d'une jeunesse défavorisée mais pleine d'espoir. Se justifiant derrière une éventuelle inspiration d'une éventuelle histoire vraie (la vie ultra intéressante de la réalisatrice, donc), le film de Sylvie Ohayon est une caricature complaisante et souvent insupportable d'un certain milieu stigmatisé tant le trait y est épaissi et vulgarisé au maximum. Faussement choquant, vraiment antipathique, Papa Was Not A Rolling Stone multiplie les clichés les plus faciles dans un ensemble artificiel et bricolé, fleurant souvent bon le déjà vu et la facilité la plus creuse. Rédhibitoire.

Drame

Sils Maria : Troublant et décevant

Troublant et étrange, le dernier film d'Olivier Assayas est une œuvre en demi-teinte, portée par un duo d'actrices brillantes. Sils Maria s'articule autour du remake d'une pièce de théâtre et offre une vision intéressante de l'industrie du cinéma vue de l'intérieur. À travers la relation ambiguë et envahissante entre une actrice et son assistante, Sils Maria fustige le cinéma contemporain en opposant deux générations contrastées et obligées de co-exister à cause des ambitions hollywoodiennes. L'exercice est ambitieux, et surtout intéressant, pourtant à force de lancer plusieurs intrigues à la fois, Sils Maria ne parvient pas à aboutir, laissant alors planer un sentiment de frustration et obligeant son public à trouver ses propres réponses avec le peu d'éléments offerts. Dommage, car Kristen Stewart et Juliette Binoche sont véritablement excellentes.