[CRITIQUE] J’Irai Où Tu Iras, de Géraldine Nakache

Vali et Mina sont deux sœurs que tout oppose, éloignées par les épreuves de la vie. L’une est chanteuse, rêveuse et émotive. L’autre est thérapeute, distante et rationnelle. Leur père aimant finit par trouver l’occasion rêvée pour les rassembler le temps d’un week-end et tenter de les réconcilier : Vali a décroché une audition à Paris et c’est Mina qui va devoir l’y emmener malgré son mépris pour la passion de sa sœur. C’est une histoire de retrouvailles, une histoire d’amour entre deux sœurs, l’histoire d’une famille qui s’aime mais qui ne sait plus se le dire.

[CRITIQUE] Scary Stories, d’André Øvredal

Dans un manoir abandonné, un groupe de jeunes trouve un livre qui raconte des histoires terrifiantes. Mais cette trouvaille n’est pas sans conséquence : la lecture du livre permet à ses effroyables créatures de prendre vie… La petite ville va alors faire face à une vague de morts particulièrement atroces, et chacun devra affronter ses pires peurs pour sauver les habitants et arrêter ce carnage.

[CRITIQUE] Ferdinand, de Carlos Saldanha

Étonnamment attachant et décalé, Ferdinand propose un film d’animation festif et divertissant. Carlos Saldanha livre les aventures d’un taureau pas comme les autres avec une jolie morale contre la violence, autour du thème de la corrida… sans verser pour autant dans la revendication. Au contraire, Ferdinand vise le divertissement haut en couleurs, avec beaucoup d’humour et une touche de folie. Inattendu et chaleureux, le film de Carlos Saldanha est une jolie surprise pour les fêtes, loin de ses apparences trop mignonettes qui laissaient supposés un film enfantin.

[COUP DE CŒUR] Quelques Minutes Après Minuit, de Juan Antonio Bayona

Bouleversant et enchanteur, le nouveau film de Juan Antonio Bayona est une aventure fantastique dans l’imaginaire d’un enfant confronté à un drame terrible. Quelques Minutes Après Minuit compose un univers extraordinaire, j’ai beaucoup aimé l’ambiance et le style très visuel et graphique, transformant ce film en un conte palpable, vivant et immersif. Sur les traces de Spielberg et de Del Toro, Juan Antonio Bayona est tout simplement magique et, en même temps, terriblement douloureux.

[CRITIQUE] Peter et Elliott Le Dragon, de David Lowery

Depuis de longues années, M. Meacham, un vieux sculpteur sur bois, régale les enfants du coin avec ses histoires sur un féroce dragon qui vivrait au plus profond de la forêt voisine. Pour sa fille Grace, garde forestière de son état, tout ceci n’est que contes à dormir debout… jusqu’au jour où elle fait connaissance avec Peter. Ce mystérieux petit garçon de 10 ans – qui dit n’avoir ni famille ni foyer – assure qu’il vit dans les bois avec un dragon géant baptisé Elliott. Et la description qu’il en fait correspond étonnamment à celui dont parle son père… Avec l’aide de la jeune Natalie – la fille de Jack, le propriétaire de la scierie -, Grace va tout mettre en oeuvre pour découvrir qui est vraiment Peter, d’où il vient, et percer le secret de son incroyable histoire…

[CRITIQUE] Un Moment d’Égarement, de Jean-François Richet

Ensoleillé et délicieusement frais, Un Moment d’Égarement est une comédie drôle et légère qui fleure bon les flirts estivaux et le sable chaud. Jean-François Richet livre un film sans prise de tête, sympathique et agréable sur les chassés-croisés sentimentaux entre deux pères et leurs filles, entre crise de la quarantaine et crise d’ados. Un bon moment.

[CRITIQUE] À La Poursuite de Demain, de Brad Bird

Spécialistes du divertissement familial, les studios Disney proposent un film d’aventures étonnant et débordant d’une énergie communicative. Habité par des personnages attachants et plein de ressources, À La Poursuite de Demain est surtout un univers visuel superbe et travaillé, grâce à des décors fabuleux tout droit sortis de l’imaginaire, quelque part entre la science-fiction et l’animation. Cependant, le film de Brad Bird est traversé par une morale bien-pensante et trop sucrée qui rend l’ensemble parfois trop enfantin, ce qui risque de laisser les moins jeunes d’entre nous sur le carreau.

[CRITIQUE] Cendrillon, de Kenneth Branagh

La Princesse (avec un grand P) s’offre une nouvelle adaptation au cinéma en prise de vues réelles. Après Blanche-Neige et Maléfique, les studios Disney offre un nouveau souffle à Cendrillon, à travers un film attendrissant qui recapture la féerie et la magie du plus célèbre des contes de fées grâce à des effets spéciaux ravissants et une photographie superbe. Cependant, j’aurai pu tout à fait retomber en enfance si le ton du film n’était pas aussi enfantin. Cendrillon est un dessin animé que je revois aujourd’hui avec grand plaisir, en excusant volontiers son pendant hyper archaïque car cela reste une histoire qui me fait rêver ; mais avec le film, l’histoire en fait beaucoup trop et cumule les scènes contemplatives. Du coup, si Cendrillon sera un véritable succès auprès des enfants, chez les adultes, la trame un poil trop naïve aura tendance à atténuer la magie.

Khumba : Un bon moment pour les plus jeunes

Le studio TriggerFish est de retour avec un nouveau film d’animation. Leur premier, Drôles d’Oiseaux compensait une forme trop fragile par un fond assez intéressant. Avec Khumba, le studio propose une nouvelle histoire avec un message toujours fort. Le film est-il parvenu à combler ses lacunes ?