[CRITIQUE] Suspiria, de Luca Guadagnigno

Susie Bannion, jeune danseuse américaine, débarque à Berlin dans l’espoir d’intégrer la célèbre compagnie de danse Helena Markos. Madame Blanc, sa chorégraphe, impressionnée par son talent, promeut Susie danseuse étoile. Tandis que les répétitions du ballet final s’intensifient, les deux femmes deviennent de plus en plus proches. C’est alors que Susie commence à faire de terrifiantes découvertes sur la compagnie et celles qui la dirigent…

[CRITIQUE] Tamara Vol. 2, d’Alexandre Castagnetti

Après un premier opus fleurant bon la romcom adolescente, Tamara Vol. 2 s’aventure vers le passage à l’âge adulte et confirme l’essai avec une comédie hilarante, aussi légère, actuelle et tout aussi agréablement naïve. Alexandre Castagnetti parvient à faire évoluer ses personnages à travers un récit survolté, entre soif de reconnaissance sociale et nouveaux décors, tout en gardant la romance au centre. Tamara Vol. 2 est assumé, ne cherche pas à se prendre au sérieux et c’est ce qui en fait un véritable plaisir non-coupable à dévorer sans complexe cet été !

[VIDÉO] Tamara Vol. 2 : Découvrez l’affiche et la bande-annonce

Tamara est séparée de Diego depuis deux ans. Elle quitte enfin le nid pour vivre l’aventure étuidante à Paris avec sa copine Sam. En galère d’appartement, elles acceptent une coloc avec Wagner. Problème : Diego fait partie du lot, et il n’est plus célibataire ! Pour Tamara, qui rêve d’oublier sa petite vie de province, ça commence mal… Et tout se complique lorsqu’elle flashe sur James, le mec parfait : étudiant-photographe-mannequin-DJ canon, star des réseaux sociaux ! Pour l’approcher, elle va devoir devenir populaire et jouer dans la cour des grandes… Tout ça sous le regard de Diego… Entre la fac, l’ex, le futur-ex et des parents toujours sur son dos, il va falloir faire les bons choix !

Réalisé par Alexandre Castagnetti
En salles le 4 juillet 2018
Avec Héloïse Martin, Rayane Bensetti, Sylvie Testud…

[CRITIQUE] Jour J, de Reem Kherici

Après un premier film drôle, très girly et un peu facile, Reem Kherici se lance un nouveau défi : moins de romcom et plus de rires. Taillé dans la suite de sketchs hilarants alliant une tonalité moderne et accessible à un esprit définitivement féminin, Jour J est un véritable cocktail de bonne humeur, bien rythmé et à la légèreté assumée et même caractéristique. Reem Kherici ose le vaudeville sur grand écran, à travers une comédie surfe peut-être sur une intrigue cousue de fils blancs, oui, mais sacrément efficace et irrésistible. Belle réussite !

[CRITIQUE] Tamara, d’Alexandre Castagnetti

Tamara, 15 ans, complexée par ses rondeurs, décide à son entrée en seconde de se débarrasser de son étiquette de « grosse ». Pour clouer le bec des mauvaises langues, elle fait le pari avec sa meilleure amie de sortir avec le premier garçon qui passera la porte de la classe. Manque de bol, ce garçon s’avère être Diego, le plus beau mec du lycée. Le pari se complique pour Tamara…. Entre les sales coups des garces du lycée, une mère poule, les conseils « drague » de sa petite sœur, Tamara va vivre une année mémorable !

[CRITIQUE] Arrête Ton Cinéma, de Diane Kurys

Pour son nouveau film, Diane Kurys adapte le dernier roman de Sylvie Testud en une comédie piquante où le ridicule et l’exagération règnent en maître dans un monde souvent fantasmé : le cinéma. Arrête Ton Cinéma a des allures de parcours initiatique à contre-sens, alignant tous les mauvais choix d’une jeune réalisatrice et ses conséquences. Entre auto-dérision et soumission, le film est surtout rattrapé par le duo Josiane Balasko / Zabou Breitman en méchantes castratrices et déjantées.

[CRITIQUE] Au Plus Près Du Soleil, d’Yves Angelo

À la fois curieux et dérangeant, Yves Angelo livre un drame cousu autour d’un mensonge, dont le fil s’étire jusqu’au malaise. Au Plus Près Du Soleil est un enfer pavé de bonnes intentions, à la mise en scène atypique et nébuleuse qui intrigue, donnant du relief à un ensemble parfois traînant. Tragique et étrange, Au Plus Près Du Soleil laisse songeur et reste entêtant, longtemps après la séance. C’est dire : cela fait bien une semaine que je l’ai vu, je ne sais toujours pas si je l’ai aimé !

Papa Was Not A Rolling Stone : Horripilant

Grossier, laid et irritant, Papa Was Not A Rolling Stone se rêvait portrait nature et optimiste d’une jeunesse défavorisée mais pleine d’espoir. Se justifiant derrière une éventuelle inspiration d’une éventuelle histoire vraie (la vie ultra intéressante de la réalisatrice, donc), le film de Sylvie Ohayon est une caricature complaisante et souvent insupportable d’un certain milieu stigmatisé tant le trait y est épaissi et vulgarisé au maximum. Faussement choquant, vraiment antipathique, Papa Was Not A Rolling Stone multiplie les clichés les plus faciles dans un ensemble artificiel et bricolé, fleurant souvent bon le déjà vu et la facilité la plus creuse. Rédhibitoire.

Sous les jupes des filles : Décevant et réducteur, malgré un casting alléchant

Guilleret et dynamique, Sous Les Jupes Des Filles est une comédie se voulait actuelle, cherchant à démystifier les femmes d’aujourd’hui. Au premier coup d’œil, Audrey Dana réussit son pari ambitieux en réunissant un casting de rêve et plusieurs trames sympathiques et girly. Mais en y regardant de plus près, derrière un ton faussement osé, Sous Les Jupes Des Filles est tout ce qu’il y a de plus conventionnel tant le film aligne les clichés et autres stéréotypes fumeux, en s’appuyant sur un concept plutôt sexiste (!). Derrière le glamour et le quotidien sexy de ces femmes se cache en vérité un film parfois gênant et surtout bâclé, le tout saupoudré par un poil de vulgarité et une mise en scène trop souvent négligée.

[VIDEO] Sous Les Jupes Des Filles : Affiche et bande-annonce

Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d’affaires, copines, maîtresses ou épouses…
Toutes représentent une facette de la femme d’aujourd’hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes… Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !
En salles le 4 juin 2014
Réalisé par Audrey Dana
Avec Isabelle Adjani, Vanessa Paradis, Alice Taglioni, Géraldine Nakache, Alice Belaïdi, Laetitia Casta, Audrey Dana, Julie Ferrier, Audrey Fleurot, Marina Hands, Sylvie Testud…