Aventure, Romance, Sci-fi

[COUP DE CŒUR] Trois Mille Ans À t’Attendre, de George Miller

Alithea Binnie, bien que satisfaite par sa vie, porte un regard sceptique sur le monde. Un jour, elle rencontre un génie qui lui propose d’exaucer trois vœux en échange de sa liberté. Mais Alithea est bien trop érudite pour ignorer que, dans les contes, les histoires de vœux se terminent mal. Il plaide alors sa cause en lui racontant son passé extraordinaire. Séduite par ses récits, elle finit par formuler un vœu des plus surprenants.

Comédie

[CRITIQUE] The Greatest Showman, de Michael Gracey

Et quel show ! The Greatest Showman nous embarque dans un divertissement à l'enthousiasme et à l'effervescence contagieux dès les premières minutes. La bande-originale et la mise en scène des chorégraphies décoiffent, tandis que Hugh Jackman porte l'ensemble avec une classe folle et une énergie contagieuse. Le film de Michael Gracey aurait frôlé le sans-faute s'il avait proposé un récit un peu moins romancé, tandis que l'ensemble rappelle parfois un certain Moulin Rouge. Oui, les rouages sont hyper classiques, la comédie musicale envahit parfois la narration, pourtant The Greatest Showman offre un moment d'évasion festif, coloré et ambitieux, grâce à des chansons conquérantes et un spectacle continue, déterminé à en mettre plein la vue.

Romance

[CRITIQUE] Cendrillon, de Kenneth Branagh

La Princesse (avec un grand P) s'offre une nouvelle adaptation au cinéma en prise de vues réelles. Après Blanche-Neige et Maléfique, les studios Disney offre un nouveau souffle à Cendrillon, à travers un film attendrissant qui recapture la féerie et la magie du plus célèbre des contes de fées grâce à des effets spéciaux ravissants et une photographie superbe. Cependant, j'aurai pu tout à fait retomber en enfance si le ton du film n'était pas aussi enfantin. Cendrillon est un dessin animé que je revois aujourd'hui avec grand plaisir, en excusant volontiers son pendant hyper archaïque car cela reste une histoire qui me fait rêver ; mais avec le film, l'histoire en fait beaucoup trop et cumule les scènes contemplatives. Du coup, si Cendrillon sera un véritable succès auprès des enfants, chez les adultes, la trame un poil trop naïve aura tendance à atténuer la magie.

Drame, Sci-fi

Maléfique : Un conte réinventé, ambitieux et surprenant

Cela faisait un moment que j'attendais le retour d'Angelina Jolie au cinéma et c'est grâce à Disney que ce jour est enfin arrivé. On pourrait croire que j'ai un léger parti pris sur ce film, mais en restant objective, Maléfique m'a énormément plu. Robert Stromberg revisite l'histoire de La Belle au Bois Dormant avec force et poésie, toujours en gardant l'esprit féerique de l'histoire. Divertissant et bien rythmé, Maléfique allie une histoire entraînante, qui s'émancipe avec brio de l'histoire originale, et une héroïne charismatique et fascinante. Inspiré et abouti, le film reste captivant, malgré quelques longueurs et un ton parfois trop enfantin, surtout grâce à une photographie magnifique soulignant un univers enchanteur aux effets spéciaux stupéfiants. En effet, les Studios Disney s'éloigne enfin de l'univers d'Alice au Pays des Merveilles (2010) pour créer une identité propre au film Maléfique, à la fois fantastique et romanesque, avec une légère empreinte gothique pour conserver une atmosphère mystérieuse. Une véritable aventure visuelle et pleine d'émotions qui émerveillera aussi bien les plus jeunes qu'un public adulte. C'est ça, la magie Disney.

Drame, Romance

Un amour d’hiver : entre déception et nanar…

Avec son univers fantastique et un casting attrayant, Un amour d'hiver ressemble à un conte de Noël ayant quelques mois de retard. Pour son premier film, Akiva Goldsman, malgré un parcours respectable, s'attelle à un projet très ambitieux (pour ne pas dire casse-gueule) et s'empêtre dans un récit sans queue ni tête, vivotant autour d'une amourette prévisible. Dire que la magie n'opère pas est un euphémisme, tant Un amour d'hiver frise un ridicule parfois si absurde qu'il en devient captivant. Dommage.

Épouvante-horreur, Thriller

[Coup de cœur] Stoker : Un conte horrifique, dérangeant et sensuel

Fascinant, brillant et d'une beauté déroutante, Stoker pourrait bien être mon vrai coup de cœur de l'année. Pour son premier film occidental, Park Chan-Wook (Old boy en 2003, Lady vengeance en 2005) nous offre un thriller horrifique à la fois séduisant et repoussant, où les non-dits ont autant d'importance que l'histoire racontée. Truffés de plans symboliques et grâce à une mise en scène précise, Stoker déborde d'une sensualité malsaine, opposant la femme d'âge mûr qui cherche l'attention et la jeune femme qui se découvre, face à un homme déclencheur de vices. Tout cela aurait pu être une histoire banale, gauchement érotique, s'il n'y avait pas cette ombre dérangeante, entre liaisons interdites et fascination morbide, qui entre les mains de Chan-Wook et guidé par un scénario écrit avec brio devient ensorcelant. Un véritable plaisir coupable.