Drame, Romance

La vie d’Adèle : Touchant et sensible, mais bien trop long

Long. Voilà le premier qualificatif qui me vient à l'esprit quand je pense à La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche. C'est long, beaucoup trop long pour exprimer très peu de choses finalement. Une histoire d'amour alanguie sur un sujet qui ne révolutionne plus depuis longtemps, accompagnée par une mise en scène passable, les points positifs sont rares... Malgré tout, la sensibilité à fleur de peau d'Adèle Exarchopoulos offre de jolis moments d'émotions et même si le tournage du film a, semblerait-il, été difficile, La Vie d'Adèle se laisse regarder avec une pointe d'admiration et un léger pincement au cœur pour cette histoire d'amour, finalement, comme les autres.

News

[Vidéos] The Mortal Instruments : Deux mondes s’affrontent… en salles, dès aujourd’hui !

New York, de nos jours. Alors que sa mère est kidnappée par d'étranges créatures, Clary, 15 ans, est témoin d'un meurtre commis lors d'une soirée. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparaît mystérieusement devant ses yeux... Elle découvre alors l'existence d'un monde obscur et parallèle et y fait la rencontre de Jace, un chasseur de vampires. Lorsqu'ils se retrouvent au milieu d'une guerre entre des forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d'ombres, Jace lui viendra en aide. Elle jouera alors dans cette aventure un rôle qu'elle ne soupçonne pas. En salles le 16 octobre 2013. Avec Lily Collins, Jamie Campbell Bower, Jonathan Rhys Meyer...

Biopic

Diana : Une romance fadasse, peu crédible et sans charme

16 ans après la disparition de Lady Diana, une sorte de biopic inintéressant au possible débarque sur nos écrans. Si Diana retrace les dernières années de la vie de la célèbre princesse, c'est avec d'énormes pincettes, beaucoup de minauderies et aucune crédibilité ni prise de risque. En espérant contenter tout le monde, Oliver Hirschbiegel, le réalisateur, se vautre royalement dans un film d'une tiédeur effarante aux allures de téléfilms dignes d'un après-midi sur M6...

Comédie

Les Stagiaires : une publicité pour Google, souvent drôle mais très prévisible

Drôle et divertissant, le film Les stagiaires a le mérite de surprendre là où on ne l'attendait pas. Le dernier film de Shawn Levy (La nuit au musée, Crazy Night, Real Steel), co-écrit par Vince Vaughn, ne payait pourtant pas de mine. Certes, le scénario est cousu de fils blancs mais il regorge toutes fois d'idées efficaces et hilarantes, menées par le duo qui avait si bien fonctionné dans Serial Noceurs (2005). Mixant à merveille et sans lourdeur le choc des générations, Les Stagiaires nous offre de nombreux gags surprenants et souvent déjantés. Et c'est tant mieux, car le reste du film est plutôt convenu et sans prise de risque, cheminant tranquillement vers son happy-end à l'américaine.

Comédie, Romance

Warm Bodies : Un film d’amorphes-vivants !

Si vous pensiez qu'on ne pouvait pas faire pire que Twilight (que j'appelle affectueusement Twoilet) et ses vampires sans consistance qui scintillent au soleil, et bien détrompez-vous : Warm Bodies, adapté du livre éponyme de Isaac Marion, reprend le flambeau avec brio et entreprend scrupuleusement de saccager tout l'attrait horrifique du mort-vivant en le présentant sous une forme plus commerciale. D'une platitude difficilement égalable et doté d'un casting faisant acte de présence, le dernier film de Jonathan Levine (qui nous avait pourtant offert les surprenants All the boys love Mandy Lane en 2006 et 50/50 en 2011) se vautre complètement en nous livrant une amourette entre un mort-vivant et une vivante, qui se voulait drôle et second degré, mais qui au final, ne vaut pas mieux qu'une romance réchauffée et "guimauvaise" pour pré-ados. Cependant, ce n'est pas seulement la love-story pathétique et clichée qui me révolte, mais surtout la déformation horripilante d'une créature gore et aussi représentative du cinéma d'horreur, ridiculisée (et sexualisée) uniquement pour le bon plaisir d'un public plus jeune et surfant sur une certaine mode (discutable), en plus du manque d'originalité autour d'une trame qui aurait vraiment pu fonctionner si Levine n'avait pas ciblé uniquement la midinette de base. Mignon, peut-être, mais avec un ensemble aussi fainéant, Warm Bodies restera, je l'espère, un des nombreux échos, vite oubliés, suscités par le ramdam twilightien...

Romance, Thriller

Möbius : Creux, brouillon et mal exploité

D'une platitude presque douloureuse, Möbius se rêvait film d'espionnage moitié thriller, moitié glamour et finalement se rétame en beauté. Réalisé par Eric Rochant qui, après avoir réalisé deux saison de Mafiosa, le clan (diffusé sur Canal+), a cru avoir compris les ficelles pour obtenir un bon film palpitant et sombre. Et bien, c'est raté. Avec une écriture aussi brouillonne et maladroite, Möbius s’essouffle au bout de quelques minutes pour s'enterrer dans un semblant de romance peu crédible et inintéressante au possible.

Comédie, Romance

20 ans d’écart : Une jolie « romcom » moderne et hilarante !

Il faut savoir, à la base, que je ne suis pas friande de romantisme au cinéma. C'est souvent trop cucul-la-praline à mon goût. Les comédies romantiques, encore moins, car le schéma "1 heure de gag et 30 minutes de nunucherie" est souvent trop présent et casse le rythme. Mais de temps à autres, les soirs où la lune est à l'envers dans le ciel, un scénariste et un réalisateur (parfois, il s'agit d'une seule et même personne) se retrouvent pour créer la parfaite combinaison entre l'humour et le romantisme. Ainsi est né le film 20 ans d'écart, co-écrit et réalisé par David Moreau (connu pour avoir écrit et produit le triste remake de The Eye, en 2008, et le navrant Ils, avec son pote Xavier Palud, en 2006). Hilarant, attendrissant et frais, 20 ans d'écart revisite le terme "cougar" pour le transformer en une histoire attachante, interprétée par un duo sympathique et entraînant.