[CRITIQUE] Les Éternels, de Chloé Zhao (sans spoiler)

Marvel Studios ose une sortie de route audacieuse et, sous la houlette de Chloé Zhao, livre un film différent visant le drame et l’émotion dans une atmosphère fataliste. Loin de l’esbroufe d’un film Avengers, Les Éternels propose une origin story sur des héros méconnus et parvient à la rendre accessible, certes dans un récit un poil trop long mais réhaussé par une esthétique superbe et des promesses alléchantes pour la suite.

[COUP DE CŒUR] The Father, de Florian Zeller

The Father raconte la trajectoire intérieure d’un homme de 81 ans, Anthony, dont la réalité se brise peu à peu sous nos yeux. Mais c’est aussi l’histoire d’Anne, sa fille, qui tente de l’accompagner dans un labyrinthe de questions sans réponses.

[CRITIQUE] Nomadland, de Chloé Zhao

Après avoir tout perdu durant la crise économique mondiale de 2008, Fern, une sexagénaire, se lance dans un voyage à travers l’Ouest américain, vivant en tant que nomade des temps modernes dans une camionnette.

[VIDÉO] Nomadland : Découvrez la bande-annonce

Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte des vastes étendues de l’Ouest américain.
Ce film a été récompensé par les Oscars du Meilleur film, de la Meilleure réalisatrice et de la Meilleure actrice.

Réalisé par Chloe Zhao
En salles le 9 juin 2021
Avec Frances McDormand, David Strathairn, Linda May et Swankie

[CRITIQUE] Jojo Rabbit, de Taika Waititi

Jeu de satire mignon et savoureux, Jojo Rabbit est porté par une douce irrévérence tragi-comique qui anime un récit chargé par une mémoire historique bien réelle. Taika Waititi revisite la jeunesse nazie à travers une fable haute en couleurs, suivant les déboires d’un jeune garçon à l’aube de ses premiers émois. Si le film fait sourire autant qu’il bouleverse, j’attendais néanmoins un objet bien plus piquant et anti-conformiste. Jojo Rabbit se planque un dans un enrobage un poil trop sage, comme si Taika Waititi avait muselé son film pour en faire une œuvre passe-partout, comme un petit bonbon tendre appréciable unanimement. Ceci étant dit, le casting et surtout Roman Griffin Davis, est absolument génial.