Plus mature et plus sombre, Hunger Games : L'embrasement corrige les erreurs du premier opus en nous proposant une adaptation maîtrisée et nettement moins édulcorée. Francis Lawrence nous replonge dans les enjeux politiques de Panem, réussissant à les rendre intéressants et compréhensibles pour ceux qui n'auraient pas lu les livres, tout en débarrassant les personnages de leur mièvrerie initiale. Résultat, malgré un déroulement quasiment similaire au premier film et une fin plutôt frustrante, Hunger Games : L'embrasement dévoile enfin un véritable potentiel addictif grâce à une intrigue à double tranchant, oscillant entre une violence assumée et un triangle amoureux crédible. Si Hunger Games : L'embrasement ne déchaîne pas les foules, ce second film donne très envie de voir la suite !
Étiquette : violent
Kick-Ass 2 : Délirant, trash, fun, violent, osé… Un pur moment !
Déjantée, trash, tordante, la suite tant attendue de Kick-Ass se révèle plus explosive et plus réussie que jamais. C'était un pari risqué et audacieux, mais Jeff Wadlow a su relever le défi car Kick-Ass 2 tient la route du début à la fin, malgré son excentricité débordante (et parfois légèrement effrayante). Fun, impertinent et jouissif, Kick-Ass 2 est un excellent divertissement, surprenant et délirant, d'une sacrée dose d'actions survoltées et de personnages stylés et très hauts en couleurs. Si vous avez aimé le premier opus, foncez sans réfléchir !
American Nightmare : simpliste et crétin
Médiocre, simplet et inutile, American Nightmare est l'exemple parfait d'une idée intéressante, bien que tirée par les cheveux, et mal exploitée. Le scénario est transparent au possible, les personnages sont d'une stupidité sans nom et autant dire que James DeMonaco ne se foule pas des masses pour nous faire croire à son film, qui puise la majeure partie de ses idées dans des classiques (Funny Games, Orange Mécanique...) sans jamais réussir à en capter l'intensité ni le génie. Maigre critique de la société américaine bourgeoise, puritaine et amoureuse de la gâchette, American Nightmare peine à aller jusqu'au bout de son histoire qui tourne en rond, comme beaucoup d'autres films de l'écurie Blumhouse Production (de Paranormal Activity aux récents The bay et Dark Skies). Hymne à la violence, manque de logique aberrant et maladresses tendant légèrement vers l'incitation à la haine... American Nightmare collectionne les mauvais points et ne vole pas plus haut qu'un fantasme malsain d'adolescent perturbé.
Only God Forgives : Une expérience arty, violente et fascinante
Deux ans après l'énorme succès de Drive, Nicolas Winding Refn nous revient avec un nouvel opus en compagnie de son acteur favori du moment, à savoir Ryan Gosling. Only God Forgives est un superbe ovni (ofni ?) expérimental et artistique, vibrant d'une violence latente bien plus prononcée que celle qui est actuellement visible à l'écran. D'une lenteur à la fois frustrante et douloureusement exquise, Only God Forgives prend à la gorge par sa mise en scène particulière et envoûtante, dotée d'une bande-originale quasi omniprésente. Refn nous offre ici le récit idéologique et brutal d'un homme prisonnier de ses pulsions et tiraillé par son devoir d'obéissance envers sa famille. Brillant, original et surprenant, Only God Forgives est d'une beauté époustouflante, aussi bien par son histoire que par sa réalisation. Cependant, une question se pose : le public qui a été conquis par Drive et/ou Ryan Gosling sera-t-il réceptif ? Personnellement, j'en doute.
[Coup de cœur] Stoker : Un conte horrifique, dérangeant et sensuel
Fascinant, brillant et d'une beauté déroutante, Stoker pourrait bien être mon vrai coup de cœur de l'année. Pour son premier film occidental, Park Chan-Wook (Old boy en 2003, Lady vengeance en 2005) nous offre un thriller horrifique à la fois séduisant et repoussant, où les non-dits ont autant d'importance que l'histoire racontée. Truffés de plans symboliques et grâce à une mise en scène précise, Stoker déborde d'une sensualité malsaine, opposant la femme d'âge mûr qui cherche l'attention et la jeune femme qui se découvre, face à un homme déclencheur de vices. Tout cela aurait pu être une histoire banale, gauchement érotique, s'il n'y avait pas cette ombre dérangeante, entre liaisons interdites et fascination morbide, qui entre les mains de Chan-Wook et guidé par un scénario écrit avec brio devient ensorcelant. Un véritable plaisir coupable.
