[CRITIQUE] Baby Driver, d’Edgar Wright

Un nouveau film signé par l’éminent Edgar Wright est toujours attendu avec une excitation plus que fébrile dans les cercles de cinéphiles à tendance geek. Le prodige britannique avait en un seul film imposé son statut de cinéaste incontournable, et chacune de ses suivantes réalisations jouissent de cette aura, malgré leur portée relativement niche. N’ayant jamais goûté au succès populaire et commercial, Edgar Wright était prêt à l’affirmer avec sa collaboration avec les studios Marvel…

[CRITIQUE] The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn

3 ans après l’époustouflant Only God Forgives, Nicolas Winding Refn est de retour avec un thriller dérangeant à l’esthétique léchée, présenté il y a quelques semaines au Festival de Cannes. The Neon Demon explore le culte de la beauté dans sa dimension la plus superficielle où l’envie et la jalousie cultive des ambitions obscènes, explosant les pires travers humains. Si le résultat reste captivant, Nicolas Winding Refn se prend à son propre piège : The Neon Demon s’évapore de minute en minute, cédant à une narration creuse qui repose uniquement sur l’aspect visuel du film, certes incroyablement beau et réussi, mais insuffisant. Déçue, je suis.

Les affiches en arrière-plan…

Je viens de faire quelques petits changements de déco sur mon blog et je pense que ce serait bien de faire un petit aparté à ce sujet.
Des affiches ciné, quoi de plus simple pour un blog ciné… j’ai choisi des affiches minimalistes, plus graphiques et plus sympatoches (je trouve) car j’aime beaucoup le concept. Il faut souvent avoir vu le film, certes, mais les affiches minimalistes sont compréhensibles dès le premiers coups d’œil.

Only God Forgives : Une expérience arty, violente et fascinante

Deux ans après l’énorme succès de Drive, Nicolas Winding Refn nous revient avec un nouvel opus en compagnie de son acteur favori du moment, à savoir Ryan Gosling. Only God Forgives est un superbe ovni (ofni ?) expérimental et artistique, vibrant d’une violence latente bien plus prononcée que celle qui est actuellement visible à l’écran. D’une lenteur à la fois frustrante et douloureusement exquise, Only God Forgives prend à la gorge par sa mise en scène particulière et envoûtante, dotée d’une bande-originale quasi omniprésente. Refn nous offre ici le récit idéologique et brutal d’un homme prisonnier de ses pulsions et tiraillé par son devoir d’obéissance envers sa famille. Brillant, original et surprenant, Only God Forgives est d’une beauté époustouflante, aussi bien par son histoire que par sa réalisation. Cependant, une question se pose : le public qui a été conquis par Drive et/ou Ryan Gosling sera-t-il réceptif ? Personnellement, j’en doute.

The place beyond the pines : Mou du genou et décevant

Sombre et très prometteur, The place beyond the pines est le dernier film de Derek Cianfrance (Blue Valentine en 2010) qui se déroule en trois temps, observant le parcours de différents personnages liés par un même destin. Un triptyque tourmenté et profond, autant par sa construction narrative que par sa mise en scène et pourtant, The place beyond the pines souffre d’un manque d’équilibre déroutant entre ses trois tableaux. Non-abouti et souffrant de beaucoup de longueurs, le film n’est finalement pas le succès escompté. Heureusement, la performance des acteurs ainsi que des personnages forts réussissent à maintenir un léger intérêt nous poussant à tenir jusqu’à la fin.

Bilan 2011 : Get in. Get out. Get away. (Drive)

Le film de l’année : Drive
Le film qui a failli être le film de l’année : We need to talk about Kevin
Le pire film de l’année : Identité Secrète ex-aequo avec Shark 3D (les deux faux-vilains qui collent des caméras sous les requins pour filmer les attaques, le mec qui va se fighter avec un requin au couteau, alors qu’il a un bras arraché, les acteurs pathétiques, l’histoire pourrie… je me doutais que c’était pas fameux mais là, c’était le fond du fond (de la poubelle)