[CRITIQUE] Les Sept Mercenaires, d’Antoine Fuqua

Halte au western spaghetti ! Si Quentin Tarantino avait ouvert la brèche en 2016 avec Les Huit Salopards, Antoine Fuqua reprend le flambeau avec Les Sept Mercenaires, remake du film de John Sturges (1960). Si le chiffre diminue et que l’ambition n’est pas la même, cette nouvelle version du western modernise les clichés du film…

[CRITIQUE] Régression, d’Alejandro Amenábar

14 ans après le film Les Autres, Alejandro Amenábar est de retour avec un nouveau thriller psychologique flirtant avec le cinéma d’épouvante. Forcément, après avoir réalisé un des meilleurs films d’épouvante de ces dernières années – sans mentionner un twist final génial -, le réalisateur espagnol est attendu au tournant avec Régression, un film délicieusement sombre et sournois… mais finalement très faible.

[VIDÉO] Regression : Découvrez la bande-annonce

Minnesota, 1990. L’inspecteur Bruce Kenner enquête sur un crime révoltant dont la jeune Angela accuse son père, John Gray. Lorsque John avoue sa culpabilité de façon tout à fait inattendue et sans garder le moindre souvenir des faits, le docteur Raines, un célèbre psychologue, est appelé à la rescousse. Il va devoir aider John à retrouver la mémoire, mais ce qu’ils vont découvrir cache un terrifiant mystère qui concerne le pays tout entier…

En salles le 28 octobre 2015
Réalisé par Alejandro Amenábar
Avec Emma Watson, Ethan Hawke, David Thewlis…

Oscars 2015 : Les Nominations

Aujourd’hui, l’Académie a révélé les noms des nominés aux Oscars 2015. Comme vu aux Golden Globes, Birdman, Une Merveilleuse Histoire du Temps et The Grand Budapest Hotel font toujours parti des favoris, talonné de près par Boyhood, tandis que la nomination à vie de Meryl Streep fait de moins en moins de doute. Pas de grosse surprise cette année, avec des nominations plutôt attendues et « politiquement correctes » : un peu d’Imitation Game par ci, du Selma par là (pour faire bonne figure), une touche d’American Sniper, Foxcatcher… tous les films formatés pour les Oscars sont présents, ainsi que ceux qui se sont faits remarqués aux US. Mais il y a tout de même de bonnes déceptions…

Boyhood : Douze ans d’émotions et de subtilité

Au cours d’une tranche de vie attendrissante et pleine d’émotions, Richard Linklater offre un film touchant et vrai sur l’adolescence et le passage à l’âge adulte. Filmé chaque été pendant douze ans, Boyhood saisit pleinement les questionnements et les incertitudes qui traversent une période de la vie pleine de contradictions et de mini-bouleversements. Façonné, modelé, bousculé par les événements qui traversent le film et les personnages qui l’entoure, Boyhood éclot lentement sous nos yeux, laissant une empreinte nostalgique, un poil mélancolique, sur ces années qui filent à toute allure et qui ont pourtant une si grande importance lorsqu’on devient adulte. Superbe.

American Nightmare : simpliste et crétin

Médiocre, simplet et inutile, American Nightmare est l’exemple parfait d’une idée intéressante, bien que tirée par les cheveux, et mal exploitée. Le scénario est transparent au possible, les personnages sont d’une stupidité sans nom et autant dire que James DeMonaco ne se foule pas des masses pour nous faire croire à son film, qui puise la majeure partie de ses idées dans des classiques (Funny Games, Orange Mécanique…) sans jamais réussir à en capter l’intensité ni le génie. Maigre critique de la société américaine bourgeoise, puritaine et amoureuse de la gâchette, American Nightmare peine à aller jusqu’au bout de son histoire qui tourne en rond, comme beaucoup d’autres films de l’écurie Blumhouse Production (de Paranormal Activity aux récents The bay et Dark Skies). Hymne à la violence, manque de logique aberrant et maladresses tendant légèrement vers l’incitation à la haine… American Nightmare collectionne les mauvais points et ne vole pas plus haut qu’un fantasme malsain d’adolescent perturbé.