Flop 2017 : Les loupés de l’année

L’heure est venue de se poser et de se faire le bilan de l’année. Comme toujours, faire un « flop 10 » est un exercice compliqué car il faut que je mette de coté les films qui s’annonçaient déjà mal dès le départ (xXx : Reactivated, Resident Evil : Chapitre Final, Geostorm, La Grande Muraille…), pas mal de films français et des films d’horreurs peu inventifs comme I Wish ou Le Cercle – Rings

Du coup, cette année je coupe la poire en deux : d’abord les 5 films que j’ai détesté de toutes mes forces et ensuite les 5 déceptions de l’année :

Mon flop 2017 :

Brimstone, de Martin Koolhoven

Clairement le film qui m’a le plus révolté cette année ! Derrière un western glacé se cache un film pervers, haineux et misogyne qui compile une série de violences faites aux femmes (même enfant !) sous un prétexte fallacieux. Martin Koolhoven se défoule gratuitement dans son petit film minable et glauque, pour satisfaire ses fantasmes de bonhomme frustré. J’ai purement haï ce film (et je juge fortement ceux qui l’ont apprécié).
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Loving, de Jeff Nichols

Je l’ai souvent dit, Jeff Nichols et moi ne nous comprenons pas. Avec son histoire pleine de guimauve et de clichés attendus sur l’Amerique ségrégationniste des années 60, Loving ressasse du déjà-vu et rate son coup en s’attachant au parcours de personnages peu adaptables au cinéma. Si les Loving étaient un couple passif, cela se traduit à l’écran par une absence d’émotion dérangeante, rendant le film amorphe voir agaçant, notamment à cause d’une Ruth Negga qui, en plus du caractère plutôt soumis de la femme qu’elle incarne, est incroyablement mauvaise. Heureusement pour elle et sa carrière, les remous des « Oscars so white » de 2016 lui ont permis de décrocher une nomination pour cette performance horrible… c’est la seule explication que j’ai trouvée.
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Grave, de Julia Ducournau

La jolie petite arnaque de l’année devant laquelle les médias se sont pâmés en hurlant au renouveau du cinéma horrifique français. Entre rite initiatique et découverte des sens, Grave s’éparpille dans des fantasmes malsains et des imageries explicites pour masque le vide astral du scénario qui botte en touche dès la première goutte de sang versée. C’est bien fade tout ça.
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On L’Appelle Jeeg Robot, de Gabriele Mainetti

De loin, c’est LA séance la plus insupportable que j’ai subi cette année ! Je suis complètement passée à coté de ce film italien qui revisite le genre super-héroïque avec bien trop de ridicule et d’extravagance, ce qui annihile totalement le potentiel du film. Entre un Joker du pauvre en guise de badboy et un scénario à rallonge, On L’Appelle Jeeg Robot est interminable et surtout agaçant au possible.

Logan Lucky, de Steven Soderbergh

Il n’y a rien de pire qu’un réalisateur qui tente de répéter un de ses anciens succès. Soderbergh change de décor mais remâche une histoire de braquage avec les mêmes ficelles vu dans Ocean’s Eleven mais sans la fraîcheur ni l’effet novateur dudit film. Logan Lucky s’embourbe dans la redneck-attitude avec un héros anti-charismatique au possible (sans parler de l’acteur en lui-même que je ne supporte pas) et un scénario tricoté à la hâte. Creux, bavard et fainéant.
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Parmi les bonnets d’âne de l’année, il y a aussi : It Comes At Night, The Birth of a Nation, Pire Soirée, Marie-Francine, Les Fantômes d’Ismaël, La Villa

***

Mes 5 déceptions de l’année :

Justice League, de Zack Snyder(-ish)

Voilà plus de dix ans que les studios rivalisent avec différents films de super héros, il était temps que Batman et Superman soient réunis pour la Ligue des Justiciers. Oui mais voilà, ce team-up attendu, qui aurait dû atteindre le niveau d’excitation et de geekgasm à la hauteur d’un Avengers de 2012, a été gâché par un manque d’ambition et de direction flagrant coté Warner, avant d’être totalement desservi par des reshoots peu harmonieux, approximatifs, parfois inutiles et souvent trop visibles… coté Joss Whedon (*sigh* je l’admets enfin). Si on se demandera toujours ce qu’aurait dû être le film de Zack Snyder à l’origine, Justice League n’est certes pas une catastrophe totale MAIS aurait dû générer bien plus d’excitation et de spectacle pour être à la hauteur du projet annoncé. Quel dommage !
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Kingsman – Le Cercle d’Or, de Matthew Vaughn

Autre plantage inattendu, la suite de Kingsman – Services Secrets pourtant réalisée par son créateur a tout l’air d’une commande faite par un yes-man ! Kingsman 2 reprend les ingrédients clé du premier opus et les multiplie à l’extrême (même méchant toqué, même bras droit de méchant amputé, même menace mondiale, même disparition de stars…), rendant l’ensemble trop excessif, m’as-tu-vu et usant. Alors qu’il passe à la trappe coté promo, c’est pourtant le personnage de Pedro Pascal qui sauve le film en apportant un peu de piment dans un film qui vise la surenchère au lieu d’étoffer son univers. Encore dommage.
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The Lost City of Z, de James Gray

Comme souvent, je me précipite pour voir les films de James Gray. Comme souvent, j’en ressors déçue. J’y retourne toujours car j’aime sa patte, artistiquement, car James Gray est un excellent réalisateur et ses univers sont toujours soignés et immersifs. The Lost City of Z n’échappe pas à la règle. Mais ce qui ne me parle pas, ce sont ses histoires qui me laissent toujours de marbre. Devant son dernier film, je n’ai pas été emportée par cette aventure ni par la quête de ce héros déterminé. Mon fangirlism assumé m’a tenu en haleine (merci Charlie), mais je me suis sentie libérée et délivrée lorsque le générique final a démarré.

Lion, de Garth Davis

Le gros défaut de Lion, c’est de raconter cette histoire de façon linéaire. Focalisé sur l’émotion, le film de Garth Davis cherche bien trop à attendrir son public dans une grosse machine à larmes trop lisse, trop perceptible et hyper convenue, portée par les mémoires d’un petit garçon à la bouille trop mignonne et ses « Guddu » qu’on a tous imité au moins une fois. Touchant, oui, mais desservi par une narration inégale qui s’embourbe dans un ventre mou léthargique en cours de route avant de sortir les violons ultimes dans un final d’une sensiblerie dégoulinante. Personnellement, je n’aime pas qu’on me force ma larme et surtout pas avec une histoire aussi prévisible (qui passe à la trappe le sort tragique du frère, au passage).
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Free Fire, de Ben Wheatley

Après un excellent High Rise, j’attendais beaucoup du prochain Ben Wheatley. Sur le papier, l’exercice de style et le casting envoyaient du lourd et promettait un film de gangsters punchy et old school à la punchline bien sentie. Seulement voilà, après une bonne demi-heure de canardage à tout va, Free Fire n’a plus grand chose à proposer et étire une fusillade interminable jusqu’à en perdre tout sens. Décalé et original dans la forme, creux et répétitif dans le fond.
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Parmi les autres attentes qui n’ont pas été totalement à la hauteur : Fast and Furious 8, The Circle, Atomic Blonde, T2 Trainspotting...

***

Et vous, quels films vous ont déçu cette année ?

>>> Voir mon Top 2017

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