32 ans après la sortie du culte Evil Dead de Sam Raimi, ce dernier a décidé qu'il serait temps de lui donner un petit coup de jeune. Pari risqué pour Raimi, surtout quand on voit ce qu'a donné le dernier né de Ghost House Pictures (je parle du ridicule film Possédée, bien sûr), mais Evil Dead est finalement une très bonne surprise. La cuvée 2013 tient ses promesses, aussi gore que flippant tout en restant fun et fidèle à l'empreinte du film original. Plutôt que de nous embrouiller avec des stratagèmes essoufflés Fede Alvarez, le réalisateur, a bien compris qu'on en voulait pour notre argent et nous voilà généreusement servi. Pour Evil Dead, qu'on se le dise, on évite de prendre du pop-corn. Giclée de sang, cris hystériques, angoisse permanente, le cinéma d'horreur est de retour. Et même s'il s'agit d'un remake, cette nouvelle version d'Evil Dead est plus qu'honorable.
Étiquette : épouvante
[Coup de cœur] Stoker : Un conte horrifique, dérangeant et sensuel
Fascinant, brillant et d'une beauté déroutante, Stoker pourrait bien être mon vrai coup de cœur de l'année. Pour son premier film occidental, Park Chan-Wook (Old boy en 2003, Lady vengeance en 2005) nous offre un thriller horrifique à la fois séduisant et repoussant, où les non-dits ont autant d'importance que l'histoire racontée. Truffés de plans symboliques et grâce à une mise en scène précise, Stoker déborde d'une sensualité malsaine, opposant la femme d'âge mûr qui cherche l'attention et la jeune femme qui se découvre, face à un homme déclencheur de vices. Tout cela aurait pu être une histoire banale, gauchement érotique, s'il n'y avait pas cette ombre dérangeante, entre liaisons interdites et fascination morbide, qui entre les mains de Chan-Wook et guidé par un scénario écrit avec brio devient ensorcelant. Un véritable plaisir coupable.
I spit on your grave : très violent mais jubilatoire !
Sorti en 2010 et, bien sûr, interdit aux moins de 16 ans, j'avais le film I Spit On Your Grave (le remake du film Œil pour œil, de Meir Zarchi, sorti en 1978) dans le collimateur. N'étant pas très fan du style "rape and revenge" que je trouve trop pervers et souvent réservé à un public masculin, j'ai pris mon temps avant de le voir et finalement, je ne suis carrément pas déçue. Certes, le film est carrément voyeur et pas mal tordu, mais contrairement à ce qu'on peut croire, le voyeurisme est dans les deux sens et donc ouvert à un public mixte. Ici, la victime devient le bourreau, plus sadique que ses agresseurs. Résultat, quand l'heure de la revanche a sonné, I Spit On Your Grave brille par son originalité et un dosage juste entre un peu de gore et beaucoup de frissons. Grâce à une photographie aux tons bruts et à une mise en scène habile, le film de Steven R. Monroe est surprenant, captivant et horriblement efficace. L'envie de détourner le regard est toujours présente, mais au final, on se prend carrément au jeu machiavélique (et justifié) de l'héroïne. Décomplexé, I Spit On Your Grave offre une plongée en enfer décomplexé et savoureusement effrayante.
Antiviral : La fascination morbide de père en fils
Forcément, quand on parle du film Antiviral de Brandon Cronenberg, la comparaison avec le père est inévitable. Le fruit ne tombe jamais très loin de l'arbre, semble-t-il, et le jeune réalisateur a été largement inspiré par la filmographie de Cronenberg-père, notamment la perfection (ou la dénaturation) de l'homme grâce à la science et aux machines (La mouche, Chromosome 3)... Mais pas que ! Si les ressemblances sont indéniables, Cronenberg-fils propose tout de fois sa propre définition du mot obsession, en réalisant un premier film fascinant, joliment gore et esthétique. Surfant sur un thème très actuel, Antiviral explore le concept du fanatisme jusqu'à l'extrême, dans une froideur dérangeante et maîtrisée, dont l'aspect clinique et aseptisé renforce le coté expérimental du film. Antiviral est donc une expérience à la fois artistique et visuelle, qui propose une vision alarmante et plutôt glauque du monde moderne dominé par l'adulation sans borne et déraisonné du "star-système".
Maniac : Une surprise déroutante et morbide… mais plutôt bien fichue !
Étrange, dérangeant mais surtout captivant, Maniac, le dernier film de Franck Khalfoun (2ème sous-sol en 2007) a le don de surprendre par son atmosphère glauque, étouffante mais efficace. En nous mettant dans la peau d’un tueur, Maniac nous entraîne dans un film d’épouvante assez réussi et décalé, entre appréhension et fascination morbide.
Sinister : 2/3 de flippe, 1/3 de flop
Une semaine après la sortie du discutable Paranormal Activity 4, le très attendu Sinister débarque enfin sur nos écrans. Grâce à un acteur reconnu en tête d’affiche, Ethan Hawke, Sinister s’accordait une rassurante crédibilité d’office et s’annonçait déjà comme LE film d’horreur à voir, bien plus mature et angoissant que la soupe pour teenager qui nous est servie de nos jours. Verdict ? Sinister est clairement flippant… pendant les 2/3 du film. Après c’est la cata.
[archive] L’exorcisme d’Emily Rose (2005)
L’exorcisme d’Emily Rose est un film simple, très simple. Ne vous attendez pas à une déferlante de monstres démoniaques tous plus effrayants les uns que les autres. A mi-chemin entre l’effroi et la curiosité, vous découvrirez l’histoire d’Emily Rose, une jeune fille de 19 ans, partie étudier à la grande ville, revenue possédée par des démons et morte sous le regard impuissant du père Moore. Ce dernier est alors accusé d’homicide par négligence.
