À mi-chemin entre le conte gothique et le fantastique, Horns est le dernier petit bijou offert par Alexandre Aja. Derrière une critique piquante du genre humain se cache un récit captivant où l'humour noir côtoie les sentiments les plus purs dans un mélange de genres certes non maîtrisé, mais toujours assumé. Malgré ses quelques imperfections et une intrigue principale prévisible, Horns séduit grâce à son ton décalé où l'absurde flirte avec une poésie enivrante et une noirceur fascinante. Un cocktail efficace et inattendu qui ne laissera personne indifférent.
Étiquette : noir
Amour Sur Place Ou À Emporter : un anti « romcom » pétillant et moderne
Adapté d'un spectacle, Amour Sur Place Ou À Emporter est une comédie pétillante et pleine de punch, mettant en scène un couple atypique, aux convictions et morales très opposées. Entre humour urbain et jeune, enchaînant les répliques percutantes et les gags, le film d'Amelle Chahbi dépeint avec vigueur et efficacité les travers des relations amoureuses mixtes au vingt-et-unième siècle. Certes le ton du film est plutôt incisif et sans détour, mais ce sont justement les personnalités exagérées d'Amelle et Noom qui rendent cette comédie particulièrement drôle et attachante, malgré une forte tendance à la lourdeur et à la potacherie.
De Guerre Lasse : Nerveux et captivant
Dur et explosif, De Guerre Lasse est une virée éprouvante au cœur d'une Marseille transfigurée et violente. Olivier Panchot livre un drame familial noir et nerveux, dont les secrets déchirent un univers fébrile et prêt à basculer. Même si quelques longueurs viennent souvent affaiblir le rythme, De Guerre Lasse n'épargne rien ni personne, grâce à son scénario dense et ses personnages constamment sur la brèche et à vif, à travers une course contre la montre tragique et captivante.
Zulu : un polar saisissant mais au final décevant
Avec une histoire haletante, menée par deux enquêteurs à vif dans une Afrique du Sud marquée par un passé douloureux, Jérôme Salle propose un polar noir et violent, au réalisme saisissant. Mais à force d’œuvrer sur tous les tableaux, Zulu s'emmêle les pinceaux avec une fin, certes superbe, mais peu cohérente avec l'ensemble du film, faisant soudainement réaliser qu'il manque un lien émotionnel entre ses personnages et l'intrigue. Dommage, c'était presque un sans faute.
Lincoln : un biopic conformiste et fastidieux
Comme toujours, le nouveau Steven Spielberg est toujours très attendu et encore plus lorsqu’il sort de sa zone de confort. Ajoutons à cela les 12 nominations reçues aux Oscars 2013 et tout cela fait de Lincoln un des films les plus prometteurs de ce début d’année. Oui mais voilà, en s’attaquant à l’adaptation des derniers mois de la vie de ce légendaire Président, on était en droit de s’attendre à un mélange savant entre conspirations politiques et retranscription innovante de la guerre de Sécession qui faisait rage à ce moment là. Malheureusement pour nous les Frenchies, Spielberg a préféré s’attarder sur les longs (très longs) échanges politico-sociaux entre Lincoln et ses pairs, pour transformer son œuvre en un biopic conformiste au traitement romancé et nébuleux ayant des allures de documentaire… Dommage, car le film se distingue largement par sa réalisation fluide et maîtrisée, ainsi que par une photographie léchée et sophistiquée, qui confère à Lincoln une classe et une élégance indiscutable et universelle.
The Dark Knight Rises – Imparfait et parfait à la fois
La conclusion parfaite et épique d’une trilogie réussie de A à Z. Un casting impeccable bien que certains personnages soient un peu “maltraités” à la fin du film, un scénario qui connait des poussées d’adrénaline spectaculaires et à la réalisation, un technicien hors pair, vraiment. Une scène en particulier marquera les esprits, une scène magnifique et brutale à la fois.
