[CRITIQUE] Crazy Amy, de Judd Apatow

Suffisamment trashouille pour faire ricaner mais globalement politiquement correct, Crazy Amy est une anti-romcom qui se veut moderne et malgré tout sensible. Judd Apatow laisse l’écriture à l’humoriste Amy Schumer et ça se voit. Bien que sympatoche, l’humour est plutôt basique et peu recherché, et même si Crazy Amy tente d’explorer les blessures de son personnage, l’histoire prévisible gâche l’originalité de l’ensemble.

Only Lovers Left Alive : Mélancolique et envoûtant

Complexe, Only Lovers Left Alive est une romance noire dont la magie se révèle à travers la langueur du film. Mélancolique et envoûtant, si le dernier film de Jim Jarmusch ne se démarque pas par une histoire originale, la bande originale enivrante et rock suffit à sauver un film finalement peu accessible mais ô combien poétique. Porté à l’écran par un duo habité, Tilda Swinton et Tom Hiddleston, Only Lovers Left Alive porte un regard sombre sur l’humanité tout en offrant une version inédite et fascinante d’Adam et Ève, incarnés par deux vieux démons engloutis par une lassitude béante.

Snowpiercer, le Transperceneige : superbe, éprouvant et fascinant [Coup de cœur]

Intense et magnifique, Bong Joon-ho offre un huis-clos inédit et palpitant. Snowpiercer, le Transperceneige réussit l’exploit d’être à la fois un film de science-fiction abouti, haletant et surprenant tout en proposant une véritable réflexion sur des thèmes plus terre-à-terre, comme les différences socio-économiques, un message écologique et une vision intéressante sur l’avenir de notre société. Mais le plus fascinant dans Snowpiercer c’est finalement la qualité extraordinaire de la mise en scène et la variété des nombreux tableaux d’une beauté à couper le souffle proposés dans le film. Bong Joon-ho livre ici un des films les plus marquants de l’année.

Bilan 2011 : Get in. Get out. Get away. (Drive)

Le film de l’année : Drive
Le film qui a failli être le film de l’année : We need to talk about Kevin
Le pire film de l’année : Identité Secrète ex-aequo avec Shark 3D (les deux faux-vilains qui collent des caméras sous les requins pour filmer les attaques, le mec qui va se fighter avec un requin au couteau, alors qu’il a un bras arraché, les acteurs pathétiques, l’histoire pourrie… je me doutais que c’était pas fameux mais là, c’était le fond du fond (de la poubelle)