Festival de Cannes 2019 : Découvrez la sélection

Le 72e Festival de Cannes aura lieu du 14 au 25 mai 2019. Le jury sera présidé par Alejandro González Iñárritu et Edouard Baer sera à nouveau le maître de cérémonie. Le réalisateur américain John Carpenter recevra le Carrosse d’or de la Quinzaine des réalisateurs et l’acteur Alain Delon recevra une Palme d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. L’affiche du Festival est un hommage à Agnès Varda (décédée le 29 mars dernier), prise en photo sur le dos d’un technicien sur le plateau du film La Pointe courte en 1954.

Découvrez la sélection officielle…

[CRITIQUE] The Place, de Paolo Genovese

Fascinant, joueur et cruel, le nouveau film choral de Paolo Genovese continue d’explorer avec une justesse un poil vicieuse mais efficace les limites morales de ses personnages, ballottés entre le libre arbitre et leurs actions karmiques. The Place campe entre le bien et le mal, tissant une intrigue psychologique retors sous forme d’un huis-clos oral et original Intéressant, prenant et hautement musical en VO.

[CRITIQUE] The Wife, de Björn Runge (sortie e-cinema)

Le pitch : Joan, épouse fidèle du célèbre auteur Joe Castleman, accompagne son mari à Stockholm où il doit recevoir le prix Nobel de littérature. Or dans l’avion, elle comprend petit à petit qu’après de longues années de vie commune, elle ne le supporte plus. Pourquoi ? Le passé et les rancœurs ressurgissent alors. Devra-t-elle briser leur secret au risque de tout perdre ?

[CRITIQUE] Girl, de Lukas Dhont

Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

[COUP DE CŒUR] Blindspotting, de Carlos López Estrada

Entre délit de faciès et gentrification, Blindspotting tisse une chronique sociale à la vibe urbaine percutante, qui utilise son ton corrosif et la culture urbaine « ghetto » pour pointer du doigt le problème des apparences et les préjugés sociétaux. Énergique, frais et brillant, le film de Carlos López Estrada est mon gros coup de cœur de la rentrée, à ne manquer sous aucun prétexte !

[CRITIQUE] Searching – Portée Disparue, d’Aneesh Chaganty

Alors que Margot, 16 ans, a disparu, l’enquête ouverte ne donne rien et malgré les heures décisives qui s’écoulent, l’inspectrice chargée de l’affaire n’a pas le moindre indice. Le père, David, décide alors de mener ses propres recherches, en commençant par là où personne n’a encore regardé : l’ordinateur de sa fille.

[CRITIQUE] I Am Not A Witch, de Rungano Nyoni (Sortie DVD et VOD)

Shula, 9 ans, est accusée de sorcellerie par les habitants de son village et envoyée dans un camp de sorcières. Entourée de femmes bienveillantes, condamnées comme elle par la superstition des hommes, la fillette se croit frappée d’un sortilège : si elle s’enfuit, elle sera maudite et se transformera en chèvre… Mais la petite Shula préférera-t-elle vivre prisonnière comme une sorcière ou libre comme une chèvre ?

Réalisé par Rungano Nyoni
Avec Margaret Mulubwa, Henry B.J. Phiri, Nancy Mulilo…
Sortie en DVD et VOD : le 3 juillet
Bonus DVD : Entretien avec Rungano Nyoni