En France, Gravity entre dans sa cinquième semaine dans les salles de cinéma, le film d'Alfonso Cuarón continue de faire parler de lui. Gravity vient de dépasser le demi-milliard de dollars en recette, un score bien mérité pour un film aussi exceptionnel, et nous réserve encore quelques surprises...
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Les garçons et Guillaume, à table ! : surprenant, drôle et touchant
Quelque part entre un one-man-show intimiste et un film rythmé, Les garçons et Guillaume, à table ! est une comédie rafraîchissante, à la fois drôle et touchante. A travers un scénario original, Guillaume Gallienne revisite sa propre histoire, teintée par un amour sans borne envers sa mère (et les femmes en général) mais aussi par une quête identitaire d'une justesse admirable. Les garçons et Guillaume, à table ! réussit à éviter les pièges et les clichés attendus pour nous livrer une comédie attachante, pleine de vie mais aussi incroyablement mature et authentique. Un vrai régal !
[SPOILERS] Thor : Le monde des ténèbres, retour sur le film !
Thor : Le monde des ténèbres déferlent toujours sur nos écrans et c'est avec plaisir que j'ai constaté que cet opus était bien meilleur que le précédent, surtout concernant le traitement des personnages (voir mon avis). Comme toujours, les films du MCU viennent avec leurs lots de surprises et de déceptions. Thor : Le Monde des ténèbres n'a pas échappé à la règle et si on ressort avec un sentiment global de satisfaction (du rire, de l'émotion et surtout l'effet "waouh" qu'on attend dans un film de super héros, notamment grâce à une superbe direction artistique), le film est loin d'être parfait. Retour sur le deuxième film de la Phase 2 du MCU ATTENTION, CE QUI VA SUIVRE N’EST RÉSERVÉ QU’À CEUX QUI ONT VU LE FILM.
Thor – Le monde des ténèbres : Des personnages mieux réussis… sauf le méchant !
Mieux réussi et plus abouti, Thor : Le monde des ténèbres remplit ses promesses et semble lancer plus sérieusement la phase 2 du Marvel Cinematic Univers (MCU). Surprenant et fun, le film d'Alan Taylor combine savoureusement l'action et l'humour, pour un résultat largement divertissant et visuellement superbe. Malgré une première partie déroutante et un grand méchant qui passe légèrement à la trappe, Thor : Le monde des ténèbres réussit à trouver son équilibre, notamment grâce à des personnages mieux exploités et en évitant de s'empêtrer, comme le premier film, dans une histoire attendue. On retrouve donc ce qui fait la force de Marvel : des héros charismatiques et attachants, de l'action explosive, un humour finement efficace et surtout, un grand pas en avant vers... Ah non, ça c'est spoiler !
Don Jon : Un premier film savoureux, osé et brillant
Drôle, fraîche et moderne, Don Jon est une comédie brillante et décomplexée sur les relations amoureuses, surfant sur les clichés et les fantasmes véhiculés aussi bien par les films pornos que par les comédies romantiques. Pour son premier film, Joseph Gordon-Levitt analyse des personnages hauts en couleurs, avec beaucoup de justesse et d'authenticité, de l'assurance exagérée du tombeur de ces dames aux exigences démesurées de la jolie princesse. Loin des clichés attendus, Don Jon crée la surprise, à travers un sujet risqué et un emballage sulfureux, démontrant un véritable talent d'écriture et de mise en scène, alors qu'il pose un œil amusé et mature sur l'amour, en opposant le fantasme à la réalité.
C’est la fin : Exclusif, potache et un tantinet lourdingue
Annoncé comme la comédie de l'année (rivalisant donc avec Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde, d'Edgar Wright), C'est La Fin est effectivement un gros délire entre potes, mené par Seth Rogen et co-réalisé par Evan Goldberg. Surfant à fond sur l'auto-dérision et la parodie, C'est La Fin revisite la fin du monde à gros coups de références rimant avec "private joke" pour les amateurs de diarrhées verbales orientées sous la ceinture. Malgré quelques moments d'humour collégien et efficace, C'est La Fin piétine dangereusement la fine limite entre la prétention et le second degré, ce sera finalement au public de trancher. Attention, c'est potache et ça tâche.
La vie d’Adèle : Touchant et sensible, mais bien trop long
Long. Voilà le premier qualificatif qui me vient à l'esprit quand je pense à La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche. C'est long, beaucoup trop long pour exprimer très peu de choses finalement. Une histoire d'amour alanguie sur un sujet qui ne révolutionne plus depuis longtemps, accompagnée par une mise en scène passable, les points positifs sont rares... Malgré tout, la sensibilité à fleur de peau d'Adèle Exarchopoulos offre de jolis moments d'émotions et même si le tournage du film a, semblerait-il, été difficile, La Vie d'Adèle se laisse regarder avec une pointe d'admiration et un léger pincement au cœur pour cette histoire d'amour, finalement, comme les autres.
[Incontournable] Gravity : une œuvre exceptionnelle et bouleversante
Il y a des films cultes, et puis il y a ceux qui vont marquer l'histoire du cinéma. Gravity fait partie de la seconde catégorie. Dire que le dernier film d'Alfonso Cuarón est une claque visuelle est un doux euphémisme tant Gravity est d'une beauté à couper le souffle. Des plans somptueux sur notre belle planète bleue, un réalisme hallucinant et des scènes de destructions incroyables, Gravity est non seulement un enchantement pour les yeux mais aussi une fable métaphorique intense et émouvante sur la vie, ou plutôt l'absence de vie... Chapeau, Monsieur Cuarón et merci pour cette évasion inédite et unique dans l'espace ! A ne manquer sous aucun prétexte, après Gravity vous ne verrez plus un film comme avant.
Prisoners : Un thriller noir et angoissant
Angoissant et terriblement réussi, le dernier film de Denis Villeneuve est un thriller noir, bien ficelé et superbement écrit. Jake Gyllenhaal et Hugh Jackman partagent l'affiche de Prisoners pour un face-à-face déchirant et psychologiquement épuisant, nous entraînant dans une course contre la montre palpitante. Poignant et époustouflant, Prisoners est un cauchemar captivant qui ne cesse de mettre nos nerfs à l'épreuve... jusqu'à la dernière minute !
Diana : Une romance fadasse, peu crédible et sans charme
16 ans après la disparition de Lady Diana, une sorte de biopic inintéressant au possible débarque sur nos écrans. Si Diana retrace les dernières années de la vie de la célèbre princesse, c'est avec d'énormes pincettes, beaucoup de minauderies et aucune crédibilité ni prise de risque. En espérant contenter tout le monde, Oliver Hirschbiegel, le réalisateur, se vautre royalement dans un film d'une tiédeur effarante aux allures de téléfilms dignes d'un après-midi sur M6...
Jeune et Jolie : Superficiel et frustrant
Très controversé lors de sa présentation à Cannes, j'avais pourtant hâte de voir le dernier film de François Ozon. Le sort s'étant acharné sur moi, j'ai mis plus d'un mois à le voir et je ne suis pas déçue. Autant j'apprécie la langueur et la caméra amoureuse de cette jeune et jolie ingénue, autant les motivations du personnage et même du film en général répondent aux abonnés absents. Malgré une observation intéressante sur l'adolescence et sa nouvelle tendance aux comportements à risques pour mieux s'affirmer, Jeune et Jolie reste dans la contemplation passive, tout en finissant par romancer et édulcorer son sujet, la prostitution. A travers ce portrait moderne, sur fond de bourgeoisie laxiste et permissive, Jeune et jolie ne fait que survoler son sujet, sans jamais tenter d'aller plus loin, résultat : l'ennui inconsolable de l'héroïne est communicatif et sa beauté incroyable n'y change rien.
Riddick : La digne suite, sans risque, de Pitch Black
Alors qu'on ne l'attendait plus, le troisième volet des aventures de Riddick est enfin arrivée. Descendant direct de Pitch Black (2000), David Twohy réussit à nous faire oublier Les Chroniques de Riddick (2004) en revenant à l'essentiel. Avec ses allures de série B assumée, Riddick revient aux sources dans un savoureux mélange efficaces de survival fantastique et d'actions survitaminées. Grâce à son scénario accrocheur, une empreinte artistique ambitieuse et, toujours, ses répliques corsées, Riddick revient de loin et même s'il est parfois prévisible, rien ne semble ternir l'aura de cette bonne surprise rescapée qui a bien failli ne jamais voir le jour !
