Annoncé comme la comédie de l'année (rivalisant donc avec Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde, d'Edgar Wright), C'est La Fin est effectivement un gros délire entre potes, mené par Seth Rogen et co-réalisé par Evan Goldberg. Surfant à fond sur l'auto-dérision et la parodie, C'est La Fin revisite la fin du monde à gros coups de références rimant avec "private joke" pour les amateurs de diarrhées verbales orientées sous la ceinture. Malgré quelques moments d'humour collégien et efficace, C'est La Fin piétine dangereusement la fine limite entre la prétention et le second degré, ce sera finalement au public de trancher. Attention, c'est potache et ça tâche.
Catégorie : Comédie
Les Miller, Une famille en herbe : drôle et un « chouilla » trash mais limité
Bien décidé à piétiner l'image de la gentille famille américaine bon chic bon genre, Les Miller, Une famille en herbe est une comédie efficace, anti-conventionnelle et à l'humour parfois potache qui réussit à souvent surprendre sous ses airs de road trip farfelu. Cependant, en explorant les travers des comédies familiales, le dernier film de Rawson Marshall Thurber (Dodgeball : Même pas mal ! en 2004) finit par souffrir des mêmes symptômes lorsqu'il tente de lisser son image limite vulgos avec des bons sentiments positifs et une romance fabriquée. Trash, oui, mais pas trop... car il faut que les jeunes puissent aller voir le film, n'est-ce pas ? Malgré un traitement paradoxal et hésitant, Les Miller, Une famille en herbe reste une comédie divertissante, légère et gentiment rebelle. Sauf que le bêtisier diffusé au début du générique de fin est bien plus fun que le film en lui-même...
No Pain No Gain : Quand Michael Bay recycle Bad Boys…
Après six ans de Transformers, Michael Bay s'accorde une pause détente avec No Pain No Gain, en narrant l'histoire ahurissante et incroyable de trois accros de la gonflette pas très malins. Bien que le sujet soit déjà très fourni et hallucinant, Bay n'a pas pu s'empêcher de forcer le trait en refourguant tous les effets de style bourrins, souvent dépassés et répétitifs qu'il avait en stock depuis 1995. Résultat, non seulement il faut se farcir la crétinerie légèrement irritante des personnages, mais en plus la mise en scène vomitive de Bay épuise et finit par ressembler à une parodie. Dommage, car les aventures réelles et haletantes du "Sun Gym Gang" se suffisaient à elles-mêmes, mais Bay noie No Pain No Gain dans un bordel sans âme et effréné, cherchant plus à plaire à ses fans qu'à raconter une véritable histoire de ces escrocs du dimanche.
Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde : À boire absolument !
Si la traduction française du film The World's End d'Edgar Wright a tendance à provoquer chez vous une envie violente de "facepalm", ne vous laissez pas avoir. Fans de Cornetto et de palissades en tout genre, réjouissez-vous : Le Dernier Pub Avant La Fin du Monde est un véritable régal : drôle, dense, étonnant et tout simplement génial. Edgar Wright signe ici une conclusion épique et hilarante, un brun nostalgique et fantastique. Le tandem Frost-Pegg est gonflé à bloc et comment dire... Ça décoiffe !
Imogene : une comédie fade et brouillonne portée par un casting attachant
Peu convaincante mais attachante, Imogene est une comédie passable qui se laisse gentiment regarder. Shari Springer Berman et Robert Pulcini (Le journal d'une baby-sitter en 2007) s'intéressent à nouveau au parcours rocambolesque d'une jeune femme alors que tout son monde s'écroule. Malheureusement, si Imogene a su s'entourer d'un casting hautement attachant, le film peine a avancer. Chaque personnage ayant sa propre histoire, Imogene ne manque pas d'idées mais ne parvient pas à les exploiter, ce qui finit par devenir assez frustrant. Éparpillé, un peu mou et souvent froid, Imogene emprunte ses idées ça et là pour offrir un film anecdotique, plutôt brouillon, attendu et mollement drôle.
Paris à tout prix : une comédie estivale mignonne et girly
Léger et sympathique, le premier film écrit et réalisé par Reem Kherici (d'abord humoriste et parfois actrice) nous embarque dans une aventure pétillante et ensoleillée. Entre découverte et remise en question, Paris à tout prix est une comédie mignonne, girly et parfois touchante, même avec ses nombreuses erreurs inhérentes à un premier essai, desservi par un scénario plus que prévisible.
Les Reines du Ring : Du spectacle et du rire !
Désopilant et plein de vie, Les Reines du Ring pourrait bien être la pépite surprise du moment. Le premier film de Jean-Marc Rudnick, jusque là habitué à écrire des scénarios sur des sujets moins légers (R.I.S. Police Scientifique, par exemple), réussit à éviter le piège béant du mélo attendu et ringard (comme le récent Bowling sorti en 2012 avec Catherine Frot) en préférant insister sur l'extravagance et le dynamisme du catch, plutôt que de perdre du temps à se dépatouiller avec les histoires secondaires sensibles et déjà vues mille fois. Dans les détails, c'est loin d'être parfait car tout ce qui n'a pas vraiment de lien avec le catch est carrément bâclé, mais globalement, on s'amuse tellement devant Les Reines du Ring que la bonne humeur communicative prend le dessus. Du spectacle, du rire et une bande de nanas pas comme les autres, entre super copines et super-héroïnes... Les Reines du Ring est une comédie marrante, populaire et décomplexée qui se démarque grâce à deux points forts : des dialogues efficaces et un casting complice qui a clairement pris du plaisir à faire ce film. Difficile de résister, c'est un bon moment de détente qui vous tend les bras.
Les Stagiaires : une publicité pour Google, souvent drôle mais très prévisible
Drôle et divertissant, le film Les stagiaires a le mérite de surprendre là où on ne l'attendait pas. Le dernier film de Shawn Levy (La nuit au musée, Crazy Night, Real Steel), co-écrit par Vince Vaughn, ne payait pourtant pas de mine. Certes, le scénario est cousu de fils blancs mais il regorge toutes fois d'idées efficaces et hilarantes, menées par le duo qui avait si bien fonctionné dans Serial Noceurs (2005). Mixant à merveille et sans lourdeur le choc des générations, Les Stagiaires nous offre de nombreux gags surprenants et souvent déjantés. Et c'est tant mieux, car le reste du film est plutôt convenu et sans prise de risque, cheminant tranquillement vers son happy-end à l'américaine.
Joséphine : Fausse adaptation, véritable cata !
Insupportable, palme d'or du navet et fainéant, Joséphine est la piètre adaptation de la BD du même nom de Pénélope Bagieu. Ce pseudo-film à peine plus divertissant qu'une blague Carambar souffre non seulement d'un scénario faiblard et non abouti, que d'une mise en scène au rabais. Joséphine ou comment profiter du nom d'une BD populaire pour attirer les gens et encaisser les sous, sans se soucier le moins du monde du résultat final. Je vous le dis dès aujourd'hui, ce film à une place assurée dans mon top 5 des pires films de l'année 2013 ! Cet article contient quelques petits spoilers, mais personnellement, je vous assure qu'il y aura beaucoup mieux à voir en salles lors de sa sortie le 19 juin prochain.
Very Bad Trip 3 : Trop de Chow tue le show
De retour sur nos écrans, le Wolfpack nous promettait nouveautés, rires et aventures en cascades. En réalité, Very Bad Trip 3 a beaucoup perdu de son énergie en cours de route et se révèle assez décevant. Malgré une trame innovante, construite et différente - bien qu'un peu tirée par les cheveux - des deux premiers opus, l'humour est plutôt collégien et faiblard et l'ascension du personnage de Mr Chow est carrément irritante et poussive. Bien loin des fous-rires que m'avait provoqué Very Bad Trip en 2009, le dernier né de la trilogie relève à peine le niveau après le fiasco trashouille du n°2.
Cheba Louisa : Inintéressant mais aussi agréable qu’un téléfilm
Sympathique et touchant, Cheba Louisa est l'une des sorties discrètes de la semaine. S'attelant à un sujet complexe et épineux, Cheba Louisa associe la justesse à la bonne humeur en nous proposant le parcours d'une femme franco-algérienne qui cherche son identité. Porteur d'un message positif et sans jugement, premier film de Françoise Charpiat (principalement scénariste de téléfilms) dissèque les liens familiaux et les amitiés inattendu avec tendresse (prudence) et bonnes intentions. Malheureusement, avec un traitement aussi simpliste, peu étoffé et légèrement passe-partout, Cheba Louisa s’essouffle rapidement et manque rapidement d'intérêt.
Les Croods : Une comédie cro-mignonne !
Généralement, je ne suis pas une grande fan des films d'animation. Déçue par Rebelle (Pixar) et L'étrange pouvoir de Norman (Universal Pictures) l'année dernière, je suis allée voir Les Croods, le dernier né de l'écurie Dreamworks (la saga Shrek, Kung-Fu Panda, Les Cinq Légendes...) à reculons. Drôle, original et divertissant, Les Croods se révèle être une excellente surprise et agréable pour tous. Un peu d'action, une bonne dose de suspense, une pincée de frisson mais surtout beaucoup de rires, Les Croods a tous les bons ingrédients pour une comédie réussie.
