Alors qu'on ne l'attendait plus, le troisième volet des aventures de Riddick est enfin arrivée. Descendant direct de Pitch Black (2000), David Twohy réussit à nous faire oublier Les Chroniques de Riddick (2004) en revenant à l'essentiel. Avec ses allures de série B assumée, Riddick revient aux sources dans un savoureux mélange efficaces de survival fantastique et d'actions survitaminées. Grâce à son scénario accrocheur, une empreinte artistique ambitieuse et, toujours, ses répliques corsées, Riddick revient de loin et même s'il est parfois prévisible, rien ne semble ternir l'aura de cette bonne surprise rescapée qui a bien failli ne jamais voir le jour !
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[Coup de cœur] Rush : Haletant, passionnant… Superbe !
Une "claque" ! Le dernier film de Ron Howard est probablement la réussite la plus inattendue de la rentrée. Racontant la rivalité légendaire entre deux coureurs de Formule 1 des années 70, Niki Lauda vs James Hunt, Rush est bien plus qu'un film à sensations fortes, c'est surtout l'histoire captivante de deux hommes animés par une passion dévorante et une rivalité sans limite. Boosté à l'adrénaline et filant à un rythme hallucinant et haletant, Rush est un véritable bijou décoiffant, entre un scénario soigné, une mise en scène spectaculaire et un casting formidable. Un sans faute ? C'est bien possible !
Les Miller, Une famille en herbe : drôle et un « chouilla » trash mais limité
Bien décidé à piétiner l'image de la gentille famille américaine bon chic bon genre, Les Miller, Une famille en herbe est une comédie efficace, anti-conventionnelle et à l'humour parfois potache qui réussit à souvent surprendre sous ses airs de road trip farfelu. Cependant, en explorant les travers des comédies familiales, le dernier film de Rawson Marshall Thurber (Dodgeball : Même pas mal ! en 2004) finit par souffrir des mêmes symptômes lorsqu'il tente de lisser son image limite vulgos avec des bons sentiments positifs et une romance fabriquée. Trash, oui, mais pas trop... car il faut que les jeunes puissent aller voir le film, n'est-ce pas ? Malgré un traitement paradoxal et hésitant, Les Miller, Une famille en herbe reste une comédie divertissante, légère et gentiment rebelle. Sauf que le bêtisier diffusé au début du générique de fin est bien plus fun que le film en lui-même...
No Pain No Gain : Quand Michael Bay recycle Bad Boys…
Après six ans de Transformers, Michael Bay s'accorde une pause détente avec No Pain No Gain, en narrant l'histoire ahurissante et incroyable de trois accros de la gonflette pas très malins. Bien que le sujet soit déjà très fourni et hallucinant, Bay n'a pas pu s'empêcher de forcer le trait en refourguant tous les effets de style bourrins, souvent dépassés et répétitifs qu'il avait en stock depuis 1995. Résultat, non seulement il faut se farcir la crétinerie légèrement irritante des personnages, mais en plus la mise en scène vomitive de Bay épuise et finit par ressembler à une parodie. Dommage, car les aventures réelles et haletantes du "Sun Gym Gang" se suffisaient à elles-mêmes, mais Bay noie No Pain No Gain dans un bordel sans âme et effréné, cherchant plus à plaire à ses fans qu'à raconter une véritable histoire de ces escrocs du dimanche.
Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde : À boire absolument !
Si la traduction française du film The World's End d'Edgar Wright a tendance à provoquer chez vous une envie violente de "facepalm", ne vous laissez pas avoir. Fans de Cornetto et de palissades en tout genre, réjouissez-vous : Le Dernier Pub Avant La Fin du Monde est un véritable régal : drôle, dense, étonnant et tout simplement génial. Edgar Wright signe ici une conclusion épique et hilarante, un brun nostalgique et fantastique. Le tandem Frost-Pegg est gonflé à bloc et comment dire... Ça décoiffe !
Imogene : une comédie fade et brouillonne portée par un casting attachant
Peu convaincante mais attachante, Imogene est une comédie passable qui se laisse gentiment regarder. Shari Springer Berman et Robert Pulcini (Le journal d'une baby-sitter en 2007) s'intéressent à nouveau au parcours rocambolesque d'une jeune femme alors que tout son monde s'écroule. Malheureusement, si Imogene a su s'entourer d'un casting hautement attachant, le film peine a avancer. Chaque personnage ayant sa propre histoire, Imogene ne manque pas d'idées mais ne parvient pas à les exploiter, ce qui finit par devenir assez frustrant. Éparpillé, un peu mou et souvent froid, Imogene emprunte ses idées ça et là pour offrir un film anecdotique, plutôt brouillon, attendu et mollement drôle.
Kick-Ass 2 : Délirant, trash, fun, violent, osé… Un pur moment !
Déjantée, trash, tordante, la suite tant attendue de Kick-Ass se révèle plus explosive et plus réussie que jamais. C'était un pari risqué et audacieux, mais Jeff Wadlow a su relever le défi car Kick-Ass 2 tient la route du début à la fin, malgré son excentricité débordante (et parfois légèrement effrayante). Fun, impertinent et jouissif, Kick-Ass 2 est un excellent divertissement, surprenant et délirant, d'une sacrée dose d'actions survoltées et de personnages stylés et très hauts en couleurs. Si vous avez aimé le premier opus, foncez sans réfléchir !
Conjuring – Les dossiers Warren : Captivant, stressant et recherché
Étoffé, captivant et riche en événements effrayants, Conjuring - Les dossiers Warren fait partie des exceptions réjouissantes et prometteuses qui relèvent le niveau de cette nouvelle vague de films d'horreur 2.0 qui a tant de mal à convaincre. James Wan nous propose un film véritablement prenant et crédible, à l'atmosphère angoissante, adapté d'une histoire (il parait) vraie. Un scénario crédible, enrichi par un véritable effort de mise en scène et d'imagination, Conjuring propose un film alléchant et construit, avec une simplicité étonnante et souvent efficace qui ne manquera pas de faire réagir un public sensible. Cependant, l'ensemble reste assez soft car trop appliqué et attendu, du coup les aficionados de films d'épouvante risquent de rester sur leurs faims car Conjuring a tendance à manquer de subtilité et les ficelles sont aussi grosses que des poutres apparentes. Un résultat plutôt mitigé mais qui penche vers du positif, car je suis prête à parier que Conjuring - Les dossiers Warren sera responsable de nombreuses nuits blanches et autres sommeils agités...
American Nightmare : simpliste et crétin
Médiocre, simplet et inutile, American Nightmare est l'exemple parfait d'une idée intéressante, bien que tirée par les cheveux, et mal exploitée. Le scénario est transparent au possible, les personnages sont d'une stupidité sans nom et autant dire que James DeMonaco ne se foule pas des masses pour nous faire croire à son film, qui puise la majeure partie de ses idées dans des classiques (Funny Games, Orange Mécanique...) sans jamais réussir à en capter l'intensité ni le génie. Maigre critique de la société américaine bourgeoise, puritaine et amoureuse de la gâchette, American Nightmare peine à aller jusqu'au bout de son histoire qui tourne en rond, comme beaucoup d'autres films de l'écurie Blumhouse Production (de Paranormal Activity aux récents The bay et Dark Skies). Hymne à la violence, manque de logique aberrant et maladresses tendant légèrement vers l'incitation à la haine... American Nightmare collectionne les mauvais points et ne vole pas plus haut qu'un fantasme malsain d'adolescent perturbé.
Lone Ranger : Du déjà-vu agréable et divertissant, mais bien trop long
Objectivement, Lone Ranger - Naissance d'un héros a tout pour plaire. Au-delà du casting attractif, le dernier long-métrage de Gore Verbinski propose une aventure captivante et pleine de rebondissements dans un univers western très plaisant. Encore une fois, le duo Bruckheimer-Verbinski s'unit à merveille pour proposer un divertissement sous contrôle, nous faisant voyager au cœur du film aux premières loges, dans un scénario fourni, rythmé et dynamique. Tout aurait été parfait si seulement Lone Ranger ne donnait pas l'impression d'être un autre Pirates des Caraïbes, ayant lieu cette fois, sur la terre ferme (ou plutôt dans un train en marche). Beaucoup trop long et souvent redondant, en comparaison Lone Ranger manque sacrément de panache et n'arrive pas à surprendre malgré ses efforts. Si Gore Verbinski tient la recette idéale pour réaliser un bon film, il serait peut-être temps de la mettre au goût du jour, plutôt que de nous servir un plat réchauffé.
Insaisissables : Comme son nom l’indique…
Louis Leterrier (Le Transporteur, Danny The Dog, L'incroyable Hulk ou encore Le Choc des Titans...) a toujours su s'entourer et il le montre une nouvelle fois dans son dernier film. Si le casting d'Insaisissables est renversant, le film se révèle être un divertissement en demi-teinte. Comme un tour de magie, Insaisissables nous bluffe avec une trame entraînante aux rebondissements multiples et surprenants pour mieux capter notre attention, mais en y regardant de plus près le film souffre d'une mise en scène un poil brouillonne, de nombreux prétextes faciles et d'un dénouement vainement compliqué et obscur. On apprécie la théâtralité du film, mais finalement Insaisissables s'oublie rapidement une fois vu, laissant un sentiment indécis... voire insaisissable.
The Wolverine : Éteint, long et peu passionnant
Quatre ans après la sortie du décevant X-Men Origins : Wolverine, le mutant griffu reprend du service sous la houlette de James Mangold (Girl Interrupted, Identity, Walk the line...). Mieux réfléchi, mieux écrit et plus proche du héros des comics, The Wolverine - le combat de l'immortel corrige les erreurs du passé. Malheureusement, malgré tous ses efforts, le film souffre d'un manque de rythme évident et d'idées mal exploitées qui le rendent rapidement insipide, brouillon et légèrement... ennuyeux. Si les fans des aventures solos de Wolverine devraient apprécier cette nouvelle approche, le reste du public, lui, se risque de se demander quel est l'intérêt de ce nouvel essai, si ce n'est celui de nous faire patienter en attendant le prochain X-Men : Days of Future Past prévu en 2014. Un coup dur pour ce héros si populaire aujourd'hui présenté dans un film peu accessible...
