Superficiel, hystérique et épuisant, le dernier film tout droit sorti de l'imagination pétrie de clichés de Noémie Saglio persiste à caricaturer les genres, en s'attaquant cette fois aux relations mère-fille à travers leurs grossesses respectives. Dénué d'imagination, Telle Mère, Telle Fille s'étire péniblement à travers les poutres apparentes du scénario à la facilité effarante et aux traits d'humour téléphonés et très peu recherchés. À défaut d'une comédie pétillante, Noémie Saglio sert un film au rabais, globalement peu crédible et à peine sauvé par le charme de Juliette Binoche.
Étiquette : grotesque
[CRITIQUE] Criminal – Un Espion Dans La Tête, de Ariel Vromen
Relativement absurde, mais tout de même bien fun, Criminal - Un Espion Dans La Tête a tous les ingrédients du petit plaisir coupable : un Kevin Costner en brute épaisse dans un film d'action plutôt efficace, mais marqué par une trame trop souvent grotesque pour être prise au sérieux. Si on aime le film d'Ariel Vromen, c'est surtout pour son ambiance dynamique et virulente qui maintient un rythme tout de même fascinant, relevé par un humour débonnaire et salvateur. Mais si on y regarde de plus près, entre incohérences et facilités nombreuses dans l'exécution, Criminal - Un Espion Dans La Tête aurait tout aussi bien pu sortir en DTV s'il n'y avait pas eu cet incroyable casting !
[CRITIQUE] Pattaya, de Franck Gastambide
On prend les mêmes et on recommence… ou presque. Franck Gastambide revient à la réalisation avec Pattaya, une comédie décalée et régressive qui renoue avec l'ambiance survoltée des Kaïra. Drôle, un peu sale et bescherellement incorrect, Pattaya baigne dans une folie douce et foutraque qui évite brillamment la redite pour offrir du divertissement un peu dingue, pas trop lourd mais tout de même efficace… si on aime ce genre d'humour évidemment.
[CRITIQUE] The Boy, de William Brent Bell
Annoncé comme le successeur du film Annabelle de John R. Leonetti, The Boy sait créer la surprise. Grâce à une ambiance angoissante au mystère entretenu, le film de William Brent Bell nous enferme dans une intrigue où les apparences sont trompeuses. Entre paranormal et suspens, The Boy est plutôt soigné et convaincant, jouant avec les codes classiques des films d'épouvante récents pour mieux nous prendre au piège. Même si l'ensemble est loin d'être flippant, on se laisse facilement duper par ce tête-à-tête oppressant avec cette étrange poupée. Et si la vérité était ailleurs ?
[CRITIQUE] Sharknado 3 – Oh Hell No ! : la saga d’Anthony C. Ferrante
Le 23 juillet dernier, pendant que Syfy diffusait le 3ème volet de la saga, Sharknado : Oh Hell No !, j'étais invitée à l'Aquarium de Paris pour un face à face avec quelques (petits) requins avant la projection du film. Découvrez les photos de la soirée et mon avis sur le (télé)film...
[NEWS] Sharknado 3 : Alerte météo ! Ca va sharker ! (jeu inside)
En ces temps de canicule, une nouvelle menace se profile à l'horizon, mais rassurez-vous : c'est que du bonheur ! Sharknado, le nanar à succès des studios Asylum (les pros du mockbuster), est de retour avec un 3ème volet qui sera diffusé en exclusivité sur Syfy et Canalsat. À l'occasion de la sortie de Sharknado 3 : Oh Hell No !, Syfy et Canalsat s'associent de nouveau pour vous proposer un jeu et vous permettre de gagner de nombreux lots...
[CRITIQUE] Frank, de Lenny Abraham
Expérimental, drôle et déprimant, Frank est une comédie peu ordinaire hanté par des passages tout aussi particuliers. Entre musique d'un autre genre et conversations lunaires, le film de Lenny Abraham suit un groupe de musiciens atypiques et marginaux, réunit par leurs différences. Sous l’œil d'un héros "normal", Frank dissèque la folie libre avec un humour décalé bien venu mais oublie trop souvent de rendre ses personnages appréciables. Dommage.
Spring Breakers : Du racolage assumé sans véritable intérêt
Depuis plusieurs mois, le sulfureux Spring Breakers fait couler beaucoup d'encre et de salive, particulièrement à cause l'hyper sexualisation et l'exhibition de jeunes actrices (principalement issues de l'écurie Disney) qui s'exposent joyeusement en string pour faire la promotion du film. Publicité racoleuse pour appâter le public ou petit bijou indépendant et audacieux ? Une chose est sûre, c'est que Spring Breakers ne fait pas dans la publicité mensongère : sexe, alcool, drogue et violence... Ce que Spring Breakers promet, Spring Breakers le délivre. Le film cultive tous les clichés possibles pour plaire à une jeunesse (navrante) bercée par MTV et donne vie à tous les fantasmes adolescents et masturbatoires imaginables. Derrière une réalisation psychédélique, arty et enivrante, Harmony Korine met en scène l'absence de l'innocence dans un monde où la morale n'a plus vraiment sa place. Le hic, c'est que Spring Breakers va tellement jusqu'au bout de ses idées qu'il est finalement difficile de discerner s'il faut le prendre au pied de la lettre ou s'il y a un message sensé caché en filigrane... Dans le premier cas, Spring Breakers n'est rien de plus qu'une sorte de Projet X (2012) au féminin, exacerbé et dopé au pop-art acidulé ; dans le dernier cas, le film était une belle tentative, malheureusement l'intrigue stagne rapidement en eaux troubles et il ne reste plus qu'un emballage répulsif à souhait.
