[CRITIQUE] Doctor Sleep, de Mike Flanagan

Stephen King peut enfin être tranquille : la suite de Shining est adaptée, et même sans avoir lu le livre, le découpage narratif de Doctor Sleep a tous les atouts mais aussi les défauts de l’adaptation académique. Globalement prenant du début à la fin, le film nous replonge dans l’univers du Shining avec un Danny Torrance adulte et à la recherche de sa place dans le monde. Entre magie et créatures voraces…

[VIDÉO] 100 Kilos d’Étoiles : Découvrez la bande-annonce

Loïs, 16 ans, n’a qu’un rêve depuis toute petite : devenir spationaute… s’envoler loin de cette Terre où elle se sent si étrangère. Mais elle a beau être surdouée en maths et physique, il y a un problème : Loïs pèse 100 kilos… et pas moyen d’échapper à ce truc de famille qui lui colle à la peau. Alors que tout semble perdu, Loïs rencontre Amélie, Stannah, et Justine, trois adolescentes abîmées comme elle par la vie, prêtes à tout pour partir avec elle dans l’espace…

Réalisé par Marie-Sophie Chambon
En salles le 17 juillet 2019
Avec Laure Duchêne, Pauline Serieys, Philippe Rebbot…

[CRITIQUE] Dumbo, de Tim Burton

Quelques années après Alice Au Pays des Merveilles, Tim Burton s’approprie un autre classique Disney qu’il réinvente avec aisance, puisque Dumbo évoque des sujets qui lui sont familiers. Entre différence, rejet et magie, le réalisateur retrouve ses marques et propose une adaptation libre du dessin animé, tout en s’amusant à noircir l’image d’un certain parc à thèmes. En surface, Dumbo reste attachant, bien fichu et facile à suivre, cependant je trouve que l’ensemble manque sacrément de magie. Pour un film avec un éléphant qui vole, pour ma part, je n’ai pas décollé.

[CRITIQUE] Black Panther, de Ryan Coogler (sans spoiler)

10 ans de films Marvel et on pourrait croire que le studio arriverait à bout de ses idées. Black Panther est la preuve du contraire avec un film de super-héros plus mature et surprenant, qui allie le dynamisme conquérant d’une origin story classique et un sous-texte politico-social intelligent. Ryan Coogler propose un film original, novateur et centré sur son héros et son univers, dans lequel la technologie surréaliste et un melting-pot africain riche cohabitent. Enfin un film Marvel qui ne se repose pas sur ses acquis (l’humour, des personnages plus connus…), Black Panther offre divertissement réjouissant, fier et haut en couleurs, rehaussé par une profondeur qui le fait clairement sortir du lot. Chapeau, le pari est réussi !

[CRITIQUE] The Greatest Showman, de Michael Gracey

Et quel show ! The Greatest Showman nous embarque dans un divertissement à l’enthousiasme et à l’effervescence contagieux dès les premières minutes. La bande-originale et la mise en scène des chorégraphies décoiffent, tandis que Hugh Jackman porte l’ensemble avec une classe folle et une énergie contagieuse. Le film de Michael Gracey aurait frôlé le sans-faute s’il avait proposé un récit un peu moins romancé, tandis que l’ensemble rappelle parfois un certain Moulin Rouge. Oui, les rouages sont hyper classiques, la comédie musicale envahit parfois la narration, pourtant The Greatest Showman offre un moment d’évasion festif, coloré et ambitieux, grâce à des chansons conquérantes et un spectacle continue, déterminé à en mettre plein la vue.

[CRITIQUE] Verónica, de Paco Plaza

Savoureusement estampillé « seul cas d’activité paranormale officiellement reconnu par la police espagnole », Verónica propose de déjouer les codes de l’horreur à travers un traitement plus axé sur l’aspect social et dramatique du film, quitte à mettre l’aspect horrifique au second plan. Associé à la saga [REC], Paco Plaza tente de prouver qu’il peut faire autre chose que du found-footage, à travers des effets de styles référencés, parfois même incongrus mais qui ont finalement le mérite de se démarquer d’un ensemble un peu mou. Original, mais pas suffisant pour coller la frousse.

[COUP DE CŒUR] The Last Girl – Celle qui a tous les dons, de Colm McCarthy

The Last Girl – Celle qui a tous les dons est une petite pépite inattendue comme seuls les Britishs ont le secret. Colm McCarthy propose un thriller horrifique novateur, réinventant le film de zombies entre constat amer sur le monde moderne et ambition destructrice pour mieux reconstruire. À la fois violent, touchant et décalé, The Last Girl – Celle qui a tous les dons a surtout celui de rester en tête et d’oser sortir des sentiers battus. Génial !

[CRITIQUE] 10 Cloverfield Lane, de Dan Trachtenberg

Haletant et frissonnant, 10 Cloverfield Lane crée la surprise en se révélant être bien plus noir et plus angoissant que son cousin éloigné, Cloverfield. Situant l’action principale dans un huis-clos étouffant, Dan Trachtenberg vrille son premier film d’une tension inquiétante, à travers une trame bien menée qui maintient en haleine, les yeux rivés sur l’écran à l’affût du prochain rebondissement. Fascinant et réussi, 10 Cloverfield Lane est un thriller brillant qui prend à la gorge dès les premières minutes pour nous relâcher seulement à la fin, ouverte d’ailleurs, dans un état second. Surtout moi : ai-je vraiment aimé une production J.J. Abrams ?!

[CRITIQUE] Pattaya, de Franck Gastambide

On prend les mêmes et on recommence… ou presque. Franck Gastambide revient à la réalisation avec Pattaya, une comédie décalée et régressive qui renoue avec l’ambiance survoltée des Kaïra. Drôle, un peu sale et bescherellement incorrect, Pattaya baigne dans une folie douce et foutraque qui évite brillamment la redite pour offrir du divertissement un peu dingue, pas trop lourd mais tout de même efficace… si on aime ce genre d’humour évidemment.

Rattrapage 2015 : Big Eyes, de Tim Burton

Le pitch : BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants…