Battle de (mauvais) reboots : The Craft vs Détour Mortel

Ce début d’année pandémique n’a pas entièrement raté le coche des films d’horreur saisonniers. Si les cinémas rouvrent à peine dans le monde, les sorties VOD ont répondu présentes, permettant ainsi de découvrir (ou pas) deux reboots horrifiques. Sur le ring aujourd’hui, nous avons The Craft : Les Nouvelles Sorcières, reboot d’un film sorti en 1996, versus Wrong Turn, reboot d’une franchise initié par le film Détour Mortel, sorti en 2003. Deux salles, deux ambiances, mais le même résultat port’nawak. Lequel est donc le pire reboot ? Faites vos paris.

[CRITIQUE] Nightmare Island, de Jeff Wadlow

L’énigmatique M. Roarke donne vie aux rêves de ses chanceux invités dans un complexe hôtelier luxurieux et isolé. Mais quand leurs fantasmes les plus fous se transforment en véritables cauchemars, les invités n’ont d’autre choix que de résoudre les mystères de cette île pour en sortir vivants.

[CRITIQUE] Cats, de Tom Hooper

L’adaptation de la comédie musicale Cats. Une fois par an au cours d’une nuit extraordinaire, les Jellicle Cats se réunissent pour leur grand bal. Leur chef, Deuteronome, choisit celui qui pourra entrer au paradis de la Jellicosphère pour renaître dans une toute nouvelle vie.

[CRITIQUE] Child’s Play : La Poupée du Mal, de Lars Klevberg

Chucky reprend du service pour réclamer son trône face à la franchise Annabelle. Éparpillé et grossièrement fabriqué, Child’s Play – La Poupée du Mal se goinfre à tous les râteliers, oscillant entre le nanar simili-horrifique et gore à outrance pour amuser la galerie. Le film de Lars Klevberg n’a qu’une bonne idée mais ne l’explorera que dans les dernières minutes du film. Entre-temps, il faudra composer avec un trop-plein de bêtises, des jumpscares très sonores et une laideur générale qui annihilent les rares tentatives originales. Pénible.

[RATTRAPAGE 2017] Grave, de Julia Ducournau

Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur aînée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

[CRITIQUE] Pattaya, de Franck Gastambide

On prend les mêmes et on recommence… ou presque. Franck Gastambide revient à la réalisation avec Pattaya, une comédie décalée et régressive qui renoue avec l’ambiance survoltée des Kaïra. Drôle, un peu sale et bescherellement incorrect, Pattaya baigne dans une folie douce et foutraque qui évite brillamment la redite pour offrir du divertissement un peu dingue, pas trop lourd mais tout de même efficace… si on aime ce genre d’humour évidemment.

[CRITIQUE] Arrête Ton Cinéma, de Diane Kurys

Pour son nouveau film, Diane Kurys adapte le dernier roman de Sylvie Testud en une comédie piquante où le ridicule et l’exagération règnent en maître dans un monde souvent fantasmé : le cinéma. Arrête Ton Cinéma a des allures de parcours initiatique à contre-sens, alignant tous les mauvais choix d’une jeune réalisatrice et ses conséquences. Entre auto-dérision et soumission, le film est surtout rattrapé par le duo Josiane Balasko / Zabou Breitman en méchantes castratrices et déjantées.

[CRITIQUE] Green Inferno, d’Eli Roth

Tourné depuis 2013, Green Inferno aura mis du temps à arriver en salles… pour finalement être disponible en e-cinéma (depuis le 16 octobre). Officiellement, Eli Roth propose un hommage au film culte Cannibal Holocaust (1981) de Ruggero Deodato, mais en réalité, le réalisateur balance un film pâlement gore, gratuit et grossier. Si Green Inferno pointe du doigt les vocations humanistes éphémères d’une génération boulottée par l’information instantanée, plus bruyante qu’efficace, le réalisateur se fourvoie dans une débauche absurde et grotesque d’hémoglobine peu ragoûtante, d’absurdités et de bidoches en plastique. Grosse plantade.

[CRITIQUE] Gallows, de Travis Cluff et Chris Lofing

Inutile de tourner autour du pot, Gallows est très mauvais. Pâle excuse pour film d’épouvante, le film de Travis Cluff et Chris Lofing compile tous les défauts des soi-disants films d’horreur de ces dernières années pour nous les jeter à la tronche avec une désinvolture irritante, à travers un found-footage flemmard. Si vous aimez sursauter, Gallows vend du jumpscare au rabais, accompagné par un mixage sonore des plus hasardeux, au lieu d’essayer d’installer un soupçon d’intrigue. Pour couronner le tout et festoyer allègrement dans la médiocrité, il faut aussi supporter des gamins à claquer qui bavassent non stop et une caméra visiblement tenue par un amateur. Et dire qu’ils s’y sont mis à deux pour réaliser un truc pareil…