[CRITIQUE] Drunk, de Thomas Vinterberg

Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.

Réalisé par Thomas Vinterberg
En salles le 14 octobre 2020
Avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe…

[CRITIQUE] Ma, de Tate Taylor

La formidable Octavia Spencer s’essaye à un nouveau genre avec Ma, un thriller d’épouvante adolescent qui, à première vue, est plutôt prenant et accrocheur. Le film de Tate Taylor s’illustre plus par sa surexposition narrative et cherche difficilement à faire grimper une tension desservie par des révélations qui arrivent trop tôt. Heureusement, la personnalité troublante de Ma galvanise le récit et tient en haleine, mais cela ne suffit pas à sauver l’ensemble qui s’avère finalement très juste.

[CRITIQUE] Rocketman, de Dexter Fletcher

Mi-biopic, mi-comédie musicale, Rocketman part à la rencontre d’Elton John, ou plutôt de Reginald Dwight, à travers un film qui retrace le parcours aussi bien artistique que personnel du chanteur. Derrière les apparences flamboyantes, j’ai découvert une histoire poignante où la musique est un véritable outil de narration et non posée là pour réveiller la trame. Porté par un Taron Egerton excellent, le film de Dexter Fletcher permet de (re)découvrir un Elton John sans fard, à travers des détours prévisibles certes mais néanmoins captivants. Fan ou non de la star british, Rocketman est un récit électrisant, étonnamment bouleversant et accessible.

Halloween : La sélection slasher et teen horror movie

C’est Halloween et la période idéale pour se coller des sueurs froides devant un bon film. Cette année, puisque les années 80 sont à l’honneur avec la sortie anniversaire du nouveau film Halloween de David Gordon Green, je vous propose de vous détendre devant quelques slashers, mais pas n’importe lesquels : les Teen Horror Movie…

[CRITIQUE] Daphné, de Peter Mackie Burns

Tranche de vie moderne et citadine, Daphné plonge dans un quotidien à la routine bien huilée, entre mal-être et indifférence. Le film de Peter Mackie Burns explore le cheminement vers la prise de conscience d’une jeune femme à la dérive, dans un portrait incisif et sans fioriture. Cependant, malgré un récit abouti, j’ai eu du mal à s’attacher à cette Daphné impassible et souvent froide, à la sensibilité un peu trop engourdie pour être attachante.

[RATTRAPAGE 2017] Girls Trip, de Malcolm D. Lee (+ un petit billet d’humeur)

Ryan Pierce, auteure à succès de livres de développement personnel, invite ses trois meilleures amies de l’université – Dina, Lisa et Sasha – qu’elle n’a pas revues depuis plusieurs années, au festival Essence, organisé tous les ans à la Nouvelle-Orléans pour célébrer la diversité et la créativité afro-américaines. Alliances et discordes sont réactivées, le côté sauvage de chacune se réveille et la solidarité féminine est ressuscitée, le tout sous un flot d’alcool, de musique, de soirées, de grabuge et de flirts à en faire pâlir la ville de tous les vices.

5 Films pour la journée internationale de la Femme – vol. 2

Il y a 3 ans j’avais recommandé ces 5 films pour la journée internationale de la Femme en 2015. J’avais proposé des femmes badass, dangereuses et féroces, des muses des temps modernes ou fantastiques prêtes à en découdre. Cette fois, je vous propose des films axés sur la période charnière d’une femme : le passage de l’adolescence à l’âge adulte, avec toute la complexité et la difficulté que cela inclut : l’esprit rebelle, l’envie de rébellion et d’affirmation de soi, la prise de risque, la découverte du sexe et la prise de conscience des hommes, de leurs pouvoirs attirants aux dangers qu’ils peuvent représenter. Ou comment devenir adulte à travers une tranche de vie mouvementée, la fascination morbide, la perte d’identité, l’érotisme ou encore l’abandon. Le sexe faible est une illusion : la preuve avec ces 5 films (attention aux spoilers)…

[CRITIQUE] La Fille du Train, de Tate Taylor

Troublant et haletant, La Fille du Train scrute les faux-semblants et les secrets de ses personnages dans un thriller plutôt bien ficelé. Emily Blunt est parfaite dans un rôle à fleur de peau, agissant comme le reflet vivant de nos propres angoisses, tandis que Tate Taylor nous mène par le bout du nez, jouant avec les apparences et l’accessibilité palpable de ses personnages. La Fille du Train intrigue et fascine parfois, tant la fiction est renforcée par une réalité dérangeante, traversé par des sujets tabous (l’alcoolisme, la violence conjugale…).

[CONCOURS] Vicky : Gagnez des places de cinéma pour voir le film !

A presque 30 ans, Victoire la petite dernière de la célèbre famille Bonhomme, l’éternelle enfant sage de la tribu, décide enfin de s’émanciper en découvrant l’alcool, le sexe, et… sa voix. Grâce à Banjo, un chanteur de bar et d’Elvis, elle va réussir à prendre son envol en chantant l’amour avec pudeur et le sexe sans tabou, et entraîne sa mère avec elle au grand dam de son père et de son frère.

En salles le 8 juin 2016
Réalisé par Denis Imbert
Avec Victoria Bedos, Chantal Lauby, François Berléand…

[CRITIQUE] Belgica, de Felix Van Groeningen

À mi-chemin entre une descente aux enfers viscérale et un rêve américain à la sauce belge, le nouveau film de Felix Van Groeningen est d’une densité hypnotique et animée par une énergie contagieuse qui scotche nos yeux sur un écran quasi-psychédélique. Belgica raconte l’amour fraternel, pour le meilleur et pour le pire dans un film à la fois lumineux et très sombre, porté par une mise en scène vertigineuse et une bande-originale absolument géniale qui cristallise des scènes purement orgasmiques. On frôle le coup de coeur de très peu, si seulement Belgica n’éternisait pas une chute qui finit par faire traîner le film en longueur.

[CRITIQUE] Dirty Papy, de Dan Mazer

Potache, parfois trashouille, mais surtout déjanté, Dirty Papy est une comédie qui aurait pu être réussie mais qui finit par poser un problème (moral). Si le film de Dan Mazer est une avalanche de gags étirés à l’extrême, frôlant joyeusement avec la lourdeur, tandis que l’ambiance décalée et le délire survolté du film luttent pour l’emporter. Non, vraiment, le seul problème, c’est de voir Robert de Niro tomber aussi bas. Entre désinvolture et indifférence, il n’y qu’un pas que l’acteur franchit les yeux fermés. Les ados aimeront l’esprit over-the-top du film,… les autres auront bien du mal à avaler la pilule.