Comédie, Drame

Rattrapage 2015 : The Lobster, de Yórgos Lánthimos

Le pitch : Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme sœur. Passé ce délai, elle sera transformée en l'animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s'enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Comédie

[CRITIQUE] Pixels, de Chris Colombus

Bien tenté et sympatoche, Pixels remet les jeux d'arcade au goût du jour à travers une comédie estivale qui fleure bon la nostalgie. Chris Colombus propose un film divertissant, parfois drôle, qui aurait pu être bien plus réussi s'il avait eu un tantinet plus d'ambition. Le coté flemmard de Pixels et son casting plus participatif qu'enthousiaste donnent lieu à un film amusant mais qui s'oubliera avant même la fin de l'été.

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Unfriended, de Levan Gabriadze

Drôle et étonnant, Unfriended dénonce les dérives des réseaux sociaux à travers un film original, composé de vidéos sur Skype. Malgré la facilité apparente, la prouesse technique est notable, de la traduction des écrans et des échanges au dynamisme du film qui empêche les temps morts. Le hic dans tout cela, c'est que le film de Levan Gabriadze est annoncé comme un film d'horreur. Si Unfriended permet aux ados de réfléchir à deux fois avant de harceler ou de ridiculiser un camarade d'école sur internet, coté flippe on y est pas, mais alors, pas du tout. Par contre, on rigole bien.

Animation

[COUP DE CŒUR] Vice Versa, de Pete Docter

Brillant, drôle et inventif, les studios Disney - Pixar livrent une nouvelle pépite réussie et originale qui réunira aussi facilement les petits que les grands. Vice Versa offre une rencontre inédite et magique avec les émotions principales qui régentent l'esprit humain et propose une aventure étonnante, à la fois éducative et divertissante. Après Là-Haut et Toy Story 3, les studios Disney - Pixar et Pete Docter se surpassent une nouvelle fois, faisant de Vice Versa LE film d'animation de l'année et probablement un des meilleurs films de 2015 !

Sci-fi

[CRITIQUE] Jupiter : Le Destin de l’univers, de Lana et Andy Wachowski

Le film tant attendu des frères Lana et Andy Wachowski est enfin en salles, après avoir été repoussé plusieurs mois. Après la saga Matrix et le fantastique Cloud Atlas, Jupiter : Les Destins de L'Univers fait l'effet d'une douche froide. Si l'empreinte des frères Wachowski est reconnaissable et que le film est visuellement superbe, le résultat désarçonne tant Jupiter : Le Destin de L'Univers propose une histoire plate, osant le simple divertissement SF. Si d'habitude les films des frères Wachowski propose une réflexion supplémentaire sur la société ou les relations humaines (voir plus), ce nouvel opus propose un scénario certes original mais qui manque d'un souffle supplémentaire qui aurait pu éléver Jupiter : Le Destin de L'Univers au-dessus de la masse. Dommage.

Action, Comédie

[CRITIQUE] Kingsman – Services Secrets, de Matthew Vaughn

Classe et déjanté, irrévérencieux et irrésistible, simple et original... Le nouveau film de Matthew Vaughn est plein de contradictions, prouvant que l'on peut encore adapter un comic book et partir d'une trame linéaire, sans pour autant servir du réchauffé. Kingsman - Services Secrets est mélange de genres explosif, entre divertissement jubilatoire et scènes d'actions ahurissantes, qui pourrait bien donner du fil à retordre aux prochains films de super héros... et au prochain James Bond. Enfant terrible du cinéma d'action moderne, Matthew Vaughn apporte une touche so british à un ensemble décomplexé et offre un Colin Firth en roue libre, tel qu'on l'a rarement vu auparavant, si bien que les petits défauts du film sont immédiatement pardonné tant le film est une pure tuerie. Foncez !

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Toute Première Fois, de Noémie Saglio et Maxime Govare

Sucré, mignonnet et faussement osé, Toute Première Fois joue la carte gay-friendly à travers les amours confuses d'un homme en couple avec un autre. Pour leur premier film, Noémie Saglio et Maxime Govare détournent l'image du couple "conventionnel" et propose une crise existentielle avenante et pêchue. Malheureusement, la limite est fine entre la comédie légère et la caricature pour beaufs : au-delà des travers hésitants ou commodes qui découlent souvent d'un premier film, Toute Première Fois laisse un goût amer avec ses faux airs de sitcom "gay mais pas trop", où l'idée originale (le coming-out à l'envers) est exploitée de façon finalement gênante. À quand un film populaire avec un couple gay et assumé ? Ce n'est pas pour tout de suite.