Disney+, Prime Video et Netflix : les nouveautés de Décembre 2020

Autant dire que l’année 2020 a été rude pour les amateurs de ciné, mais heureusement (ou pas) les plateformes de streaming permettent de se distraire avec des propositions de séries et de films disponibles pour les abonnés. Alors si les salles de cinéma rouvrent le 15 décembre, les plus frileux auront toujours de quoi se mettre sous la dent durant les longs soirées d’hiver jusqu’à la fin de l’année.

[CRITIQUE] Antebellum + I’m Thinking of Ending things avec #spoilers et explications (podcast)

Pour cet épisode, je reviens sur deux films : Antebellum, de Gerard Bush et Christopher Renz et le film Netflix Je Veux Juste En Finir (I’m Thinking of Ending Things), de Charlie Kaufman. Entre mystère et thriller, deux films qui jouent avec les apparences et avec les nerfs de son (télé)spectateur.
Attention : ce podcast contient des spoilers.

[RATTRAPAGE 2019] L’Heure de la Sortie, de Sébastien Marnier (+ explications)

Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph il décèle, chez les 3e 1, une hostilité diffuse et une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours ? Parce qu’ils sont une classe pilote d’enfants surdoués ? Parce qu’ils semblent terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir ? De la curiosité à l’obsession, Pierre va tenter de percer leur secret…

[CRITIQUE] Little Monsters, d’Abe Forsythe

Comédie noire et déjantée, Little Monsters arrive à point nommé pour le mois d’Halloween pour proposer un survival drôle, un poil glauque mais original où une invasion de zombie est transformée en terrain de jeu. Si l’ensemble semble souvent mal dégrossi et perd en puissance en cours de route, Abe Forsythe parvient à ensoleiller un genre habituellement gore et apocalyptique. Du zombie fun ? C’est encore possible.

[CRITIQUE] La Vie Scolaire, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir

Une année au cœur de l’école de la république, de la vie… et de la démerde ! Samia, jeune CPE novice, débarque de son Ardèche natale dans un collège réputé difficile de la ville de Saint-Denis. Elle y découvre les problèmes récurrents de discipline, la réalité sociale pesant sur le quartier, mais aussi l’incroyable vitalité et l’humour, tant des élèves que de son équipe de surveillants. Parmi eux, il y a Moussa, le Grand du quartier et Dylan le chambreur. Samia s’adapte et prend bientôt plaisir à canaliser la fougue des plus perturbateurs. Sa situation personnelle compliquée la rapproche naturellement de Yanis, ado vif et intelligent, dont elle a flairé le potentiel. Même si Yanis semble renoncer à toute ambition en se cachant derrière son insolence, Samia va investir toute son énergie à le détourner d’un échec scolaire annoncé et tenter de l’amener à se projeter dans un avenir meilleur…

[CRITIQUE] Alex, Le Destin d’un Roi, de Joe Cornish

Alex est un écolier ordinaire de 12 ans dont la vie va être bouleversée par la découverte de l’épée mythique Excalibur. Il doit à présent former une équipe de chevaliers composée de ses amis, de ses ennemis et du légendaire Merlin l’Enchanteur, afin de contrer la maléfique Morgane, venue du Moyen-Age pour détruire le monde. Alex devra alors se transformer en un héros qu’il n’a jamais rêvé de devenir.

[VIDÉO] Mauvaises Herbes : Découvrez la bande-annonce

Waël, un ancien enfant des rues, vit en banlieue parisienne de petites arnaques qu’il commet avec Monique, une femme à la retraite qui tient visiblement beaucoup à lui. Sa vie prend un tournant le jour où un ami de cette dernière, Victor, lui offre, sur insistance de Monique, un petit job bénévole dans son centre d’enfants exclus du système scolaire. Waël se retrouve peu à peu responsable d’un groupe de six adolescents expulsés pour absentéisme, insolence ou encore port d’arme. De cette rencontre explosive entre « mauvaises herbes » va naître un véritable miracle.

Réalisé par Kheiron (Nous Trois Ou Rien)
En salles le 21 novembre 2018
Avec Catherine Deneuve, André Dussollier, Kheiron…

[CRITIQUE] My Friend Dahmer, de Marc Meyers

My Friend Dahmer est la plongée glaçante dans la jeunesse d’un futur tueur en série, vue par un de ses camarades de lycée. Le décalage entre la normalité fougueuse de l’adolescence et le tempérament particulier du personnage principal crée un ensemble insaisissable, entre tension et appréhension, comme si Marc Meyers dégoupillait une dangereuse grenade millimètre par millimètre. Cependant, en se focalisant sur la période avant les premiers meurtres, My Friend Dahmer s’avère un poil frustrant tant le portrait du jeune homme, aussi « bizarre » qu’il puisse être, reste néanmoins superficiel, puisque le film ne propose que la facette plus ou moins publique de l’adolescent vue par un tiers, et non une approche plus ou moins intime de sa psychologie. Fascinant, mais trop peu.

[CRITIQUE] Unfriended, de Levan Gabriadze

Drôle et étonnant, Unfriended dénonce les dérives des réseaux sociaux à travers un film original, composé de vidéos sur Skype. Malgré la facilité apparente, la prouesse technique est notable, de la traduction des écrans et des échanges au dynamisme du film qui empêche les temps morts. Le hic dans tout cela, c’est que le film de Levan Gabriadze est annoncé comme un film d’horreur. Si Unfriended permet aux ados de réfléchir à deux fois avant de harceler ou de ridiculiser un camarade d’école sur internet, coté flippe on y est pas, mais alors, pas du tout. Par contre, on rigole bien.

La crème de la crème : Portrait cliché et branchouille de post-ados en rut

Faussement irrévérencieux et sans surprise, La Crème De La Crème est en partie victime de sa crédibilité. Le mépris et la prétention de ses personnages arrogants déteignent sur le film et Kim Chapiron s’enlise dans un drame sans envergure et juvénile. Malgré un emballage attractif et légèrement sulfureux, La Crème De La Crème ne fait que survoler une tendance déjà défraîchie en exposant l’envers du décors d’une jeunesse plus ou moins dorée, de façon superficielle et attendue. Avec ses précédents film, Kim Chapiron nous avait pourtant habitué à mieux.