[CRITIQUE] Joker, de Todd Phillips

Film événement pour le moins inattendu, le nom de Joker est sur toutes les lèvres depuis la standing ovation à l’issue de sa projection à la Mostra de Venise quelques mois plus tôt, avant d’être récompensé par le prestigieux Lion D’Or. Le film de Todd Phillips semble avoir son chemin tout tracé vers les Oscars, et pour cause : cette nouvelle version du Joker offre une approche sombre, tragique et fascinante aux portes de la folie, ancrée dans une réalité pas si éloignée de la nôtre. Le sans-faute ? Pas tout à fait, mais on s’en approche.

[CRITIQUE] Sorry To Bother You, de Boots Riley

Après avoir décroché un boulot de vendeur en télémarketing, Cassius Green bascule dans un univers macabre en découvrant une méthode magique pour gagner beaucoup d’argent. Tandis que sa carrière décolle, ses amis et collègues se mobilisent contre l’exploitation dont ils s’estiment victimes au sein de l’entreprise. Mais Cassius se laisse fasciner par son patron cocaïnomane qui lui propose un salaire au-delà de ses espérances les plus folles…

[COUP DE CŒUR] Green Book : Sur Les Routes du Sud, de Peter Farrelly

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

[CRITIQUE] Un Amour Impossible, de Catherine Corsini

Vrai et sensible, Un Amour Impossible dissèque une relation toxique avec une minutie poignante et sans détour. Parfois solaire, parfois dérangeant, Catherine Corsini voyage à travers les années aux cotés d’une femme sous l’emprise insidieuse d’un homme, avec une précision incroyable et un recul parfois glaçant. Forcément, tant d’implication à un impact conséquent : le film est long, très long. Mais malgré ses longueurs nécessaires, Un Amour Impossible reste un récit très chargé en émotions et dense. Catherine Corsini secoue avec un drame puissant dans lequel Virginie Efira est royale.

[CRITIQUE] Le Grand Jeu, d’Aaron Sorkin

La prodigieuse histoire vraie d’une jeune femme surdouée devenue la reine d’un gigantesque empire du jeu clandestin à Hollywood ! En 2004, la jeune Molly Bloom débarque à Los Angeles. Simple assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans ménagement, elle décide de monter son propre cercle : la mise d’entrée sera de 250 000 $ ! Très vite, les stars hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent. Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents du FBI décidés à la faire tomber, menacée par la mafia russe décidée à faire main basse sur son activité, et harcelée par des célébrités inquiètes qu’elle ne les trahisse, Molly Bloom se retrouve prise entre tous les feux…

[CRITIQUE] Live By Night, de Ben Affleck

Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l’alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d’un peu d’ambition et d’audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l’éducation très stricte de son père pour mener une vie de criminel. Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d’honneur que Joe n’hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s’imposer au sein de la mafia de Tampa…

[CRITIQUE] Nocturnal Animals, de Tom Ford + explications

D’une élégance rare à la noirceur palpable, le nouveau film de Tom Ford nous entraîne dans un thriller dérangeant et maîtrisé, où les amours déchues s’entrechoquent dans une intrigue marquée par une violence bien plus implicite que graphique. Porté par un casting de choc, Nocturnal Animals déroute, pas uniquement par son traitement, mais surtout à cause de (ou grâce à) sa simplicité ingénieuse. Brillant, tordu et entêtant, Tom Ford se conforte peut-être dans une forme académique mais il livre toutefois un film surprenant et brutal.