Les Reines du Ring : Du spectacle et du rire !

Désopilant et plein de vie, Les Reines du Ring pourrait bien être la pépite surprise du moment. Le premier film de Jean-Marc Rudnick, jusque là habitué à écrire des scénarios sur des sujets moins légers (R.I.S. Police Scientifique, par exemple), réussit à éviter le piège béant du mélo attendu et ringard (comme le récent Bowling sorti en 2012 avec Catherine Frot) en préférant insister sur l’extravagance et le dynamisme du catch, plutôt que de perdre du temps à se dépatouiller avec les histoires secondaires sensibles et déjà vues mille fois. Dans les détails, c’est loin d’être parfait car tout ce qui n’a pas vraiment de lien avec le catch est carrément bâclé, mais globalement, on s’amuse tellement devant Les Reines du Ring que la bonne humeur communicative prend le dessus. Du spectacle, du rire et une bande de nanas pas comme les autres, entre super copines et super-héroïnes… Les Reines du Ring est une comédie marrante, populaire et décomplexée qui se démarque grâce à deux points forts : des dialogues efficaces et un casting complice qui a clairement pris du plaisir à faire ce film. Difficile de résister, c’est un bon moment de détente qui vous tend les bras.

Les Stagiaires : une publicité pour Google, souvent drôle mais très prévisible

Drôle et divertissant, le film Les stagiaires a le mérite de surprendre là où on ne l’attendait pas. Le dernier film de Shawn Levy (La nuit au musée, Crazy Night, Real Steel), co-écrit par Vince Vaughn, ne payait pourtant pas de mine. Certes, le scénario est cousu de fils blancs mais il regorge toutes fois d’idées efficaces et hilarantes, menées par le duo qui avait si bien fonctionné dans Serial Noceurs (2005). Mixant à merveille et sans lourdeur le choc des générations, Les Stagiaires nous offre de nombreux gags surprenants et souvent déjantés. Et c’est tant mieux, car le reste du film est plutôt convenu et sans prise de risque, cheminant tranquillement vers son happy-end à l’américaine.

Man Of Steel : Le retour de l’homme d’acier !

Le pitch : Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.

The Bay : Flemmard et inutile

Réalisé par Barry Levinson, qui a pourtant connu de belles heures grâce à Rain Man (1988), Harcèlement (1994) ou encore Sleepers (1996), et propulsé sur le devant de la scène grâce à un survendu « par les producteurs de Paranormal Activity et Insidious », The Bay avait un bagage potentiellement intéressant. Quoi qu’à y regarder de plus près, Levinson n’a rien fait de vraiment remarquable depuis la fin des années 90 et, finalement, « producteurs » ne veut absolument pas dire « scénaristes ». Résultat, nous voici une nouvelle fois face à une incommensurable bouse qui brille non seulement pas sa vacuité que par son absence d’intention quelconque. Sans âme, ennuyeux, radin et bavard, The Bay n’a décroché son genre « épouvante/horreur » uniquement grâce à deux trois plans brouillons et flous tâchés d’hémoglobine. En dehors de ça, c’est-à-dire pendant la majeure partie du film, The Bay ne propose absolument rien dans le fond, ni dans la forme, déjà usée jusqu’à la corde. En effet, l’ère bénie du « found-footage » a clairement touché à sa fin et les seuls qui l’utilisent encore sont, apparemment, les plus flemmards. La preuve, avec The Bay…