Après des mois et des mois de teasing autour du film, Suicide Squad est enfin en salles et... autant dire que c'est un peu la douche froide. Alors que David Ayer promettait un film de super vilains cool et irrévérencieux, le résultat est décevant. Suicide Squad partait gagnant en défrichant un terrain à peine amorcé par Deadpool plus tôt cette année, les "pires méchants de l'univers DC Comics" semblent tout droit venus du pays des Bisounours : on aura beau nous promettre des personnages violents, fous ou cannibales, le film de David Ayer ne lâche pas un pet de violence ni une goutte de sang. On retrouve le problème inhérent aux films Warner/DC : une ambition visible masquée par une exécution bancale et fouillie. Si certains personnages feront l'unanimité, le film est ampoulé par des actes de manqués, des flashbacks à rallonge et des efforts bien trop visibles pour jouer la carte du cool à travers une bande-originale poussive et de l'humour peu subtil. Néanmoins, on est loin de la catastrophe : dans l'ensemble, Suicide Squad assure le divertissement et pose d'excellentes bases pour ses héros atypiques. Mais bon... c'est loin d'être suffisant.
Étiquette : bancal
[CRITIQUE] Vendeur, de Sylvain Desclous
Le pitch : Serge est l’un des meilleurs vendeurs de France. Depuis 30 ans, il écume les zones commerciales et les grands magasins, garantissant à ses employeurs un retour sur investissement immédiat et spectaculaire. Il a tout sacrifié à sa carrière. Ses amis, ses femmes et son fils, Gérald, qu’il ne voit jamais. Et sa santé. Quand Gérald vient lui demander un travail pour financer les travaux de son futur restaurant, Serge hésite puis accepte finalement de le faire embaucher comme vendeur. Contre toute attente, Gérald se découvre un don.
[CRITIQUE] Encore Heureux, de Benoît Graffin
Sous couvert de comédie, Benoît Graffin tricote un semblant de drame social, mais fantaisiste, autour d'une famille au bord de l'explosion, entre un papa chômeur, une maman lassée et des enfants en perte de repère. De prime abord plaisant, Encore Heureux reste dans les nuages, bien trop éloigné de la réalité pour réussir à faire de cette fable une histoire crédible qui, malgré son contexte, réunit tous les mauvais cotés de la tendance bobo parisienne qui veut singer la masse populaire. Le résultat est bancal, trafiqué à la truelle et souvent exaspérant, malgré ses bonnes intentions.
[CRITIQUE] Nos Futurs, de Rémi Bezançon
Sympathique mais maladroit, Nos Futurs est une comédie pétrie de bonnes intentions avec un twist final bien trouvé. Cependant, les retrouvailles et le road trip festif entre potes ne parviennent pas à camoufler l'impression de déjà-vu qui flotte autour du film de Rémi Bezançon, ni à faire oublier le manque de fluidité du scénario et de ses dialogues. Si l'envie de prendre la route avec Pio Marmai et Pierre Rochefort est présente, le manque de complicité et de naturel du duo nuit à sa crédibilité, faisant de Nos Futurs un film plutôt long au rythme trop plat.
