[CRITIQUE] Marie Stuart, Reine d’Écosse, de Josie Rourke

L’Histoire romanesque du Royaume-Uni et du face-à-face entre Elisabeth 1er et Marie Stuart restent toujours une source d’inspiration inépuisable, quelque soit le point de vue choisi. Dernier exemple en date, ce petit bijou classique réalisé par Josie Rourke et porté par la merveilleuse Saoirse Ronan qui narre le destin à la fois tragique et formidable d’une Reine bafouée et trahie par les siens. Superbe et dramatique, Marie Stuart, Reine d’Écosse livre un récit tragique, cocoonné dans des décors et des costumes picturaux qui embellissent un tableau superbe et soigneusement réalisé.

[CRITIQUE] Tamara Vol. 2, d’Alexandre Castagnetti

Après un premier opus fleurant bon la romcom adolescente, Tamara Vol. 2 s’aventure vers le passage à l’âge adulte et confirme l’essai avec une comédie hilarante, aussi légère, actuelle et tout aussi agréablement naïve. Alexandre Castagnetti parvient à faire évoluer ses personnages à travers un récit survolté, entre soif de reconnaissance sociale et nouveaux décors, tout en gardant la romance au centre. Tamara Vol. 2 est assumé, ne cherche pas à se prendre au sérieux et c’est ce qui en fait un véritable plaisir non-coupable à dévorer sans complexe cet été !

[RATTRAPAGE 2017] Girls Trip, de Malcolm D. Lee (+ un petit billet d’humeur)

Ryan Pierce, auteure à succès de livres de développement personnel, invite ses trois meilleures amies de l’université – Dina, Lisa et Sasha – qu’elle n’a pas revues depuis plusieurs années, au festival Essence, organisé tous les ans à la Nouvelle-Orléans pour célébrer la diversité et la créativité afro-américaines. Alliances et discordes sont réactivées, le côté sauvage de chacune se réveille et la solidarité féminine est ressuscitée, le tout sous un flot d’alcool, de musique, de soirées, de grabuge et de flirts à en faire pâlir la ville de tous les vices.

[COUP DE CŒUR] Ready Player One, de Steven Spielberg

Attendu depuis son annonce et précédé par un déluge d’éloges dithyrambiques par la presse américaine, Ready Player One est effectivement l’excellente surprise annoncée. Si Steven Spielberg n’est plus à présenter, cela faisait longtemps (depuis Minority Report, au moins) qu’il nous avait pas offert un blockbuster aussi abouti, fascinant et spectaculaire à travers un récit fantastique et immersif qui célèbre la culture geek et rétro avec une maîtrise incroyable. En résumé : oui, Ready Player One est un énorme kiff !

[CRITIQUE] Encore Heureux, de Benoît Graffin

Sous couvert de comédie, Benoît Graffin tricote un semblant de drame social, mais fantaisiste, autour d’une famille au bord de l’explosion, entre un papa chômeur, une maman lassée et des enfants en perte de repère. De prime abord plaisant, Encore Heureux reste dans les nuages, bien trop éloigné de la réalité pour réussir à faire de cette fable une histoire crédible qui, malgré son contexte, réunit tous les mauvais cotés de la tendance bobo parisienne qui veut singer la masse populaire. Le résultat est bancal, trafiqué à la truelle et souvent exaspérant, malgré ses bonnes intentions.

[CRITIQUE] La Famille Bélier, d’Eric Lartigau

Grâce à une idée originale proposant l’histoire d’une adolescente entendante dans une famille sourde, La Famille Bélier a rapidement su capter l’attention, de la sortie du film aux récentes nominations aux César 2015. Le dernier film d’Eric Lartigau est-il si réussi que ça ? Derrière une comédie pétillante et chaleureuse, La Famille Bélier se révèle finalement très bancale et facile : la trame de l’ado qui se rêve chanteuse est simplette à souhait et sans surprise, tout comme l’intrigue amoureuse qui l’accompagne, tandis que la performance du casting adolescent à tendance à piquer les yeux. Heureusement, le film d’Eric Lartigau véhicule une ambiance sympathique et attachante qui aurait probablement dû se focaliser plus longtemps sur le point fort de cette famille atypique : la surdité. Si La Famille Bélier se rattrape in extremis grâce à un final émouvant et un duo Karine Viard / François Damiens en roue libre, on ne peut échapper à une caricature embarrassante de la communauté sourde et malentendante noyée dans une intrigue un peu trop sucrée pour être totalement réussie.