[CRITIQUE] Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? de Philippe de Chauveron

Le retour des familles Verneuil et Koffi au grand complet ! Claude et Marie Verneuil font face à une nouvelle crise. Leurs quatre gendres, Rachid, David, Chao et Charles sont décidés à quitter la France avec femmes et enfants pour tenter leur chance à l’étranger. Incapables d’imaginer leur famille loin d’eux, Claude et Marie sont prêts à tout pour les retenir. De leur côté, les Koffi débarquent en France pour le mariage de leur fille. Eux non plus ne sont pas au bout de leurs surprises…

[SÉRIE TV] You : L’obsession 2.0

Joe, le gérant d’une librairie new-yorkaise, devient obsédé par Beck, une jeune aspirante écrivaine qui partage sa passion pour les livres et pour la poésie. Persuadé qu’ils sont faits l’un pour l’autre, il va alors se servir des réseaux sociaux pour nourrir son obsession, savoir en permanence où elle se trouve et ce qu’elle fait, et tenter de faire tomber tous les obstacles qui pourraient…

[CRITIQUE] Girl, de Lukas Dhont

Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

[COUP DE CŒUR] Katie Says Goodbye, de Wayne Roberts

Tranche de vie solaire et poignante, Katie Says Goodbye est d’une beauté bouleversante, entre naïveté et espoirs mis à mal, à travers le parcours d’une jeune femme à l’optimisme aveugle qui se confronte brutalement à une réalité brutale et injuste. Le film de Wayne Roberts touche en plein cœur, par sa sincérité qui évite brillamment le pathos pour offrir de belles émotions, et par son ambiance ensoleillée qui dessine une Amérique loin des cartes postales et douloureusement humaine. La révélation du film c’est surtout Olivia Cooke, qui livre une performance superbe, donnant à son personnage une douceur inattendue et incroyablement attachante.

[COUP DE CŒUR] Maryline, de Guillaume Gallienne

Le pitch : Maryline a grandi dans un petit village. Ses parents ne recevaient jamais personne et vivaient les volets clos. À 20 ans, elle « monte à Paris » pour devenir comédienne. Mais, elle n’a pas les mots pour se défendre. Elle est confrontée à tout ce que ce métier et le monde peuvent avoir d’humiliant mais aussi de bienveillant. C’est l’histoire d’une femme, d’une femme modeste, d’une blessure.

[CRITIQUE] Monsieur & Madame Adelman, de Nicolas Bedos

Comment Sarah et Victor ont-ils fait pour se supporter pendant plus de 45 ans ? Qui était vraiment cette femme énigmatique vivant dans l’ombre de son mari ? Amour et ambition, trahisons et secrets nourrissent cette odyssée d’un couple hors du commun, traversant avec nous petite et grande histoire du dernier siècle.

[CRITIQUE] Paterson, de Jim Jarmusch

Paterson vit à Paterson, New Jersey, cette ville des poètes, de William Carlos Williams à Allen Ginsberg, aujourd’hui en décrépitude. Chauffeur de bus d’une trentaine d’années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas…

[CRITIQUE] La Fille du Train, de Tate Taylor

Troublant et haletant, La Fille du Train scrute les faux-semblants et les secrets de ses personnages dans un thriller plutôt bien ficelé. Emily Blunt est parfaite dans un rôle à fleur de peau, agissant comme le reflet vivant de nos propres angoisses, tandis que Tate Taylor nous mène par le bout du nez, jouant avec les apparences et l’accessibilité palpable de ses personnages. La Fille du Train intrigue et fascine parfois, tant la fiction est renforcée par une réalité dérangeante, traversé par des sujets tabous (l’alcoolisme, la violence conjugale…).

[CRITIQUE] Encore Heureux, de Benoît Graffin

Sous couvert de comédie, Benoît Graffin tricote un semblant de drame social, mais fantaisiste, autour d’une famille au bord de l’explosion, entre un papa chômeur, une maman lassée et des enfants en perte de repère. De prime abord plaisant, Encore Heureux reste dans les nuages, bien trop éloigné de la réalité pour réussir à faire de cette fable une histoire crédible qui, malgré son contexte, réunit tous les mauvais cotés de la tendance bobo parisienne qui veut singer la masse populaire. Le résultat est bancal, trafiqué à la truelle et souvent exaspérant, malgré ses bonnes intentions.

[CRITIQUE] Spy, de Paul Feig

Porte-parole des seconds rôles comiques dans les comédies classiques, Paul Feig retrouve sa muse, Melissa McCarthy, pour son nouveau film Spy. Sorte de James Bond pour les nuls, Spy décomplexe le mythe de l’espion guindé au glamour à toutes épreuves dans une comédie à la fois accessible et totalement loufoque, où gags et cascades s’enchaînent à une vitesse folle. Vanneuse professionnelle et reine du film, Melissa McCarthy mène la danse, quitte à être parfois trop poussive, transformant trop souvent Spy en une comédie un poil lourdingue qui finit par faire ressortir quelques longueurs. Divertissant, mais un tantinet laborieux.