Comédie, Romance

Joséphine : Fausse adaptation, véritable cata !

Insupportable, palme d'or du navet et fainéant, Joséphine est la piètre adaptation de la BD du même nom de Pénélope Bagieu. Ce pseudo-film à peine plus divertissant qu'une blague Carambar souffre non seulement d'un scénario faiblard et non abouti, que d'une mise en scène au rabais. Joséphine ou comment profiter du nom d'une BD populaire pour attirer les gens et encaisser les sous, sans se soucier le moins du monde du résultat final. Je vous le dis dès aujourd'hui, ce film à une place assurée dans mon top 5 des pires films de l'année 2013 ! Cet article contient quelques petits spoilers, mais personnellement, je vous assure qu'il y aura beaucoup mieux à voir en salles lors de sa sortie le 19 juin prochain.

Comédie

Very Bad Trip 3 : Trop de Chow tue le show

De retour sur nos écrans, le Wolfpack nous promettait nouveautés, rires et aventures en cascades. En réalité, Very Bad Trip 3 a beaucoup perdu de son énergie en cours de route et se révèle assez décevant. Malgré une trame innovante, construite et différente - bien qu'un peu tirée par les cheveux - des deux premiers opus, l'humour est plutôt collégien et faiblard et l'ascension du personnage de Mr Chow est carrément irritante et poussive. Bien loin des fous-rires que m'avait provoqué Very Bad Trip en 2009, le dernier né de la trilogie relève à peine le niveau après le fiasco trashouille du n°2.

Comédie

Cheba Louisa : Inintéressant mais aussi agréable qu’un téléfilm

Sympathique et touchant, Cheba Louisa est l'une des sorties discrètes de la semaine. S'attelant à un sujet complexe et épineux, Cheba Louisa associe la justesse à la bonne humeur en nous proposant le parcours d'une femme franco-algérienne qui cherche son identité. Porteur d'un message positif et sans jugement, premier film de Françoise Charpiat (principalement scénariste de téléfilms) dissèque les liens familiaux et les amitiés inattendu avec tendresse (prudence) et bonnes intentions. Malheureusement, avec un traitement aussi simpliste, peu étoffé et légèrement passe-partout, Cheba Louisa s’essouffle rapidement et manque rapidement d'intérêt.

Animation, Comédie

Les Croods : Une comédie cro-mignonne !

Généralement, je ne suis pas une grande fan des films d'animation. Déçue par Rebelle (Pixar) et L'étrange pouvoir de Norman (Universal Pictures) l'année dernière, je suis allée voir Les Croods, le dernier né de l'écurie Dreamworks (la saga Shrek, Kung-Fu Panda, Les Cinq Légendes...) à reculons. Drôle, original et divertissant, Les Croods se révèle être une excellente surprise et agréable pour tous. Un peu d'action, une bonne dose de suspense, une pincée de frisson mais surtout beaucoup de rires, Les Croods a tous les bons ingrédients pour une comédie réussie.

Comédie, Romance

Mariage à l’anglaise : Plutôt agréable, mais souvent lourd et maladroit

Pour son premier long-métrage, Dan Mazer endosse la lourde responsabilité de représenter l'humour anglais à son tour, à travers une comédie romantique. Probablement intimidé par l'aura de films qu'on ne présente plus, de Quatre mariages et un enterrement (1993) à Love Actually (2003), Mariage à l'anglaise en fait des tonnes pour épater la galerie. Lourdeur et humour poussif marque le début maladroit du film, mais petit à petit, une fois l'histoire installée, le rythme du film s’apaise et nous offre de nombreux moments de fou rire comme seuls les anglais savent le faire, laissant alors, en fin de séance, un souvenir plutôt positif mais rapidement oublié. Vite vu, vite digéré.

Comédie, Romance

Warm Bodies : Un film d’amorphes-vivants !

Si vous pensiez qu'on ne pouvait pas faire pire que Twilight (que j'appelle affectueusement Twoilet) et ses vampires sans consistance qui scintillent au soleil, et bien détrompez-vous : Warm Bodies, adapté du livre éponyme de Isaac Marion, reprend le flambeau avec brio et entreprend scrupuleusement de saccager tout l'attrait horrifique du mort-vivant en le présentant sous une forme plus commerciale. D'une platitude difficilement égalable et doté d'un casting faisant acte de présence, le dernier film de Jonathan Levine (qui nous avait pourtant offert les surprenants All the boys love Mandy Lane en 2006 et 50/50 en 2011) se vautre complètement en nous livrant une amourette entre un mort-vivant et une vivante, qui se voulait drôle et second degré, mais qui au final, ne vaut pas mieux qu'une romance réchauffée et "guimauvaise" pour pré-ados. Cependant, ce n'est pas seulement la love-story pathétique et clichée qui me révolte, mais surtout la déformation horripilante d'une créature gore et aussi représentative du cinéma d'horreur, ridiculisée (et sexualisée) uniquement pour le bon plaisir d'un public plus jeune et surfant sur une certaine mode (discutable), en plus du manque d'originalité autour d'une trame qui aurait vraiment pu fonctionner si Levine n'avait pas ciblé uniquement la midinette de base. Mignon, peut-être, mais avec un ensemble aussi fainéant, Warm Bodies restera, je l'espère, un des nombreux échos, vite oubliés, suscités par le ramdam twilightien...

Comédie, Romance

20 ans d’écart : Une jolie « romcom » moderne et hilarante !

Il faut savoir, à la base, que je ne suis pas friande de romantisme au cinéma. C'est souvent trop cucul-la-praline à mon goût. Les comédies romantiques, encore moins, car le schéma "1 heure de gag et 30 minutes de nunucherie" est souvent trop présent et casse le rythme. Mais de temps à autres, les soirs où la lune est à l'envers dans le ciel, un scénariste et un réalisateur (parfois, il s'agit d'une seule et même personne) se retrouvent pour créer la parfaite combinaison entre l'humour et le romantisme. Ainsi est né le film 20 ans d'écart, co-écrit et réalisé par David Moreau (connu pour avoir écrit et produit le triste remake de The Eye, en 2008, et le navrant Ils, avec son pote Xavier Palud, en 2006). Hilarant, attendrissant et frais, 20 ans d'écart revisite le terme "cougar" pour le transformer en une histoire attachante, interprétée par un duo sympathique et entraînant.

Biopic, Comédie

Hitchcock : Un trésor inexploité

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le résultat de Hitchcock est plutôt inattendu et curieux. Comme d'autres biopics précédents (Lincoln, My week with Marylin...), le film se consacre à un épisode en particulier de la vie d'Alfred Hitchcock. Ici, Sacha Gervasi, pour son premier long-métrage, s'attaque à un monstre avec un grand M et choisit de mettre en boîte un des moments les plus marquants de la carrière du célèbre cinéaste, à savoir la réalisation du cultissime Psychose. Si le film n'est pas vraiment à la hauteur de l'homme aux multiples facettes, il tente tout de même de susciter l'intérêt du public là où on ne s'y attendait pas, en multipliant les storylines anecdotiques autour du "film dans le film" avec des touches d'humour et de romance. Manque de connaissances sur le sujet ou envie d'attirer un large public ? Quoiqu'il en soit, Sacha Gervasi risque de s'attirer les foudres des fans d'Hitchock en désacralisant ainsi le mythe qui entoure le Maître du Suspens. Si vous vous attendiez à comprendre l'homme derrière la caméra, il vous faudra plutôt louer (ou acheter) un ou plusieurs de ses films cultes, si ce n'est pas déjà fait. Tenez-vous bien, avant de lire la suite, sachez ceci : Hitchcock est en fait une comédie !

Comédie, Romance

Happiness Therapy : Drôle et piquante, mais un peu trop prudente

Ce n’est pas tous les jours qu’une comédie dramatico-romantique fait autant parler d’elle. Peut-être est-ce parce que Happiness Therapy a cartonné aux Etats-Unis, comme en témoignent les 8 nominations reçues aux Oscars cette année ? Ou est-ce tout simplement parce qu’on est aspiré par la folie ambiante et l’heureux chaos qui règne tout au long du film ? Personnellement, je penche plutôt pour la seconde réponse. Le tout nouveau film de David O. Russell (The Fighter, 2010) est une jolie surprise qui, sans pour autant sortir des sentiers battus, nous entraîne dans une ronde hystérique et effrénée nous faisant voyager d’une émotion à l’autre, à l’image de ses personnages atypiques. Malgré quelques longueurs et un dénouement discutable, Happiness Therapy séduit grâce à une histoire captivante aux personnages touchants et agréablement déjantés.

Comédie, Romance

Max : Quand la magie de Noël joue les prolongations

A la fois franc et attendrissant, Max, le nouveau film de Stéphanie Murat (Victoire, 2004) est une déclaration sincère à la vie et ses petits bonheurs. Doté d’un casting surprenant mais efficace, le fim met en scène des sentiments opposés qui se côtoient et s’attirent pour finalement s’apprivoiser. Max est une petite bulle de tendresse et de chaleur, qui malgré ses quelques maladresses, prolonge l’esprit de Noël en plein mois de janvier

Séries TV

[Série US] Girls : Le girl power est de retour sur HBO

Lancée discrètement en 2012, Girls est devenue en quelques épisodes la nouvelle série phare de HBO. Produite par le génial Judd Appatow, Girls retrace la vie d’un groupe d’amies vivant à New York. Si vous avez l’impression d’avoir affaire à un Sex and the City bis, détrompez-vous. Entre humour décapant, mélodrames sentimentaux et authenticité, Girls ne laisse aucune place aux paillettes ni aux contes de fées, sans pour autant manquer de mordant et de charme.

Comédie musicale

The Hit Girls : Sans surprise

Entre le romantisme gnan-gnan et l’humour de bas-étage, les films de chant et de danse n’ont pas la tâche facile. The Hit Girls ne sort pas du lot, certes, mais en partant de ce constat, il est toutefois possible de passer un bon moment. Si vous aimez Glee, mais que vous ne supportez pas le casting ni leur tendance maladive de chanter dès qu’ils ont mal quelque part, ce film est fait pour vous.